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Convoqué, Jean-Luc Mélenchon dénonce une justice à deux vitesses

Reuters
18/10/2018

Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé jeudi une "justice à deux vitesses" enclenchée contre lui dans le cadre d'une "opération de pression", avant de répondre aux enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières (OCLCIFF).

Le chef du groupe LFI est entendu en audition libre à 11h00 (09h00 GMT) à Nanterre dans le cadre des deux enquêtes ouvertes par le parquet de Paris sur l'emploi des assistants parlementaires européens de LFI et sur les comptes de la campagne présidentielle.

"Il y a une escalade qui est engagée, une escalade judiciaire dans le cadre d'une opération de pression, on veut nous faire peur, nous intimider", a déclaré Jean-Luc Mélenchon à la presse à son arrivée, avant de dresser un parallèle avec l'affaire Benalla qui a affecté la majorité.

"J'ai vu que M. Castaner m'a recommandé de répondre aux questions qui me sont posées, lui il devrait aussi répondre aux questions qui ne lui sont pas posées", a-t-il poursuivi, en référence aux propos du ministre de l'Intérieur, qui a appelé dans la matinée au respect de la police et de la justice.

"Pourquoi le siège de LaRem dont il est le dirigeant comporte un stock d'armes par exemple ? A moi on me fait des perquisitions, on fouille mes locaux et on brutalise mes assistants et à lui apparemment on ne lui demande rien, il y a donc bien une justice à deux vitesses dans ce pays", a-t-il déclaré.

Après avoir revendiqué la veille un tempérament "méditerranéen" pour expliquer les perquisitions houleuses qui ont déclenché l'ouverture d'une procédure pour violences par le parquet de Paris, il a renouvelé jeudi sa défense d'un "parler fort".

"Tous ces gens de bonne compagnie et bien élevés qui n'ont jamais été perquisitionnés se demandent pourquoi j'ai été élu, pourquoi j'ai pu parler aussi fort et bien je recommencerai autant de fois qu'il le faudra parce que je suis fait de ce bois-là", a-t-il déclaré.

"Je ne suis pas de leur monde, je ne suis pas de leur société, quand je suis en colère ça se voit, quand je suis ému ça se voit, et je ne cherche pas à le cacher surtout que c'est pour une bonne cause." 

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