Le village préféré des Libanais - 2018

Dania Kassar : Préserver le patrimoine et l’environnement dans les zones rurales doit être une priorité nationale

Le village préféré des Libanais

Au sein de la Fransabank, bien sûr, mais aussi en partenariat avec « L’Orient-Le Jour » pour Le Village préféré des Libanais depuis 2016, Dania Kassar est infatigable dans sa volonté de promouvoir l’identité, l’authenticité et la simplicité du Liban rural. La responsable marketing et communication d’entreprise de la Fransabank a répondu aux questions de « L’OLJ » à l’occasion du lancement de la troisième édition du Village préféré des Libanais.

18/07/2018

Qu’est-ce qui pousse la Fransabank, trois ans après, à rester partenaire de « L’OLJ » dans cette fête des villages libanais ?
Lorsqu’elle a été lancée, l’initiative Village préféré des Libanais émanait d’un besoin pressant et justifié de soutenir le secteur touristique, qui avait beaucoup souffert ces dernières années, d’encourager le tourisme local (touristes libanais vivant au Liban) et de promouvoir le tourisme rural, alors encore balbutiant, mais à très fort potentiel.
Sur toute la ligne, avec L’Orient-Le Jour comme partenaire, nous avons vu juste. Les gîtes et maisons d’hôtes se développent depuis à un rythme effréné et affichent complet toute l’année et en toutes saisons. Les Libanais résidents n’ont jamais autant été à la découverte de leur patrimoine et leur terroir, et les touristes reviennent en grand nombre.
On ne peut donc que persévérer dans cette voie et se réjouir des résultats obtenus.


Découvrez, ici, les dix villages en compétition pour l'édition 2018 de notre concours : Le village préféré des Libanais



Face à l’inertie de l’État, il semble que seules les initiatives privées, dont celle de L’OLJ-Fransabank, tentent de booster ce tourisme interne (écologique, culturel, etc.) au Liban. Jusqu’où peut-on tenir sans véritables politique et budget?
Malheureusement, force est de constater que le secteur touristique n’a pas été considéré comme une priorité par les gouvernements successifs ces dernières années. Cela se voit aux budgets alloués : selon les parties concernées, ils sont bien en deçà des besoins et des attentes.
Il est vrai aussi que le Liban tire sa force et son dynamisme de son secteur privé, mais également de son capital humain, entreprenant, positif et résilient.



Nous sommes en pleine globalisation, et en même temps, nous avons urgemment besoin d’authenticité, de simplicité. Comment la Fransabank définit son rapport au monde rural libanais ?

En période de globalisation, nous avons avant tout besoin d’appartenance, et la formule « citoyen du monde » est une notion désuète et cliché. La Fransabank est une banque libanaise, humaine et citoyenne ; et un pays, c’est avant tout un terroir. Authenticité et simplicité sont des qualités qui définissent nos us et coutumes, la façon dont les choses se passent dans nos villages et nos campagnes. Il est impératif pour notre identité libanaise de maintenir, raviver et développer ses valeurs. Il faut donc aller à la source.
À la Fransabank, notre politique d’expansion locale fait de nous le groupe bancaire avec le plus large réseau national d’agences. Ce que nous prônons, d’abord, c’est le développement équitable des régions, la réduction de la pauvreté, la création d’emplois dans les zones rurales et la répartition équitable des richesses entre les villes et les campagnes. Nous sommes présents du Akkar à Naqoura, et notre groupe opère au Nord à travers 17 agences, au Sud à travers 14 agences, et dans la Békaa à travers 10 agences, alors que le Mont-Liban regroupe 46 agences, sans oublier celles présentes dans la capitale, Beyrouth.
Cette répartition géographique est un facteur-clé qui a favorisé notre soutien à cette initiative et à la promotion du tourisme dans les zones rurales où nous opérons.


(Lire aussi : Les 10 commandements culinaires de Kamal Mouzawak (Souk el-Tayeb))

Comment peut-on davantage pousser les jeunes Libanais à privilégier leurs racines, à investir dans leurs villages, à ne plus vouloir à tout prix les quitter?
Comme mentionné plus haut, bon nombre de Libanais ont déjà choisi de revenir à leurs racines. Le tourisme rural tel qu’il se développe actuellement attire des jeunes entrepreneurs qui, souvent, ont tout quitté pour revenir s’investir dans leurs villages, ou qui reprennent leurs maisons familiales et les transforment au gré de leurs projets.
Les bonnes actions à prendre seraient de faire de la préservation du patrimoine et de l’environnement dans les zones rurales une priorité nationale. Beaucoup de régions sont dotées de paysages verts, de sites architecturaux ou encore historiques, ils représentent un grand potentiel écotouristique qui encouragera les habitants à rester dans leurs villages, à lutter contre l’exode rural et à dynamiser l’activité économique.

Lire aussi

Prendre racine(s) au Liban, l'édito de Ziyad Makhoul

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Sarkis Serge Tateossian

Que de belles initiatives. Bravo