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La Dernière

Une Saint-Valentin à l’image des amours présidentielles

This is America

Cette année au pays de l’Oncle Sam, une célébration haut de gamme et ressourcée, au-delà de sa kyrielle de chocolats, de roses rouges et de guirlandes de cœurs.

14/02/2019

Plutôt haut les cœurs ! Soit une invitation à un périple à deux, à l’occasion du 14 février, comme l’ont fait certains first couples américains qui ont laissé libre cours à leurs émotions, loin de leur statut public. Le Smithsonian Magazine, un reflet de la vie socio-culturelle du pays, a retracé cette « Carte du tendre » présidentielle à l’intention des amoureux à la recherche d’une Saint-Valentin 2019 pas du tout comme les autres. Il leur est proposé de revisiter les cadres, toujours existants, où certains de leurs chefs d’État ont passé un moment romantique avec leur moitié et néanmoins First Lady. Dans ces lieux à la fois publics et personnels où se sont allumées et rallumées les flammes des grands de ce monde, souvent pas étrangers à l’art d’aimer. Ces lieux de leur premier baiser, de leurs serments ou de leur lune de miel. La parallèle humaine de leur existence officielle. En route pour ces destinations !


Une plaque en bronze pour le premier baiser des Obama
« Pour notre premier rendez-vous, je lui ai offert la meilleure des glaces de Baskin Robbins. Je l’ai embrassée, et ce baiser avait un goût de chocolat. » C’est ce qui est gravé sur une plaque en bronze, comportant également la photo d’une étreinte du président Barack Obama et de son épouse Michelle. La plaque est apposée depuis 2012 (trois ans après leur entrée à la Maison-Blanche) à Chicago, à l’endroit où se trouvait le célèbre glacier, lieu de leur rencontre. Cette confidence du 44e président des États-Unis a été faite à Oprah Winfrey en 2007, durant sa première campagne électorale. Barack Obama et Michelle, née Robinson, se sont mariés le 18 octobre 1992 et ont pu se ménager des sorties en tête à tête malgré leurs responsabilités de président et de First Lady au cours de leurs deux mandats.


Demande de mariage de JFK au Martin’s Tavern
Jeune membre du Congrès américain, représentant l’État du Massachusetts, John F. Kennedy a rencontré, en 1951, lors d’un dîner huppé à Washington, une jeune journaliste du nom de Jacqueline Bouvier. L’alchimie passe entre eux, menant à une idylle qui va durer deux ans. En janvier 1953, le couple se retrouve dans un restaurant qu’aime fréquenter John, le Martin’s Tavern, au cœur du quartier sélect de Georgetown. Là, autour de la table isoloir numéro 3, John demande à Jacqueline de l’épouser et passe à son doigt une bague ornée d’une émeraude de 2,84 carats et d’un diamant de 2,88 carats. Ils se marieront en septembre de la même année.

Le restaurant existe toujours et la table des amoureux qui allaient marquer l’histoire de la présidence américaine porte jusqu’à aujourd’hui le nom de « La table de la demande en mariage ».


La petite église brune pour le « oui » des flamboyants Reagan
En 1951, l’actrice Nancy Davis demande à l’acteur Ronald Reagan, qui assumait également la présidence de la Screen Actors Guild, de l’aider à biffer son nom de la liste noire de Hollywood, incriminant des artistes soupçonnés de sympathie avec le Parti communiste américain. Reagan lui propose de discuter de l’affaire autour d’un dîner et, durant le repas pris dans l’un des meilleurs restaurants de Sunset Boulevard, il lui suggère de simplement changer son nom. Ce dîner de travail fut suivi par d’autres tissant ainsi une belle romance, « au bout de laquelle, écrit Nancy Reagan dans son autobiographie, j’ai accepté de changer mon nom contre le sien quand il me l’a demandé ».

Ils se marieront en mars 1952, le plus simplement du monde, à la Little Brown Church en Californie, sans tambour ni trompette. Pas de famille, pas de journalistes, juste deux témoins. Une image tout autre que celle, rutilante et flamboyante, qu’ils ont affichée en devenant les hôtes de la Maison-Blanche. Néanmoins, pour leur 31e anniversaire de mariage, Ronald Reagan avait déclaré à son épouse : « Je vous aime au-delà de l’amour. Je ne suis pas entier sans vous. Pour moi, vous êtes la vie même.

Quand vous n’êtes pas là, j’attends votre retour pour que je puisse revivre. » La petite église brune est toujours là et de nombreux amoureux viennent souvent s’y marier.


Woodrow Wilson, veuf inconsolable puis amoureux éperdu
Le président Woodrow Wilson avait perdu son épouse Ellen durant la deuxième année de sa présidence, en 1914. (Apparemment) inconsolable et dévasté, mais pas pour longtemps, il épouse, dans la plus grande discrétion, une riche veuve, Edith Bolling Galt, un an plus tard. Leur relation avait été tenue secrète, de même que le lieu de leur lune de miel, qui eut néanmoins lieu dans un hôtel de villégiature cinq étoiles, le Greenbrier. En secondes noces, le président Wilson était un amoureux éperdu, écrivant notamment à sa nouvelle bien-aimée : « Plus nous sommes ensemble, plus je vous aime, et plus je vous veux à mes côtés. Plus je vous écris, plus je voudrais murmurer mon flot d’amour sur vos lèvres chéries... »


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Eleni Caridopoulou

Quand Obama était à Paris et Holande l'a invité pour un dîner , il a préféré aller manger n hamburger , ha ha ha

AIGLEPERçANT

Puisque l'héritier charcutier veut reprendre la main sur les affaires de moeurs en bensaoudie, on aurait été heureux de le voir faire la bise à une de ses femmes, en ce 14 Février.

Ou même à qui il veut , tant qu'on est en pleine ouverture dans le royaume . Lol.

Tina Chamoun

Heureusement qu'Obama n'avait pas offert à sa dulcinée un sandwich de falafel tarator ziyedeh. Lol

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