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À La Une - France

Des "Gilets jaunes" appellent à un acte 8

Le collectif "La France en colère" considère le grand débat national proposé par l'exécutif pour désamorcer la contestation comme "un piège politique".

Éric Drouet et Priscilla Ludosky au ministère de la Transition écologique à Paris, le 28 novembre 2018. ©JACQUES DEMARTHON / AFP

Plusieurs figures des "Gilets jaunes" appellent à une nouvelle mobilisation ce samedi à Paris et en région, dénoncent une répression des pouvoirs publics et refusent les "mesurettes" présentées selon eux par Emmanuel Macron, auquel ils demandent d'être reçus à l'Elysée.

Dans une lettre ouverte au président de la République publiée sur Facebook, le collectif "La France en colère" répond aux voeux télévisés d'Emmanuel Macron, jugés signe d'une absence d'écoute, et assure vouloir "aller plus loin". "La colère va se transformer en haine si vous continuez, de votre piédestal, vous et vos semblables, à considérer le petit peuple comme des gueux", écrit le groupe parmi les plus suivis du mouvement. Ce groupe est géré entre autres par Eric Drouet, interpellé à deux reprises et convoqué devant les juges le 15 février, et Priscillia Ludosky.

La lettre sera lue par des "Gilets jaunes" samedi à 14h00 devant l'Hôtel de ville de Paris lors d'un "acte 8" du mouvement, précise sur Twitter cette dernière. Les manifestants, qui disent avoir informé la préfecture de police, prévoient de défiler ensuite vers l'Assemblée nationale, en passant par l'Ile de la cité, Saint-Michel-Notre Dame et le musée d'Orsay. La préfecture précisait vendredi n'avoir reçu aucune déclaration pour ce parcours-là en date de jeudi après-midi.

Eric Drouet, figure des "Gilets jaunes" sorti jeudi de garde à vue pour organisation de manifestation non déclarée à Paris, a dénoncé une opération politique. Cette deuxième arrestation, après une première le 22 décembre, a déclenché une vague d'indignation au Rassemblement national (ex-Front national) et à La France insoumise, soutiens du mouvement.


(Lire aussi : Macron exhorte les Français à l'"unité" et à "faire mieux" en 2019)


"Piège"
Les "Gilets jaunes" de "La France en colère" refusent également le grand débat national proposé par l'exécutif pour désamorcer la contestation. "Nous nous défions de la mise en place de votre plan de consultation nationale. Nous le considérons comme un piège politique pour tenter de noyer le sujet qui vous terrifie : redonner la souveraineté au peuple de France par la mise en place du Référendum d'initiative citoyenne", peut-on lire dans la lettre destinée au chef de l'Etat.

A l'issue d'une première phase qui se clôturera le 15 janvier, pendant laquelle les maires ruraux ont ouvert des cahiers de doléances à leurs administrés, des débats seront organisés pendant deux mois sur les quatre thématiques (transition écologique, fiscalité, organisation de l'Etat et démocratie et citoyenneté) annoncées par le Premier ministre.

Chantal Jouanno, la présidente de la commission nationale du débat public, a assuré entendre les "Gilets jaunes". "Ce qui est important dans leur positionnement, c'est ce qu'ils disent sur le grand débat (...) : on ne veut pas quelque chose qui soit un paravent soit pour une absence de décision, soit un faux débat", a-t-elle dit sur CNEWS. "En terme d'organisation et de méthode, c'est un débat que les habitants organisent. Ce n'est pas un débat qui sera piloté par des institutions, que ce soit un préfet ou des parlementaires", a-t-elle ajouté, tout en rappelant que les résultats de la consultation ne seraient en rien contraignants. "Le débat est un éclairage important pour le décideur. Ensuite, le débat ne contraint pas le décideur. Donc, il appartiendra au gouvernement de dire ce qu'il retient ou pas."


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je serais présent à l'une des manifestations

Talaat Dominique

19 h 59, le 04 janvier 2019

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Commentaires (1)

  • je serais présent à l'une des manifestations

    Talaat Dominique

    19 h 59, le 04 janvier 2019

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