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Cessez-le-feu à Gaza : Lieberman démissionne, le gouvernement israélien dans la tourmente

Israël

Le Hamas se félicite d'une "victoire pour Gaza, qui a réussi, par sa résistance, à ébranler la scène politique" israélienne.

OLJ/AFP
14/11/2018

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a annoncé sa démission mercredi, plongeant le gouvernement de Benjamin Netanyahu dans la tourmente au lendemain d'un accord de cessez-le-feu avec les groupes palestiniens dans la bande de Gaza.

Le ministre ultranationaliste a dénoncé le cessez-le-feu comme une "capitulation devant le terrorisme" et appelé à des législatives "le plus tôt possible", avant l'échéance fixée à novembre 2019, jetant l'incertitude sur l'avenir du gouvernement en place depuis 2015, considéré comme le plus à droite de l'histoire d'Israël.

Un responsable du Likoud, parti de droite du Premier ministre, a indiqué pour sa part que M. Netanyahu reprendrait le portefeuille de la Défense --il détient déjà celui des Affaires étrangères-- et jugé que des élections anticipées n'étaient pas nécessaires.

Dès mercredi, Benjamin Netanyahu, en fonctions depuis près d'une décennie, a engagé des discussions avec les caciques du Likoud et les chefs des autres formations alliées en vue de "stabiliser" sa coalition, selon un responsable sous couvert de l'anonymat. Mais la plupart des commentateurs étaient sceptiques sur ces efforts, tablant sur des élections anticipées déjà dans l'air depuis des mois.

Le retrait de la coalition du petit parti de M. Lieberman, Israël Beiteinou, laisse M. Netanyahu avec une majorité théorique minimale d'un seul siège sur 120.

Dans une période préélectorale propice à la surenchère, les autres partenaires gouvernementaux se sont engouffrés dans la brèche.

Le ministre de l'Education, Naftali Bennett, chef du Foyer juif, un parti nationaliste religieux, a lancé un ultimatum mercredi soir en réclamant le portefeuille de la Défense.

Le groupe parlementaire de cette formation, dont le soutien est désormais vital pour la survie de la coalition, a, dans un communiqué, "exigé" le portefeuille de la Défense "afin de permettre à Israël de reprendre initiative et d'imposer la dissuasion".

Sans cette nomination "le gouvernement (actuel) n'a pas de raison d'être", a ajouté le communiqué du Foyer juif qui prône une politique beaucoup plus dure contre les islamistes palestiniens du Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza.

Le Premier ministre a l'autorité de dissoudre un Parlement hostile. Les électeurs doivent alors être appelés aux urnes dans les 90 jours.


(Lire aussi : La quatrième guerre entre le Hamas et Israël évitée de justesse)



Le Hamas crie victoire 
Au lendemain de la pire confrontation depuis le conflit de 2014, le mouvement islamiste Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza a déjà salué la démission de M. Lieberman comme une "victoire pour Gaza, qui a réussi, par sa résistance, à ébranler la scène politique" israélienne.

Au cœur de la discorde israélienne: le cessez-le-feu conclu indirectement mardi sur intercession égyptienne avec les groupes de Gaza.

La trêve a effectivement été respectée mercredi, après une escalade qui a vu les groupes armés de Gaza tirer des centaines de roquettes et d'obus de mortier sur Israël et l'armée israélienne bombarder des dizaines de positions dans l'enclave. L'engrenage a été enclenché dimanche avec une incursion dans Gaza des forces spéciales israéliennes qui a apparemment mal tourné.


(Lire aussi : Violences à Gaza : l'Egypte, médiateur discret mais plus que jamais à la manœuvre)


Mercredi, les écoliers de la bande de Gaza ont repris la classe dans l'enclave sous blocus coincée entre Israël, Egypte et Méditerranée. Il en a été de même du côté israélien, où toutes les restrictions ont été levées dans les localités périphériques de Gaza --les tirs de roquettes avaient précipité les résidents aux abris.

Quatorze Palestiniens ont été tués par les tirs et frappes israéliens au cours des derniers jours. Les hostilités ont causé la mort d'un officier israélien et d'un autre Palestinien travaillant en Israël, tué par une roquette.

Plus qu'à aucun autre moment depuis 2014, ces affrontements ont rapproché les protagonistes d'une quatrième guerre en une décennie dans le territoire éprouvé par la pauvreté. Avec le cessez-le-feu, M. Netanyahu en a éloigné le spectre, mais provoqué une bataille politique.

Quelque 300 Israéliens ont manifesté mercredi soir au cri de "sécurité, sécurité" à Ashkelon et bloqué la route située entre cette ville et la bande de Gaza et qui a été soumise aux tirs de roquettes en provenance de la bande de Gaza, selon un photographe de l'AFP.

Avec le cessez-le-feu, "l'Etat achète le calme à court terme au prix de graves dommages à long terme pour la sécurité nationale", a argué mercredi M. Lieberman. Il a aussi critiqué la décision du gouvernement de permettre le transfert de dollars qataris dans la bande de Gaza principalement pour payer les salaires des fonctionnaires du Hamas.

Malgré des mois de tensions persistantes le long de la frontière avec Gaza, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a fait le choix du cessez-le-feu plutôt que de l'escalade, faute d'options, s'accordent les commentateurs.

Il préfèrerait contenir le Hamas plutôt que de tenter de l'éliminer, inquiet soit du vide que laisserait le mouvement islamiste, soit de l'impossibilité pour Israël d'assumer la sécurité d'un territoire d'où il s'est retiré en 2005.




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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

UN FANATIQUE DE MOINS ! BIBI DOIT SUIVRE !

Irene Said

Bon débarras,
et qu'il embarque aussi le petit Hitler de Jérusalem Netanyahu !

Il y a en Israël des gens qui en ont marre de la guerre, des morts, et qui seraient prêts pour vivre en paix avec les Palestiniens, tout le monde le sait.
Mais on ne les laisse pas agir...car beaucoup de responsables israéliens perdraient leur emploi, ainsi que de pouvoir justifier leurs actions criminelles envers le peuple palestinien.

Irène Saïd

BOSS QUI BOSSE

Comment expliquer le silence sur cet article ?

Parlons pas tous à la fois .lol.

BOSS QUI BOSSE

Pour parler d'options que nathanmachin dit ne pas avoir , il y en a une qui gratte la gorge des Lieberman et consorts, c'est d'ensevelir les gazaouis dans leur réduit par des frappes et des massacres type sabra et chatila .

Si nathanmachin ne le fait pas c'est pas altruisme pour les palestiniens , c'est que le prix à payer pour israel sera tellement élevé que ce pays usurpateur ne s'en remettra plus jamais .

IMAGINEZ 2 millions de pauvres civils génocidés par ceux qui se prétendent avoir l'exclusivité du terme de génocide.

Cet état usurpateur est non seulement dans la tourmente, mais encore chaque jour qui passe il se trouve dans une impasse telle qu'il va devoir un jour payer ses crimes contre l'humanité, malgré l'appui de clowns venus d'Amérique ou d'ailleurs.

Vive la Palestine et les palestiniens victimes de la barbarie sioniste .

BOSS QUI BOSSE

Pour l'amour du ciel qu'on ne vienne pas me dire que rien ne pourra sortir de la resistance violente .

Si la violence ne résolvait rien les usurpateurs israéliens n'auraient pas autant tué et usurpé, c'est leur violence quia engendré une autre forme de violence résistante.

Le coup extraordinaire de Gaza est un message de toutes les résistances arabes et iraniennes que si pour un réduit comme Gaza les poltrons se sont pris une route mémorable, s'attaquer au Liban, pays du hezb libanais de la résistance serait une autre paire de manche .

Les poltrons usurpateurs savent , en tout cas leurs dirigeants menteurs et bluffeurs que leur fin est proche et que continuer dans cette voie les mènent droit dans le mur de la résistance.

Bravo les palesti ies de Gaza, God bless you !

Sarkis Serge Tateossian

La paix ne se réalisera pas avec les extrémistes...

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