Le bilan consolidé des banques commerciales à 232 milliards de dollars à fin mai 2018

Le bilan consolidé des banques commerciales établies au Liban s’est élevé à 232,3 milliards de dollars en mai, ce qui représente une hausse de 12,3 % en glissement annuel et de 5,7 % depuis le début de l’année, d’après les dernières statistiques publiées par la Banque du Liban et le rapport « Lebanon this Week» de la Byblos Bank.


31/07/2018

En parallèle, les crédits octroyés au secteur privé ont progressé de 3,6 % en glissement annuel, à 59,5 milliards de dollars, mais en baisse de 0,4 % par rapport à fin 2017.

Les prêts octroyés aux résidents ont totalisé 52,9 milliards de dollars et ont baissé de 1,1 % par rapport à la fin de l’année, mais en hausse de 2,7 % en glissement annuel ; tandis que les crédits au secteur privé pour les non-résidents ont atteint 6,4 milliards de dollars, en hausse de 5,6 % par rapport à la fin de l’année et de 11,7 % par rapport à mai 2017. En valeur nominale, les encours au secteur privé ont diminué de 230,9 millions de dollars au cours des cinq premiers mois de l’année. Ainsi, les prêts aux résidents ont chuté de 570,3 millions de dollars depuis janvier 2018, tandis que les crédits aux non-résidents ont augmenté de 339,5 millions de dollars toujours sur la même période. Le taux de dollarisation des crédits a atteint 67,7 % à la fin mai 2018, contre 69,9 % un an plus tôt.

En outre, les encours aux banques non résidentes ont atteint 10,4 milliards de dollars en mai 2018, en baisse de 23,6 % par rapport à mai 2017, notamment à cause de la dépréciation de la livre turque. Les encours sur le secteur public ont, quant à eux, augmenté de 6 % par rapport à la fin de l’année, à 33,9 milliards de dollars après la vente de la BDL d’un montant de 3 milliards de dollars d’eurobonds de son portefeuille aux banques libanaises. Les taux moyens des prêts en livres libanaises et en dollars ont atteint respectivement 8,65 % et 7,87 %, contre 8,48 % et 7,36 %, dans un environnement de hausse des taux et de contraction de l’activité. En outre, les dépôts des banques commerciales auprès de la Banque du Liban ont totalisé 114,8 milliards de dollars à fin mai, en hausse de 34,3 % en glissement annuel.

En parallèle, les dépôts du secteur privé ont totalisé 172,4 milliards de dollars à fin mai, en hausse de 2,2 % par rapport à fin 2017 et de 3,8 % par rapport à la même période de l’année précédente. Les dépôts en livres libanaises ont, eux, atteint 54,6 milliards de dollars, en hausse de 3,4 % par rapport à la fin de l’année, mais en baisse de 1,7 % en glissement annuel ; tandis que les dépôts en devises étrangères ont totalisé 117,8 milliards de dollars, ce qui constitue une hausse de 1,7% depuis la fin de l’année et de 6,5 % en glissement annuel. Les dépôts des résidents ont atteint 135,8 milliards de dollars en mai, en augmentation de 1,7 % par rapport à fin 2017, tandis qu’ils ont augmenté de 3 % en glissement annuel. Les dépôts des non-résidents quant à eux ont atteint 36,6 milliards de dollars en mai, en hausse de 4 % par rapport à fin 2017 et de 6,5 % en glissement annuel. En valeur nominale, le total des dépôts du secteur privé a augmenté de 475,4 millions de dollars en janvier, de 1,31 milliard de dollars en février, avant d’augmenter de 727,3 millions de dollars en mars, puis de 229,2 millions en avril et de 975,8 millions en mai. En tant que tels, les dépôts du secteur privé sont en hausse de 3,7 milliards de dollars durant les cinq premiers mois de l’année 2018, contre 3,65 milliards pour la même période en 2017 (1,8 milliard de dollars équivalent pour ceux libellés en devise locale et 1,9 milliard équivalent pour ceux libellés en devises étrangères).

Parallèlement, les dépôts des banques non résidentes ont atteint 8,5 milliards de dollars en mai, ce qui représente une hausse de 30,6 % en glissement annuel et de 13,5 % depuis le début de l’année. Le taux de dollarisation des dépôts a progressé à 68,3 % fin mai 2018, contre 66,6 % un an plus tôt. De même, le taux moyen des dépôts en livres libanaises s’élève à 6,71 % contre 5,57 % un an auparavant (ce qui reflète la politique agressive de nombreuses banques locales d’attirer des capitaux en livres libanaises en offrant des taux d’intérêt attractifs), tandis que celui en dollars a atteint 4,11 % contre 3,62 % à la même époque, l’année dernière. Côté ratios, le ratio « prêts au secteur privé/dépôts en devises étrangères» s’élève à 34,2 % contre 36,3 % à la même époque l’année dernière et 41,5 % deux ans auparavant, bien en dessous de la limite de 70% imposée par la BDL. Le même ratio en livres libanaises est de 35,2 % à fin mai, en hausse par rapport à mai 2017, qui était de 31,1 %. Au total, le ratio global «prêts au secteur privé/dépôts » atteint 34,5 %, quasiment inchangé par rapport à un an plus tôt.

Enfin, les fonds propres des banques ont atteint 20,7 milliards de dollars, en hausse de 10,9 % sur un an.


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