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Culture

Rire et rififi dans une famille olé-olé...

Théâtre

Une pléiade de jeunes acteurs mordus de l’univers des planches dans « La fleur de jardin Heratchig », écrite et mise en scène par Vatché Adrouni.

22/05/2019

À l’affiche à la salle Der Melkonian (Bourj Hammoud), une comédie satirique et vaudevillesque sur la société libanaise présentée en langue arménienne. De la cupidité, de l’importance démesurée de l’argent et des arrangements matrimoniaux. Schéma usé jusqu’à la corde certes, mais dont on exploite toujours le filon. D’étude de caractère un peu à la Baronian (le Molière et le Feydeau en langue du pays lac Sevan) aux chassés-croisés des malentendus et quiproquos, la pièce est menée tambour battant sur un rythme endiablé presque hystérisé avec criailleries à gogo….

Le metteur en scène et dramaturge, né à Beyrouth et diplômé de l’Université des Beaux-Arts d’Erevan, auréolé de plusieurs récompenses dont le prix Georges Sarkissian en 1986, est rompu au métier des tréteaux et possède à son actif plus d’une quinzaine d’œuvres qui ont toutes les faveurs du public arménophone.

Dans un décor de salon petit bourgeois très kitch et fait de bric et de broc (signé Vatché Adrouni, homme à plusieurs casquettes, qui assure aussi bien l’éclairage, les costumes que la bande son !), les personnages, hauts en couleur et grossis à la loupe, s’animent avec vivacité pour déployer le sens du rire et de la caricature à travers situations cocasses et comportements déroutants et burlesques.

Un père pingre, une fille promise à un mariage où la fortune est l’intérêt premier (et qui s’avère une union avec un désargenté et finira en demande de mariage pour la grand-mère et belle-mère aux oreilles collées à tous les murs pour ne rien rater de la vie des autres)... voilà la trame simple mais toujours efficace pour un bon moment de détente, de délassement et d’amusement.

Répliques qui font mouches, canevas bien ficelé, dialogues badins dans un arménien métissé de quelques phrases en arabe bien écorchées, tels sont les ingrédients légers et corsés à bonne dose pour ce théâtre léger et sans grande prétention.

Les acteurs sont bien dirigés, motivés et défendent un texte porté par la drôlerie. Une équipe bien soudée, malgré certaines inégalités au niveau du jeu. Et pour cette farandole de personnages campés avec enthousiasme et forçant quand même parfois les traits, les comédiens Stéphanie Ghougassian, Diran et Betty Sarkissian, Aida Mahseredjian, Lory Hovivian, Sako Ohanian, Minas Atamian et Georges Chekerdjian.

La pièce « Bardezi dzaghig Heratchig » (La fleur de jardin Heratchig) de Vatché Adrouni à la salle Der Melkonian se prolongera jusqu’au 26 mai courant. À 20h30 précises.

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