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Le Liban rend hommage à Gebran Tuéni et François Hajj

Liban

Saad Hariri a salué la "plume courageuse" du journaliste assassiné et son "serment libre de défendre le Liban et l'unité de tous les Libanais".

OLJ
12/12/2018

Le Liban a rendu hommage mercredi à l’ancien député et PDG du quotidien an-Nahar Gebran Tuéni, connu pour son opposition farouche au régime syrien et tué dans un attentat il y a tout juste 13 ans, et l'ancien directeur des opérations de l’armée libanaise, le général François Hajj qui avait été tué en décembre 2007 dans un attentat à la voiture piégée dans la région de Baabda

A cette occasion, une messe en l'honneur du journaliste assassiné a été organisée en l'église orthodoxe Saint Démétrios à Achrafieh, présidée par le métropolite Élias Audi, en présence notamment de membres de la famille du défunt et de plusieurs responsables politiques.

"Gebran n'était pas un homme que l'on intimidait ou que l'on faisait taire. Celui qui tentait de le faire taire avait peur lui-même car il pensait que sa voix ne porterait plus en le tuant", a déclaré Mgr Audi dans son homélie, appelant par ailleurs à la formation d'un gouvernement, bloqué depuis près de sept mois. "Nous espérons que les responsables prendront la décision salvatrice et courageuse de former un gouvernement d'urgence resserré, composé de personnalités neutres et redonnant confiance et espoir", a lancé le prélat.

Plus tôt dans la journée, le Premier ministre désigné, Saad Hariri, avait rendu hommage à Gebran Tuéni, tué dans un attentat il y a tout juste treize ans, saluant "sa plume courageuse et son serment libre de défendre le Liban et l'unité de tous les Libanais". "Que vive l'esprit de Gebran et ceux de nos martyrs", a-t-il écrit, sur son compte Twitter.

De son côté, le ministre sortant de l’Éducation, Marwan Hamadé, figure du 14 Mars et oncle de Gebran Tuéni, s'est excusé pour ce qu'il a qualifiés de "compromis régressifs", qui ont remis en selle la "tutelle avec de nouveaux visages".

Le 12 décembre 2005, Gebran Tuéni était assassiné à Mkallès, dans la banlieue-est de Beyrouth, au moyen d'une voiture piégée.

Plusieurs personnalités ont également rendu hommage au général François Hajj. L'ancien président libanais Michel Sleiman a estimé sur son compte Twitter que l'assassinat du général Hajj était une "vengeance contre le rôle qu'il jouait au sein de l'armée libanaise contre le terrorisme, l'ennemi israélien et tous ceux qui s'en sont pris à la souveraineté libanaise".



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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

DES MARTYRS VIVANTS. ILS VIVENT DANS CHAQUE LIBANAIS POUR QUI LE LIBAN EST AWALAN.

Avangarde

Il restera vivant pour toujours, dans la mémoire de ceux qui veulent d'un Liban libre, indépendant et rassembleur

Wlek Sanferlou

Ça c'est des vrais héros du Liban.
Qu'ils dorment en paix et que le Liban se relève grâce à leurs martyr!

Eleni Caridopoulou

L'année 2005 a été une année meurtriere , Rafic Harriri, Samir Kassir et Gebran Tueni, quel gâchis

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