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Des clans criminels d'origine libanaise inquiètent Berlin

Allemagne

Ces organisations familiales criminelles font faire le "sale travail" par des réfugiés arabes arrivés à Berlin ces dernières années.

AFP/Yannick PASQUET
18/12/2018
Des réfugiés arabes arrivés à Berlin depuis 2015 sont devenus une cible du recrutement de clans criminels d'origine libanaise, une évolution qui inquiète les autorités, déjà accusées d'avoir sous-estimé ces groupes aux méthodes souvent spectaculaires.

Ces organisations familiales criminelles "cherchent à faire faire le sale travail par d'autres" comme la vente de drogues ou des petits cambriolages, explique Benjamin Jendro, du syndicat de la police GDP. Beaucoup de ces réfugiés sont "des hommes arrivés seuls en Allemagne" et qui "n'ont pas encore eu affaire à la justice. S'ils sont pris, ils n'iront pas en prison", poursuit-il.

Plus d'un million de réfugiés, pour beaucoup arabophones, sont arrivés en Allemagne depuis 2015 sans en parler la langue, et en quête d'un emploi pour subvenir à leurs besoins. Ces demandeurs d'asile constituent un vivier de recrutement presque sur mesure pour des clans familiaux eux-mêmes arrivés du Liban sans argent trois décennies plus tôt.

"Ce sont avant tout les hommes jeunes et forts physiquement qui sont dans le viseur des clans", explique aussi un enquêteur sous couvert d'anonymat au journal Die Welt.

Les "clans arabes", comme les surnomme la presse en Allemagne, se sont illustrés par leur audace, multipliant les casses téméraires, les meurtres commandités ou les démonstrations de force. Les premières pages des journaux locaux en sont régulièrement remplies.


(Pour mémoire : À Berlin, entre Neukölln et Moabit, des Libanais commencent à se plaindre de leur propre mafia)


"Digne de la mafia"

Le 13 septembre, quelque 2.000 personnes, pour l'essentiel des hommes, se sont retrouvées dans le carré musulman d'un cimetière de Berlin pour rendre un dernier hommage à Nidal Rabih. Ce délinquant multirécidiviste de 36 ans avait été tué de huit balles le dimanche précédent près d'un parc très fréquenté. Cent cinquante policiers avaient été déployés pour cette inhumation dont les images, diffusées dans toute l'Allemagne, paraissaient "dignes d'un film sur la mafia", commente l'hebdomadaire Stern.

Palestinien né au Liban, Nidal Rabih était l'une des figures charismatiques de ces groupes qui "règnent" dans le monde interlope de Berlin. Ils comptent plusieurs centaines de membres et fonctionnent comme des organisations criminelles, puissantes et fortunées, capables de se payer les services des meilleurs cabinets d'avocats. Ces familles puisent leurs racines au Liban et sont arrivées en Allemagne à la faveur de la guerre civile à partir de la fin des années 70. À l'époque, aucune politique d'intégration n'était mise en œuvre.

Ces personnes, d'origine palestinienne ou issues d'une minorité arabophone de Turquie réfugiée au Liban, étaient en outre considérées comme apatrides et n'obtenaient pas de permis de travail. Elles "n'ont pas eu accès ici à l'éducation ou au travail", autant de facteurs qui favorisent un basculement dans la délinquance, relève l'islamologue Mathias Rohe. Il pointe également du doigt "les structures patriarcales extrêmement fermées" qui se sont mises en place.


(Pour mémoire : Saisie de 80 kg d’héroïne à Berlin : deux Libanais interpellés)


Une douzaine de familles

Aujourd'hui, ces clans sont formés par une douzaine de familles, selon la police. Ils contrôlent une partie du trafic de drogue et des réseaux de prostitution à Berlin, et opèrent essentiellement dans les quartiers de l'ouest de la capitale allemande, en évitant de se confronter à des gangs russes, tchétchènes ou vietnamiens rivaux.

En raison de leurs faits d'armes, de leur goût pour les voitures de luxe et de leur attitude parfois tapageuse, ces groupes ont acquis une notoriété portée par la presse locale, supplantant celles d'organisations dites "russes" ou "turques", qui restent volontairement plus discrètes, ou de la mafia calabraise, qui règle ses conflits en toute discrétion. "Au sein de la Ndrangheta, tuer quelqu'un en public est l'ultima ratio", explique M. Jendro.

Les "clans arabes", eux, ont notamment attiré l'attention du public avec le vol en mars 2017 d'une pièce d'or de 100 kilos dans un musée à Berlin. Le volumineux magot a été dérobé de nuit au prestigieux Bode Museum à l'aide d'une brouette, les brigands ayant profité du fait qu'une fenêtre du musée n'était pas reliée au système d'alarme. Ce butin, appelé le "Big Maple Leaf" et d'une valeur estimée à 3,5 millions d'euros, n'a jamais été retrouvé. Trois membres d'une famille ont finalement été inculpés en octobre 2018 mais restent en liberté. Et fin août, la police a saisi 77 biens immobiliers appartenant au même groupe. Elle estime que ces investissements ont été financés avec le butin d'un casse de banque.


"Sociétés parallèles"

D'autres clans ne sont pas en reste: en 2014, des braqueurs ont dérobé en plein jour dans un grand magasin des montres et des bijoux pour plus de 800.000 euros.

Si ces groupes ont pu agir avec autant d'impudence, c'est que les autorités ont fait preuve de négligence, de peur notamment d'être accusées de racisme, estiment des experts. "Par crainte de stigmatiser et de discriminer certaines minorités, il est interdit de parler de clans ethniques", dénonce ainsi le chercheur d'origine libanaise Ralph Ghadban, auteur d'un livre sur le sujet.

"Ce sont des sociétés parallèles en plein milieu de l'Allemagne", fustige Anna-Maria Ferchichi, épouse du plus célèbre rappeur allemand Bushido, qui a longtemps été sous la protection de l'un de ces clans, dans un entretien à Stern. L'artiste et sa femme ont décidé de dénoncer publiquement les méthodes de leurs anciens protecteurs: "Ils vont en pèlerinage à La Mecque et fréquentent la mosquée, mais en même temps ils laissent les prostituées faire le tapin".

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DAMMOUS Hanna

Les migrants, incultes du point de vue des pays hôtes, venus de région et des milieux pauvres et déshérités, fabriquent pour survivre des familles mafieuses. Ils ont besoin au moins de 3 générations, pour se débarrasser de cette malédiction. Le problème est celui des migrants imbibés de génération après génération d'un dogme religieux en totale contradiction avec la culture du pays d’accueil, n’acceptant pas d’adopter les lois et les règles de ces pays.

Marionet

Pourquoi l'OLJ ne retire pas ce papier de son serveur alors que l'info est tronquée? Le titre n'est pas conforme au contenu et, du reste, le contenu n'apporte pas grand-chose!

Georges Lebon

Ils ne sont pas et n'ont jamais été libanais puisqu'ils sont palestiniens !

Marionet

Drôle de papier: déjà, le titre n'est pas conforme au contenu puisque ces mafieux ne dont pas "d'origine libanaise" comme lindiqué dans le titre.

Bery tus

AKH les palestiniens ….. ils pensent que le monde leur doit quelque chose !!!

dommage de salir de la sorte les palestiniens car tous ne sont pas de la meme enseigne … se sont les incultes et les moutons (qui ont subit des lavage de cerveaux ou lobotomie) qui sont capable de tels ecarts


triste vraiment triste

Gebran Eid

COMME SI L'IMAGE DE MARC DU LIBAN N'EST PAS ASSEZ DÉTRUITE DANS LE MONDE, IL FALLAIT S'AJOUTER À TOUT ÇA CES SALES HISTOIRES EN ALLEMAGNE.

Irene Said

Bientôt on risque d'avoir les mêmes problèmes avec certains "réfugiés syriens" bien installés chez nous...
Irène Saïd

Salim Hbeiliny

La série télévisée allemande « 4 Blocks » est bien inspiré de tous ces événements. C’est à voir! (https://fr.wikipedia.org/wiki/4_Blocks ou https://4-blocks.de/)

Sarkis Serge Tateossian

L'origine n'est pas la question ...

Dans toutes les minorités il existent des mafieux qui d'ailleurs travaillent main dans la main.

Vous pouvez voir ainsi des mafieux turcs, arméniens, géorgiens ou colombiens, ou, ou, ou,... libanais, établir des connexions complexes entre eux au nom d'intérêts criminels mafieux : l'argent sale !

Quelque soit leur origines ce sont d'abord des criminels qu'ils faut les combattre.


ACQUIS À QUI

Qu'elle soit d'origine russe Viêt ou calabraise quelle est la différence avec la "libanaise" ?

C'est exactement les mêmes procédés menant au même résultat.

On nous dit palestinienne et minorités arabes ou turcs, pourquoi ne pas dire kurdes straight?

On a l'impression quon cible des PALESTINIENS et d'une pierre 2 coups , des LIBANAIS pas très LIBANAIS.

Qui donc a intérêt à faire cela ?
Évident mon cher Watson.

Khalil

La rédaction de l'Orient - Le Jour aurait du rectifier ou du moins signaler l'erreur quant à l'origine des malfaiteurs qui ne sont au fait pas libanais mais palestiniens. Quant à l'AFP il est étonnant qu'elle laisse diffuser pareilles erreurs !

Sarkis Serge Tateossian

L'Europe puissante ou naïve ?
Le temps dira et j'ai quelques craintes sérieuses à ce propos.

Il y a les services de renseignements européens pour chaque pays (divers et puissants), mais ce sont les politiques qui dirigent les pays,"les renseignements remontés ne sont jamais considérés ou écoutés.

Et les politiques sont totalement absorbés par les lobbys des industriels ... Leur seul mot d'ordre est le marché..largent.


La crainte d'être taxé de raciste va coûter très très cher à l'Europe.
En réalité s'il existe un coin de la planète où le racisme est combattu c'est bien cette Europe.

Et les hordes de mafieux et de délinquants profitent de cette faille.

L’azuréen

Nés hélas au Liban , mais c’est tout ! Qu’on éclabousse pas le pays avec ces mafieux...

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

L,ALLEMAGNE LIVREE AUX MAFIEUX...

Antoine Sabbagha

Ce ne sont point donc des libanais , mais des hordes palestiniennes et arabes ayant vécu un jour au Liban et faisaient le même travail . Triste .

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