Bank Audi : une banque diversifiée et universelle

Freddie Baz, vice-président du conseil d'administration et directeur de la stratégie au sein du Groupe Audi.

Freddie Baz, vice-président du conseil d’administration et directeur de la stratégie du Groupe Audi, explique le contexte actuel du groupe et ses perspectives à moyen terme.

OLJ
31/07/2018

Comment évaluez-vous les résultats financiers de votre banque en 2017 et au cours de 2018 ?

Malgré les incertitudes qui ont prévalu tout au long de l’année sur les principaux marchés de présence, notre groupe a réalisé en 2017 de très bonnes performances, avec 464 millions de dollars US de profits nets, en hausse de 13 % par rapport aux profits récurrents de 2016. Ce chiffre grimpe à 559 millions de dollars en y incluant les produits relatifs à la cessation des services de traitement des cartes de crédit. Dans le contexte d’une politique volontariste de croissance modérée des actifs, ces performances résultent principalement de l’amélioration des conditions d’exploitation, de l’optimisation des ressources déployées et d’une gestion cohérente et avisée des risques. Au premier semestre de 2018, les mêmes paramètres de gestion continuent de prévaloir, offrant des perspectives similaires à celles de 2017.


Quelles sont vos perspectives de croissance à court et moyen terme ?

La stratégie à moyen terme du groupe consiste à consolider son leadership sur le marché domestique et son positionnement privilégié sur les marchés turc et égyptien.

Pour ce faire, le Groupe Audi n’hésite pas à continuer d’allouer toutes les ressources nécessaires au développement de ses moyens techniques et humains, notamment dans les domaines de la banque digitale et de la diversification des métiers, l’ultime objectif étant d’accompagner la dynamique d’évolution de la profession et d’être à même de satisfaire les besoins d’une clientèle de plus en plus exigeante et sophistiquée. Il en résultera une croissance soutenue des actifs et des résultats sur les années à venir.



Quels sont les principaux défis auxquels le secteur bancaire doit faire face dans le contexte actuel ?

Les conditions d’exploitation des banques deviennent en effet de plus en plus difficiles. À la volatilité des marchés internationaux, qui affecte les taux de référence globaux et par conséquent les conditions d’exploitation des banques sur leurs marchés domestiques, s’ajoutent les déséquilibres macroéconomiques persistants dans la plupart des pays de présence, qui poussent les autorités monétaires à adopter des politiques de moins en moins accommodantes. Ces difficultés ne veulent pas nécessairement dire que les opportunités n’existent pas. Néanmoins, pour en profiter, les banques doivent appliquer des règles très strictes en matière de gouvernance, de conformité et surtout de gestion et de couverture des risques, ce qui pourrait peser sur leurs résultats d’exploitation, mais leur permettrait de continuer à développer leur franchise et leur activité.

En ce qui concerne le Liban, notre marché principal, le plus grand défi qui se pose aujourd’hui reste la capacité du gouvernement à lancer les réformes structurelles tant attendues et qui restent le préalable nécessaire à la relance de l’activité et des investissements productifs créateurs d’emplois et de richesses.

Pour les banques, cela se traduirait par une trajectoire vertueuse où la gestion du certain remplacerait les complexités liées à la gestion de l’incertain qui est généralement alimentée par les cercles vicieux.


Quels sont les produits que vous avez récemment lancés ?

Le développement le plus important en 2017 reste lié aux plateformes internet récemment mises à jour et qui fournissent aux clients les moyens d’effectuer leurs transactions bancaires partout et à tout moment grâce à une expérience utilisateur unifiée. Entre le lancement des premières plateformes numériques en 2016 et leur mise à jour en 2017, nous avons constaté une augmentation considérable de l’adoption de ces canaux par les clients, le nombre d’utilisateurs actifs ayant augmenté d’un tiers alors que le nombre de connexions des clients sur ces canaux a doublé, avec 66 % de ces connexions effectuées sur la plateforme de services bancaires mobiles. Quant au nombre de transactions, il a plus que doublé et représente désormais plus de la moitié des transferts de la banque.


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