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Risque de "guerre perpétuelle" au Moyen-Orient sans accord de paix en Syrie, avertit Le Drian

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"Il y a aujourd'hui cinq armées qui se font face et les récents incidents montrent que le risque de guerre régionale est bien réel", estime le chef de la diplomatie française.

OLJ/AFP
24/09/2018

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a averti lundi que la région autour de la Syrie risquait de connaître une "guerre perpétuelle" si aucun accord de paix n'était trouvé dans ce pays.

"C'est de la responsabilité du (président syrien) Bachar el-Assad, mais aussi de ceux qui le soutiennent, d'engager une solution politique (...) sinon on risque d'aller vers une forme de guerre perpétuelle dans la zone", a-t-il dit lors d'une conférence de presse en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU.
"On peut presque dire que Bachar el-Assad a gagné la guerre, on le constate, mais on ne peut pas dire qu'il ait gagné la paix, loin de là. Et quand on gagne la guerre sans gagner la paix, cela veut dire que l'on n'a pas gagné la guerre même si les avancées sur le terrain sont ce qu'elles sont", a fait valoir le ministre français.

Le récent incident qui a conduit à la destruction d'un avion militaire russe par la défense antiaérienne syrienne après un raid israélien en Syrie en est également la preuve, a-t-il pointé. "Il y a aujourd'hui cinq armées qui se font face en Syrie et les récents incidents montrent que le risque de guerre régionale est bien réel", a martelé Jean-Yves Le Drian.

L'accord russo-turc sur la création d'une zone démilitarisée dans la province d'Idleb (nord-ouest), dernier fief rebelle et jihadiste, est une "chance" pour éviter une "gigantesque" catastrophe humanitaire mais reste incertain dans sa mise en œuvre, a également relevé le ministre. "Cet accord ouvre un espace à la diplomatie mais ne met pas fin à la guerre ni à Idleb ni en Syrie", a-t-il souligné. "Je constate que l'Iran et Bachar el-Assad ne sont pas parties de l'accord et que rien ne garantit qu'ils jouent le jeu", a précisé Jean-Yves Le Drian.

Les présidents russe Vladimir Poutine et turc Recep Tayyip Erdogan ont convenu de la création d'ici au 15 octobre d'une "zone démilitarisée" à Idleb, sous contrôle russo-turc. Toutes les armes lourdes et les jihadistes doivent sortir de la zone, selon les termes de l'accord.

"Distinguer ceux qui sont issus des groupes terroristes et ceux qui ne le sont pas (...) va être une tâche délicate", a estimé le ministre français des Affaires étrangères. "Refouler" les terroristes de cette zone, "ce sera reculer pour mieux sauter", a-t-il souligné, en référence aux combats à venir entre le régime de Damas et ces groupes, ainsi qu'au risque de dispersion de combattants jihadistes hors de Syrie.

La France est prête sous conditions à faire valider cet accord au Conseil de sécurité de l'ONU, comme le "souhaite" la Turquie, afin d'en assurer la robustesse, a ajouté le ministre français. "Nous y sommes favorables sous réserve qu'un certain nombre de points d'interrogation soient levés dans le dispositif - mais cela doit être possible - et ensuite que ce dispositif soit articulé avec un processus de paix" initiant une perspective de solution en Syrie, a-t-il ajouté.


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Le pont

La France a une place toute spéciale dans le cœur des libanais, raison pour laquelle nous n'allons pas commenter cruellement les propos de M. Le Drian.

la pensée stratégique de l'Occident était de faire tomber Bachar afin que les islamistes pro-saoudiens puissent gouverner la Syrie, il fallait leur offrir une terre promise.

A l'instar de la stratégie qui a placé les juifs en Palestine.

Les satellites américains et français voyaient de là-haut les citernes du trafic du pétrole de EI qui se déplaçaient en forme de longs serpents entre la Syrie et la Turquie. Ce dernier étant membre de l'Otan, il ne pouvait pas agir sans couverture des grandes nations.

L'aviation russe a brisé l'organisation EI en deux semaines. Au lieu de parler de la Russie par ...ceux que le soutienne...vous pourriez dire par exemple par ceux qui ont vaincu l'EI.

Les lunettes tombantes sur le nez vous donne l'allure d'un professeur mais vous êtes ministre, Monsieur Le Drian. Un peu d’humilité nous sert plus que l'arrogance.

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