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Benny Gantz, le principal rival de Netanyahu, évoque un retrait territorial

"C'est encourageant s'il réussit, et s'il maintient cette opinion", réagit le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas.

Le principal rival du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour les élections du 9 avril, Benny Gantz. AFP / THOMAS COEX

Le principal rival du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour les élections du 9 avril, Benny Gantz, a évoqué un possible retrait de secteurs de Cisjordanie, sans mentionner explicitement ce territoire palestinien occupé par Israël, provoquant les foudres de la droite.

Dans sa première interview depuis le lancement de sa campagne, publiée mercredi par le quotidien Yedioth Aharonot, l'ex-chef d'état-major Benny Gantz se réfère notamment de façon positive au précédent qu'ont constitué le retrait israélien de la bande de Gaza et le démantèlement des colonies de cette enclave palestinienne en 2005. Selon lui, ce retrait avait été "appliqué par l'armée et les colons d'une façon douloureuse, mais bonne". Il faut "en tirer les leçons et les appliquer dans d'autres endroits", ajoute M. Gantz dans l'interview, qui sera publiée dans son intégralité vendredi. Il ne précise toutefois pas l'ampleur que pourrait avoir un éventuel retrait de la Cisjordanie ni la manière de régler diplomatiquement le conflit avec les Palestiniens. Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967, occupation dénoncée par les Palestiniens qui aspirent à créer un Etat comprenant entre autres ce territoire.

Benny Gantz a lancé sa campagne la semaine dernière en prononçant un discours dans lequel il avait rejeté tout retrait des blocs de colonies en Cisjordanie où vivent la majorité des colons, de la partie annexée du plateau du Golan et de la vallée du Jourdain, ou de Jérusalem-Est occupée et annexée.



(Lire aussi : En Israël, la droite, rien que la droite)



"Encourageant"
Même s'il ne le dit pas explicitement dans l'interview, il pourrait prôner un retrait israéliens de colonies isolées et "colonies sauvages" qui n'ont pas l'approbation des autorités. L'ensemble des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés sont illégales aux yeux du droit international. Les plans de paix proposés dans le passé par Israël prévoyaient un retrait partiel de la Cisjordanie et le maintien des blocs de colonies.

Le parti de M. Gantz, "Résilience pour Israël" créé en décembre, pourrait remporter entre 21 et 24 des 120 sièges du Parlement, en deuxième position derrière le Likoud de Benjamin Netanyahu, selon les derniers sondages.

Après la diffusion de cette interview, son parti a tenu à souligner dans un communiqué que Benny Gantz n'envisageait aucun retrait unilatéral des colonies.

Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas, a accueilli favorablement les propos de Benny Gantz. "C'est encourageant s'il réussit, et s'il maintient cette opinion", a affirmé le porte-parole à des journalistes. Il a toutefois admis que les Palestiniens ne connaissaient pas grand chose sur les choix politiques de Benny Gantz. "Nous ne le connaissons pas encore, nous avons entendu parler de la lui. Comme ne cesse de l'affirmer le président Abbas tout ce dont nous avons besoin c'est d'un gouvernement israélien qui croie en la paix", a souligné M. Abou Roudeina.

Du côté de la droite israélienne, en revanche, les réactions ont été très critiques. "Nous vous l'avions dit : Benny Gantz va former un gouvernement de gauche avec l'aide" des députés arabes d'opposition qui ont 13 sièges sur 120 dans le Parlement, a affirmé un porte-parole du Likoud. Le ministre de l'Education Naftali Bennett, à la tête de "la nouvelle droite", une formation ultra-nationaliste récemment fondée et favorable à l'annexion d'une partie de la Cisjordanie, est également monté au créneau. "Gantz a jeté bas le masque et doublé sur sa gauche Avi Gabaï (le chef du parti travailliste). Il veut expulser des juifs de leur foyer", a-t-il dit.



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Le principal rival du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour les élections du 9 avril, Benny Gantz, a évoqué un possible retrait de secteurs de Cisjordanie, sans mentionner explicitement ce territoire palestinien occupé par Israël, provoquant les foudres de la droite.Dans sa première interview depuis le lancement de sa campagne, publiée mercredi par le quotidien Yedioth...

commentaires (2)

FAUT PAS DONNER TROP D,IMPORTANCE A CES DECLARATIONS AMBIGUES PLEINES DE SOUS ENTENDUS. TOUS SORTENT DE LA MEME PASTE !

JE SUIS PARTOUT CENSURE POUR AVOIR BLAMER GEAGEA

19 h 06, le 06 février 2019

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Commentaires (2)

  • FAUT PAS DONNER TROP D,IMPORTANCE A CES DECLARATIONS AMBIGUES PLEINES DE SOUS ENTENDUS. TOUS SORTENT DE LA MEME PASTE !

    JE SUIS PARTOUT CENSURE POUR AVOIR BLAMER GEAGEA

    19 h 06, le 06 février 2019

  • Wait and see ! Never rush a hot soup. Ça pourrait être un leurre, on se souvient qu'au sud Liban , ils avaient annoncé plusieurs retraits, mais ce n'était qu'après avoir subi des pertes amères qu'ils ont décampé.

    FRIK-A-FRAK

    16 h 39, le 06 février 2019

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