Le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le président américain Donald Trump, lors d'une rencontre à New-York, le 20 septembre 2017. Photo d'archives AFP.
Des conseillers américains travaillant à un plan de paix entre Israéliens et Palestiniens ont proposé au président palestinien Mahmoud Abbas une confédération avec la Jordanie, a indiqué une membre d'une ONG israélienne après une rencontre avec M. Abbas.
Lors d'une réunion avec des militants israéliens pour la paix à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le président palestinien a rapporté une conversation qu'il a eue avec le conseiller de Donald Trump, Jared Kushner, et l'émissaire spécial du président américain pour le Moyen-Orient, Jason Greenblatt, a expliqué à l'AFP Hagit Ofran de l'ONG la Paix Maintenant.
Selon elle, Mahmoud Abbas aurait répondu aux responsables américains qu'il était intéressé par l'idée d'une confédération mais uniquement si Israël en faisait également partie. Une manière de décliner car l'Etat hébreu n'acceptera jamais une telle configuration, a-t-elle ajouté.
Aucun détail n'a filtré concernant la date de cet entretien entre M. Abbas et les conseillers américains, l'Autorité palestinienne ayant officiellement coupé tout contact avec la Maison blanche depuis l'annonce par Donald Trump, début décembre, de la reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d'Israël.
Le bureau de M. Abbas a confirmé la tenue de la réunion dimanche avec les militants israéliens pour la paix, mais pas les propos qui ont été tenus sur la proposition d'une confédération avec la Jordanie.
(Lire aussi : En annulant ses aides, Washington révèle ses "véritables intentions", selon les Palestiniens)
Une partie de la droite israélienne voit dans l'établissement d'une confédération palestino-jordanienne un moyen d'éviter la création d'un Etat palestinien indépendant et de se décharger de toute responsabilité envers les 3,5 millions de Palestiniens vivant actuellement en Cisjordanie, un territoire occupé militairement par Israël. Les dirigeants palestiniens dénoncent la politique étrangère de Donald Trump qu'ils jugent trop pro-israélienne.
Washington a annoncé vendredi l'arrêt de ses financements à l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), une semaine après avoir annulé plus de 200 millions de dollars d'aide bilatérale destinée aux Palestiniens.
Donald Trump s'est fixé comme objectif un accord "ultime" de paix entre Israël et les Palestiniens. Il a chargé son gendre et conseiller Jared Kusher de travailler avec une équipe sur ce projet. M. Kusher et M. Greenblatt ont effectué une discrète tournée dans la région fin juin.
D'après Mme Ofran, Mahmoud Abbas a également évoqué la question du droit au retour des Palestiniens qui ont fui ou ont été chassés de chez eux après la création d'Israël en 1948. Leurs descendants ont également le statut de réfugiés. L'Unrwa a enregistré plus de 5 millions de personnes comme réfugiés. Israël désire l'abandon de ce "droit au retour".
M. Abbas a indiqué ne pas être en faveur d'une solution qui pourrait "détruire Israël" mais plutôt vouloir rechercher un compromis sur cet élément clé d'un accord de paix aux yeux des Palestiniens.
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Avant 1920, la Jordanie qui était encore la Transjordanie était partie intégrante de la Palestine. Les Anglais l'avait détachée de la Palestine pour en faire un royaume pour le roi Abdallah 1er, fils de Hussein ben Ali, chérif de la Mecque. Les Anglais avait créé la même année 1920, le royaume d'Iraq pour son frère Fayçal 1er. Je m'abstiens de me mêler de ce qui se passe dans la tête de Donald Trump.
12 h 30, le 03 septembre 2018