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Proche-Orient

Des milliers de Gazaouis manifestent près d'Israël : 130 blessés

Lors de ce 30e vendredi consécutif de mobilisation accompagnée de heurts, les protestataires se sont toutefois largement tenus à distance de la barrière frontalière, tandis que différents signes indiquaient une volonté d'éviter l'escalade du côté palestinien.

Des manifestants palestiniens manifestant à Gaza, à la frontière avec Israël, le 19 octobre 2018. AFP / MAHMUD HAMS

Cent trente Palestiniens ont été blessés vendredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza lors de manifestations qui ont rassemblé des milliers de personnes, dans un climat faisant redouter une nouvelle confrontation d'envergure, a indiqué le ministère gazaoui de la Santé.

Lors de ce 30e vendredi consécutif de mobilisation accompagnée de heurts, les protestataires se sont toutefois largement tenus à distance de la barrière frontalière, tandis que différents signes indiquaient une volonté d'éviter l'escalade du côté palestinien, ont constaté les journalistes de l'AFP.

Les tensions montent depuis plusieurs semaines entre Israël et le mouvement islamiste Hamas qui dirige l'enclave, ainsi que ses alliés. Elles font craindre un nouveau conflit dans un territoire éprouvé qui en a déjà connu trois depuis 2008. Cette journée était volontiers présentée comme un test de la volonté d'éviter un conflit de part et d'autre. Sept Palestiniens avaient été tués il y a une semaine, et trois autres le vendredi précédent.

Ce vendredi, un certain nombre de Palestiniens se sont approchés de la barrière frontalière, ont brûlé des pneus et lancé des engins explosifs vers les soldats, a indiqué un porte-parole de l'armée israélienne. "Les soldats ont répliqué avec des moyens anti-émeutes et à balles réelles selon les règles d'engagement en vigueur", a-t-il ajouté. Mais, "globalement, ils (les Palestiniens) gardent leurs distances", a-t-il confirmé.

Des membres des forces de sécurité du Hamas ont été vus à un endroit dissuadant les manifestants de s'approcher de la barrière frontalière de plusieurs mètres de haut, derrière laquelle se tiennent les tireurs israéliens, a rapporté un journaliste de l'AFP.

Israël a laissé entendre avant cette journée être prêt à une riposte vigoureuse après avoir été visé par deux tirs de roquettes mercredi. L'une avait détruit une maison dont trois enfants et leur mère avaient réchappé à quelques instants près. L'aviation israélienne avait mené en représailles des raids contre une vingtaine de cibles militaires.

Dans un apparent avertissement, Israël a positionné des dizaines de chars et de véhicules blindés au nord de la bande de Gaza, a constaté un journaliste de l'AFP.



(Lire aussi : Le Hamas promet de sévir contre les éléments incontrôlés)



Médiation égyptienne

L'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient, Nickolay Mladenov, avait appelé vendredi matin Israéliens et Palestiniens "à faire montre de retenue (...) et à éviter l'escalade". Il avait laissé entendre sur Twitter qu'il fallait laisser leur chance aux efforts menés depuis des semaines par le voisin égyptien et l'ONU pour empêcher l'escalade.

Une délégation égyptienne se trouvait jeudi à Gaza et a encouragé la direction du Hamas à faire en sorte que les rassemblements de vendredi ne dégénèrent pas, a dit un responsable égyptien sous le couvert de l'anonymat.

Malgré la volonté du ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, de porter un "coup sévère" au Hamas, le cabinet de sécurité israélien -forum restreint chargé des questions les plus sensibles et réuni mercredi soir autour du Premier ministre- avait décidé, en attendant vendredi, de suivre les recommandations de l'état-major et de muscler encore la riposte militaire face à d'éventuelles violences, mais sans entrer en guerre, a rapporté la presse.

Le Hamas a démenti être derrière les tirs de roquettes de mercredi et a accusé des éléments "irresponsables" de chercher à torpiller les efforts de trêve onusiens et égyptiens.

Le comité censé être l'organisateur de la mobilisation a diffusé un appel à aller manifester, "mais sans s'approcher de la barrière pour ne pas donner de prétexte à l'ennemi" pour tirer. Le comité passe cependant pour être désormais largement marginalisé. Israël accuse le Hamas d'orchestrer le mouvement.

Depuis le 30 mars, plusieurs milliers de Gazaouis manifestent régulièrement le long de la barrière frontalière, donnant lieu à des heurts avec les soldats israéliens. L'armée israélienne et les groupes palestiniens ont échangé à plusieurs reprises des tirs de roquettes, d'obus et de missiles. Au moins 207 Palestiniens ont été tués depuis cette date. Un soldat israélien a trouvé la mort.


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Cent trente Palestiniens ont été blessés vendredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza lors de manifestations qui ont rassemblé des milliers de personnes, dans un climat faisant redouter une nouvelle confrontation d'envergure, a indiqué le ministère gazaoui de la Santé.

Lors de ce 30e vendredi consécutif de mobilisation accompagnée de heurts, les protestataires...

commentaires (2)

La terre d'Orient, ne va-t-elle jamais connaître la paix ? Trop de souffrance pour un seul peuple! Religion, haine, fanatisme et désespoir.... Tout se mélangent et le rapport des forces est inegal! C'est horriblement triste.

Sarkis Serge Tateossian

21 h 12, le 19 octobre 2018

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Commentaires (2)

  • La terre d'Orient, ne va-t-elle jamais connaître la paix ? Trop de souffrance pour un seul peuple! Religion, haine, fanatisme et désespoir.... Tout se mélangent et le rapport des forces est inegal! C'est horriblement triste.

    Sarkis Serge Tateossian

    21 h 12, le 19 octobre 2018

  • Le crime à ciel ouvert.

    FRIK-A-FRAK

    21 h 08, le 19 octobre 2018