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Trump et le conflit du Proche-Orient: un appui sans faille à Israël

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Jeudi, Donald Trump s'est déclaré favorable à la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, une décision en rupture avec la position américaine depuis des décennies sur ce dossier sensible.

OLJ/AFP
24/03/2019

De la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël à sa position sur le Golan, le président américain Donald Trump a adopté depuis sa prise de fonctions une politique de soutien sans faille à Israël.

Jeudi, Donald Trump s'est déclaré favorable à la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, une décision en rupture avec la position américaine depuis des décennies sur ce dossier sensible.

Premières ruptures

Le 15 février 2017, recevant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Trump estime que "la solution à deux Etats" n'est pas la seule voie possible pour la paix. Le 16 mars, nouvelle rupture: le représentant spécial de Donald Trump, Jason Greenblatt, rencontre à Jérusalem des représentants des colons israéliens. Le 27 mars, la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU Nikki Haley promet que le "dénigrement" d'Israël aux Nations unies est "terminé".

Trump au mur des Lamentations

Le 16 mai 2017, le nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Israël, David Friedman, un proche de Donald Trump de confession juive, remet ses lettres de créance au président israélien Reuven Rivlin. Partisan de la colonisation et de l'annexion par Israël de parties de la Cisjordanie occupée depuis plus de 50 ans, il s'est déclaré par le passé en faveur du déménagement de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Les 22 et 23 mai, Donald Trump se rend en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés. Il se recueille devant le Mur des Lamentations, dans la Vieille ville de Jérusalem, une première pour un président américain.


Photo MANDEL NGAN / AFP



(Lire aussi : Trump tire une balle dans le pied de la diplomatie US au Moyen-Orient)

Jérusalem

Le 6 décembre 2017, Donald Trump reconnaît Jérusalem comme capitale d'Israël. La décision déclenche la colère des Palestiniens et la réprobation de la communauté internationale. Le statut de la Ville sainte est l'un des problèmes les plus épineux du conflit israélo-palestinien, les Palestiniens souhaitant faire de Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël depuis 1967, la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. Le président palestinien Mahmoud Abbas affirme que les Etats-Unis ne peuvent plus jouer leur rôle historique de médiateur de paix avec les Israéliens.

Le 25 janvier 2018, Donald Trump accuse les Palestiniens de "manquer de respect (aux Etats-Unis) en refusant de recevoir" le vice-président Mike Pence lors de sa tournée au Moyen-Orient.

Le 14 mai, le transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem coïncide avec un bain de sang dans la bande de Gaza, où une soixantaine de Palestiniens sont tués par l'armée israélienne.

Arrêt des financements

Le 31 août 2018, l'administration américaine annonce qu'elle ne financera plus l'Agence des Nations unies pour les réfugiés plestiniens (Unrwa), une semaine après avoir supprimé plus de 200 millions de dollars (170 millions d'euros) d'aide aux Palestiniens.

Le 10 septembre, les Etats-Unis annoncent la fermeture du bureau de représentation palestinienne à Washington, accusant les dirigeants palestiniens de refuser de parler à l'administration de Donald Trump et d'engager des négociations de paix avec Israël. Cette mission jouait le rôle d'une ambassade de l'Autorité palestinienne aux Etats-Unis.

Le 4 mars 2019, le consulat général des Etats-Unis à Jérusalem, qui faisait office d'ambassade auprès des Palestiniens, cesse d'exister pour être absorbé par l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Le département d'Etat avait annoncé cette "fusion" en octobre.


(Lire aussi : Trump réussit l’exploit de réunir tous les Syriens contre lui)


Golan

Le 21 mars, Donald Trump se dit favorable à une reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le Golan. Israël a conquis en 1967 une grande partie du Golan et l'a annexée en 1981, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion. "Après 52 ans, il est temps pour les Etats-Unis de reconnaître pleinement la souveraineté d'Israël sur le Golan, qui a une importance stratégique pour l'Etat d'Israël et la stabilité régionale", a déclaré sur Twitter le président américain, immédiatement salué par M. Netanyahu.

Le 22, la Syrie et les pays arabes dénoncent la position de M. Trump.


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Tina Chamoun

La faille se trouve justement dans ses décisions arbitraires mondiales dont le monde, intelligent on s'entend, tolère de moins en moins!

AIGLEPERçANT

Il veut montrer patte blanche vis à vis de ses employeurs.

Ce clown est pitoyable .

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