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Théâtre

La femme doit-elle payer une « Facture » pour sa liberté ?

La compagnie « Free-Vol » donne ce soir sa dernière représentation de la pièce « La Facture », mise en scène par Valérie Debahy au théâtre Tournesol.

Marilyne Jallad, Valérie Debahy, Cynthia Samneh et Patricia Takla-Baddour.

C’est sur la scène du théâtre Tournesol, rond-point Tayouneh, que la compagnie Free-Vol a offert pour la septième année consécutive un spectacle à but non lucratif. Cette année, la troupe s’attaquait à une pièce complexe, drôle et particulièrement d’actualité. La Facture, écrite par Françoise Dorin en 1968, est aujourd’hui revisitée grâce à la mise en scène de Valérie Debahy, fondatrice de la troupe et également présente sur scène. Cette comédie aux personnages drôles et charismatiques, aux dialogues satiriques et au comique subtil a offert aux spectateurs deux heures de divertissement.

Noëlle Alban, une femme chanceuse, terriblement chanceuse, désespérément chanceuse même, redoute un jour de devoir payer « la facture ». Car le bonheur n’est pas éternel. Mais au lieu d’attendre qu’il s’échappe, elle choisit de provoquer elle-même sa malchance. Une série de situations à la limite de l’absurde va alors lui rendre la tâche bien plus difficile qu’elle ne pensait. Chaque personnage entrant dans sa vie lui fait à la fois oublier et remémorer son calvaire.

La très large scène du théâtre Tournesol a permis une mise en scène au décor riche et où l’espace utilisé donne assez de perspectives. Valérie Debahy (Noëlle Alban sur scène) a emporté le public dans son obsession, entraînant au pire des sourires discrets, au mieux de francs éclats de rire.

Six mois de préparation et une grosse équipe de bénévoles ont été nécessaires : « Le but du jeu est de laisser la place aux amateurs de théâtre », souligne Valérie Debahy à L’OLJ. Une ode à la liberté de la femme jouée par des acteurs amateurs, mais par une troupe à l’aura particulière : celle d’une famille.

C’est d’ailleurs ce qui rend la pièce efficace : outre le fait qu’elle fut écrite il y a plus de trente ans par une comédienne et grande femme de lettres, en pleine crise de 1968, l’adaptation faite par Valérie Debahy et toute sa troupe offre un regard tout à fait moderne, dans l’air du temps. Un équilibre maîtrisé entre les différents personnages et leur jeu permet au public de s’y attacher très rapidement. Cette pièce, ils ne l’ont pas faite que pour eux. « On avait envie de jouer, mais on avait envie d’aider en même temps, alors pourquoi ne pas faire les deux ? » indique la metteuse en scène. C’est pour cela que tous les fonds récoltés par la troupe sont réservés à onze associations (une par représentation). Une aventure démarrée en 2012 et qui a permis de récolter quasiment 400 000$. C’est aujourd’hui la septième pièce que propose Debahy et sûrement pas la dernière : « Je lance un appel à tous ceux qui veulent nous aider pour les prochains projets » car, évidemment, la compagnie Free-Vol ne compte pas s’arrêter en si bon chemin…

* Ce mercredi 26 juin, au théâtre Tournesol, avec Valérie Debahy, Patricia Takla Baddour, Marilyne Jallad, Zahi Tabet, Cynthia Samneh et Élie Nabaa.


C’est sur la scène du théâtre Tournesol, rond-point Tayouneh, que la compagnie Free-Vol a offert pour la septième année consécutive un spectacle à but non lucratif. Cette année, la troupe s’attaquait à une pièce complexe, drôle et particulièrement d’actualité. La Facture, écrite par Françoise Dorin en 1968, est aujourd’hui revisitée grâce à la mise en scène de...

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