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Le journaliste Fida' Itani poursuivi pour diffamation contre un responsable du Hezbollah

Liban

Fida' Itani, qui a obtenu l'asile politique en Grande-Bretagne, sera déféré devant le tribunal des imprimés, suite à un article intitulé "Blanchiment d'argent et soutien du Hezbollah derrière la chute de Nader (Hariri) et Nohad (Machnouk)", publié par le journaliste sur son blog, explique le centre SKeyes.

OLJ
14/08/2018

Le journaliste libanais Fida' Itani, qui réside actuellement à Londres où il a obtenu l'asile politique, fait l'objet de nouvelles poursuites judiciaires pour "diffamation et calomnie" à l'encontre d'un haut responsable du Hezbollah, Wafic Safa, rapporte mardi le Centre SKeyes pour la défense de la liberté d’expression.

"Le premier juge d'instruction de Beyrouth, Ghassan Oueidate, a émis le mardi 7 août 2018 un jugement à l'encontre du journaliste Fida' Itani pour diffamation et calomnie contre le responsable du comité de liaison du Hezbollah, Wafic Safa", peut-on lire dans un tweet de SKeyes.

Le centre explique ensuite qu'en vertu de la décision du juge, Fida' Itani sera déféré devant le tribunal des imprimés, suite à un article intitulé "Blanchiment d'argent et soutien du Hezbollah derrière la chute de Nader (Hariri) et Nohad (Machnouk)", publié le 18 novembre par le journaliste 2017 sur son blog.

Dans cet article, Fida' Itani accuse Nader Hariri, ancien chef du cabinet du Premier ministre désigné, Saad Hariri, d'avoir mis en place une société financière avec Wafic Safa pour blanchir de l'argent au profit du parti chiite, pourtant rival de M. Hariri. Le journaliste affirme également que le ministre sortant de l'Intérieur, Nohad Machnouk, est impliqué dans ce réseau.

Nohad Machnouk et Nader Hariri semblent tous deux être tombés en disgrâce après la débâcle du Courant du Futur de Saad Hariri lors des législatives du 6 mai dernier.

Le 26 juin dernier, Fida' Itani avait été condamné à quatre mois de prison et à une amende de 10 millions de livres libanaises (un peu plus de 6 660 dollars) pour diffamation à l'encontre du ministre sortant des Affaires étrangères et leader du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, sur les réseaux sociaux. Un jugement qui est intervenu alors que plusieurs observateurs se plaignent depuis plusieurs mois d'une restriction des libertés publiques.


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un de plus devant les tribunaux
Nos politiciens de tout courrant ( ici Bassil ( CPL ) puis HB puis Futur, rien n'y fait
Si ces messieurs tous reunis expliquent au people d'ou vient leur fortune actuelle et combine d'impots ils ont paye durant les 5 dernieres annees ils pourraient faire taire toutes les critiques
Si ils ne le font pas c'est qu'ils sont coupables au moins de pousser les gens a les traiter comme ces blogueurs alors qu il serait tellement plus facile de faire taire tout le monde en ouvrant leur livres

Irene Said

Ces responsables libanais de toutes les couleurs politiques qui poursuivent judiciairement ceux qui les critiquent...n'ont-ils toujours pas compris que si ils étaient capables de diriger ce pays honnêtement et correctement...personne ne sentirait le besoin de les accuser ou de les critiquer ?
Le modèle des dictatures actuelles, c'est donc le seul qu'ils sont capables d'appliquer chez nous au Liban...eux qui prétendent "résister" à un autre occupant ou être des "patriotes libres dans un courant fort" ?
Irène Saïd

Tabet Karim

Il faudrait des centaines de R. Itani pour ébranler tous ces voyous.

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