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« Manifeste pour sauver le Liban », une édition spéciale d’« an-Nahar » en partenariat avec l’AUB

Fadlo Khoury, Nayla et Michèle Tuéni. Photo Michel Sayegh

C’est dans la grande salle de l’Assembly Hall de l’Université américaine de Beyrouth (AUB) qu’a été célébrée la publication d’un numéro spécial mis en vente hier par notre confrère an-Nahar en partenariat avec l’AUB. Le « rédacteur en chef d’un jour » de cette édition spéciale n’était autre que le président de l’AUB, Fadlo Khoury. L’an dernier, rappelle-t-on, le Nahar avait édité un spécial similaire sous le parrainage du gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé.

D’une cinquantaine de pages, cette édition a totalement éclipsé l’actualité du jour, présentant plutôt au lecteur – sous le titre « Un manifeste pour sauver le Liban » – des articles de fond rédigés par une centaine de spécialistes, d’experts et de professionnels qui exposent leurs vues sur différentes questions en rapport avec la situation dans le pays, en évoquant les grandes lignes de ce qui pourrait constituer, à leurs yeux, une sortie de crise. Contrairement à l’édition traditionnelle des quotidiens présents sur le marché, les premières pages ne sont pas consacrées à l’actualité politique, mais à tout ce qui touche à la culture, au sens large du terme. Des artistes, des hommes de lettres et des intellectuels ont été mis à contribution sur ce plan.

Dans le discours qu’il a prononcé pour l’occasion, Fadlo Khoury a salué l’initiative d’an-Nahar, soulignant que le numéro d’hier « représente une feuille de route pour l’avenir du Liban et de la région, ainsi que le début de la fin des problèmes qui s’accumulent ». Un avenir meilleur tant au plan politique qu’économique, les jeunes étant appelés à remplir pleinement leur rôle à cet égard. Après avoir indiqué que « leur rôle commence maintenant », M. Khoury s’est engagé à « ne pas laisser ces jeunes seuls ». Il a rappelé les responsabilités assumées par leurs prédécesseurs, « notamment les fondateurs et les diplômés de l’AUB, dont Ghassan Tuéni qui n’a pas pu poursuivre son doctorat, parce qu’il devait rentrer en catastrophe à Beyrouth après la mort subite de son père ».

Le président de l’AUB s’est dit convaincu que les capacités des peuples libanais, jordanien, syrien, irakien et palestinien « ne sont pas inférieures à celles d’autres peuples d’Occident ou d’Orient ». Il s’est également félicité du niveau de la presse libanaise. « Lorsque je lisais an-Nahar, as-Safir, al-Anwar, le Daily Star et L’Orient-Le Jour, je réalisais que le niveau de la presse dans ce pays n’est pas inférieur à celui du New York Times, du Guardian et du Monde », a-t-il affirmé.

Prenant à son tour la parole, la directrice d’an-Nahar, Nayla Tuéni, a lancé un appel pour « s’élever contre le mur qui tue l’espoir, qui plonge le Liban dans l’enfer et qui vole la vie de ses enfants en les jetant au-delà des mers ». « Nous voulons une vie meilleure pour nous, mais au Liban, et sur tout son territoire, dans ses institutions, à tous les niveaux et dans tous les domaines », a-t-elle déclaré, en expliquant qu’il s’agit là d’un objectif commun à an-Nahar et à l’AUB.

Mme Tuéni a aussi indiqué que ce numéro est « destiné à empêcher un crime qui est en train d’être commis contre le Liban ». « Nous l’empêcherons grâce aux nouvelles générations qui sont parfaitement capables de réaliser ce miracle », a-t-elle observé, en estimant que ceux qui ont contribué à ce numéro « croient en la possibilité de trouver des solutions qui se posent et refusent de se contenter des diagnostics ».

Au terme de la cérémonie, qui a eu lieu en présence de très nombreuses personnalités politiques, universitaires et du monde de la presse et des lettres, Mme Tuéni et M. Khoury ont coupé le gâteau traditionnel.


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