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L'Iran et le Hezbollah se retirent à 85 km de la partie du Golan occupée par Israël

Syrie

"Il n'y a aucune unité disposant d'armes lourdes qui puisse menacer Israël, à une distance inférieure à 85 km de la ligne de démarcation", annonce l'émissaire du président russe pour la Syrie.

OLJ/Agences
01/08/2018

Les forces iraniennes ont retiré leurs armes lourdes à 85 km de la ligne de démarcation avec les hauteurs du Golan occupées par Israël, a déclaré l'émissaire du président russe pour la Syrie, que cite mercredi l'agence de presse russe Tass. "Les Iraniens se sont retirés et les formations chiites ne sont plus présentes là-bas", a dit Alexander Lavrentiev. "Il n'y a aucune unité disposant d'armes lourdes qui puisse menacer Israël, à une distance inférieure à 85 km de la ligne de démarcation", a ajouté l'émissaire de Vladimir Poutine.

Le ministre israélien de la Coopération régionale a jugé ce repli insuffisant. "La ligne rouge que nous avons établie est une intervention militaire et un ancrage de l'Iran en Syrie, pas nécessairement à nos frontières", a dit Tzachi Hanegbi à la radio israélienne, faisant allusion à la menace que posent les missiles et les drones iraniens déployés sur le territoire syrien. "Il n'y aura ni compromis ni concession à ce sujet", a-t-il ajouté.

L'Etat hébreu est sur le qui-vive depuis le lancement le 19 juin par le régime de Bachar el-Assad et ses alliés d'une offensive pour reprendre les zones rebelles dans les provinces syriennes de Deraa et de Qouneitra (sud), à proximité immédiate de la partie du Golan occupée par l'Etat hébreu. Israël occupe depuis 1967 une partie du plateau syrien du Golan. Les deux pays sont toujours techniquement en état de guerre. Avec l'appui de la Russie, de l'Iran et du Hezbollah, les troupes du régime syrien ont reconquis ces dernières semaines les zones tenues par les insurgés dans cette région, rapprochant l'armée syrienne de la frontière israélienne.

Les déclarations de M. Lavrentiev interviennent au lendemain de la qualification par l'ambassadeur russe en Israël, Anatoly Viktorov, de "non-réaliste" l'exigence maintes fois exprimée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'expulser de Syrie les forces de l'Iran et de ses alliés.
"Les Iraniens jouent un rôle très, très important dans nos efforts communs pour éliminer les terroristes de Syrie. C'est pourquoi, durant la période actuelle, nous considérons comme non-réaliste l'exigence d'Israël d'expulser des troupes étrangères" de Syrie, avait affirmé en anglais l'ambassadeur à la "10", une chaîne de télévision privée israélienne.
"La présence iranienne en Syrie est totalement légitime selon les principes de l'ONU", avait poursuivi l'ambassadeur. Interrogé sur la possibilité que Moscou expulse les Iraniens de Syrie l'ambassadeur avait répondu: "non, nous ne pouvons pas les forcer".

Pour les autorités israéliennes, les forces iraniennes et le Hezbollah représentent une menace directe pour la sécurité de l'Etat hébreu.  M. Netanyahu n'a cessé d'exiger ces derniers mois que l'Iran se retire de Syrie et ne s'y implante pas militairement. La semaine passée, un responsable israélien avait indiqué que la Russie avait proposé de maintenir les forces iraniennes à au moins 100 km de la ligne de cessez-le-feu sur les hauteurs du Golan. Cette offre avait été faite lors d'une rencontre entre Benjamin Netanyahu et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Le gouvernement israélien avait rejeté la proposition, la jugeant insuffisante.

Tout en veillant à ne pas être entraîné dans le conflit chez son voisin, Israël a frappé le territoire syrien à plusieurs reprises, notamment des convois d'armes destinées, selon lui, au Hezbollah.


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Antoine Sabbagha

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