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Macron exhorte les Français à l'"unité" et à "faire mieux" en 2019

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"Ce président est un imposteur". Et dans un autre tweet: "Et un pyromane...", dit Marine Le Pen.

OLJ/AFP
02/01/2019

Après une année 2018 éprouvée par de "grands déchirements", le président français, très impopulaire, a tenté de reprendre le cap de son quinquennat lundi soir lors de ses vœux aux Français, les exhortant à "faire mieux" et à retrouver la "maîtrise" de leur "quotidien" et de leur "destin".

"Cessons de nous déconsidérer ou de faire croire que la France serait un pays où les solidarités n'existent pas, où il faudrait dépenser toujours davantage", a déclaré Emmanuel Macron depuis le palais de l'Elysée, alors que des rassemblements de "gilets jaunes" avaient lieu à Paris et dans plusieurs villes de province. "Nous pouvons faire mieux et nous devons faire mieux", a-t-il lancé.

Le mouvement populaire et inédit des "gilets jaunes" - ces Français mobilisés depuis mi-novembre contre la politique sociale et fiscale du gouvernement, lors d'actions qui ont été ponctuellement très violentes - a fortement déstabilisé le gouvernement d'Emmanuel Macron et fait douter sur sa capacité à poursuivre son programme de réformes.

Les controverses autour de son ex-collaborateur controversé Alexandre Benalla, la démission de deux de ses "ministres stars", des déclarations jugées méprisantes par une partie de l'opinion : 2018 a été une année éprouvante pour Emmanuel Macron, arrivé à la présidence en 2017 à 39 ans, et dont la côte de popularité s'est effondrée.

"Unité retrouvée"
La "colère" des "gilets jaunes" a montré que "nous ne sommes pas résignés", a lancé M. Macron lundi soir.

Sans citer les "gilets jaunes", il a évoqué dans son allocution "de grands déchirements et une colère qui venait de loin : colère contre les injustices, contre le cours d'une mondialisation parfois incompréhensible, colère contre un système administratif devenu trop complexe et manquant de bienveillance (...)". "Notre avenir ne se fera pas autrement que par une unité retrouvée et un effort de chacun", a-t-il notamment martelé.

Les vœux à la Nation lui ont permis de parler des réformes annoncées pour 2019, en particulier celle de la fonction publique et de l'assurance chômage, mais aussi d'initiatives comme ce "grand débat national" prévu de janvier à mars avec lequel l'exécutif espère apaiser la colère des "gilets jaunes".

M. Macron n'a pas fait de nouvelles annonces sociales, trois semaines après son allocution télévisée du 10 décembre au cours de laquelle il avait annoncé 10 milliards d'euros d'aides en faveur du pouvoir d'achat pour tenter de répondre aux demandes des "gilets jaunes".

A Bordeaux (sud-ouest), où les "gilets jaunes" ont appelé à "faire la fête" pour le réveillon, très peu parmi la grosse centaine de manifestants présents ont regardé le président sur leur smartphone. "J'ai entendu que rien n'allait changer", a déclaré à l'AFP Rabah, 52 ans, chef d'équipe dans le bâtiment, qui l'a écouté. "Franchement, il est sourd, il ne montre aucun signe d'apaisement, les gens vont continuer de plus belle", a-t-il estimé.

Plusieurs partis d'opposition n'ont eux aussi pas été convaincus par cette allocution. "Le président de la République a récité un texte sans émotion, sans conviction et si loin de la réalité des Français. Un clip de campagne plus que la parole d'un homme d'Etat", a commenté Laurence Sailliet, porte-parole des Républicains (droite).

Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, a décrit "un président moralisateur qui va poursuivre ses réformes sans tenir compte des colères, des attentes de ceux qui aspirent tout simplement à vivre mieux". La présidente du Rassemblement national (extrême droite) Marine Le Pen a, elle, tweeté: "Ce président est un imposteur". Et dans un autre tweet: "Et un pyromane...".


(Lire aussi : #Rétro2018 : l'année des premières épreuves pour Macron)



"Projet européen renouvelé"
Après des vœux de "vérité" et de "dignité", M. Macron a souhaité formuler un "vœu d'espoir en nous-même comme peuple, en notre avenir commun, espoir en notre Europe". "Ce que nous voulons profondément, c'est retrouver la maîtrise de notre quotidien et de notre destin, ne plus subir".

"Retrouver la maîtrise de notre vie, c'est choisir notre alimentation, c'est assurer la justice fiscale, c'est nous protéger contre nos ennemis, c'est investir pour innover, c'est apporter une réponse commune aux migrations; je crois très profondément dans cette Europe qui peut mieux protéger les peuples et nous redonner espoir", a-t-il lancé. "C'est aussi cela qui doit guider le projet européen renouvelé, que je vous proposerai dans les prochaines semaines", a-t-il ajouté, évoquant ainsi les élections européennes de mai 2019.

Au même moment, quelques dizaines de "gilets jaunes", mêlés à des touristes et des badauds, arpentaient sous haute sécurité l'avenue des Champs-Elysées. Au fil des semaines, elle est devenue l'épicentre parisien de ce mouvement de contestation protéiforme, qui a rassemblé à son plus fort 282.000 personnes en France le 17 novembre. Dix personnes sont décédées depuis le début de cette contestation et plusieurs milliers ont été blessées, parfois gravement.


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Le point

Personne ne semble avoir relever dans son discours la phrase....vous êtes mon souci !!! il aurait mieux fait de dire ...je partage vos soucis ou bien..... vos soucis sont les miens.

HABIBI FRANCAIS

Quel cynisme l unique qui devrait faire mieux ,c est lui meme Macron!Il faut en France de toute urgence un Bolsonaro pour faire le menage.

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