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La Dernière

Pluie de stars au défilé Miu Miu croisière 2019

Mode
10/07/2018

C’est au Régina, l’hôtel le plus cinématographique de Paris, à l’ombre de la statue de Jeanne d’Arc, que Miu Miu a fait défiler une pléiade d’actrices, « femmes sujet » plutôt que mannequins, pour sa collection croisière 2019.
Le 1er juillet, en plein semaine parisienne de la haute couture, Miuccia Prada, la rebelle milanaise, faisait défiler la collection croisière 2019 de Miu Miu, la marque « petite sœur » de Prada. Deux jours seulement avant la présentation qui a eu lieu sous les lambris Belle Époque de l’hôtel Régina, la femme d’affaires doublée d’une politologue et activiste engagée à gauche, d’une mime et d’une créatrice de mode, avait décidé de faire participer les plus grandes stars du cinéma à ce show qui se déroulait sur les lieux de tournage, entre autres, de La Banquière (Francis Girod, 1980, avec Romy Schneider), Nikita (Luc Besson, 1990, avec Anne Parillaud), On connaît la chanson (Alain Resnais, 1997), Sagan (Diane Kurys, 2007, avec Sylvie Testud) ou Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec (Luc Besson, 2010, avec Louise Bourgoin). Sans surprise, malgré des emplois du temps qu’on imagine saturés, les actrices ont toutes répondu présent, et le défilé s’est apparenté à une nuit des Perséides précoce de plus d’un mois.
Dans les couloirs de marbre aménagés à travers le grand salon du Régina, chaque apparition était à elle seule un spectacle. Il faut imaginer, inattendues, Kate Bosworth, Rowan Blanchard, Chloë Sevigny, Gwendoline Christie (Game of Thrones), Uma Thurman (venue spécialement de Los Angeles) et Alexa Chung, défilant aux côtés de Naomi Campbell pour présenter cette collection qui concède son côté sport chic, un rien streetwear, à la tendance du moment, mais avec un je-ne-sais-quoi de brillamment désuet, sans doute ces plumes de marabout qui courent d’un modèle à l’autre, évoquant avec un art consommé de l’ellipse l’esthétique baroque du début du XXe siècle dont le Régina est, avec le Grand Palais entre autres, l’un des derniers témoins.
 Nuisettes vaporeuses, pyjamas de soie, mais aussi brocards, se mêlent à des cardigans oversize et polos à rayures, shorts et jupettes tennis, imprimés fauves ou BD japonisantes. Les accessoires varient entre claquettes à bande fourrure, baskets bicolores façon chaussures à guêtres, chaussons de velours, sandales à stiletto et bande strassée, ou à talon compensé imprimées zèbre, portées avec des chaussettes à élastique rayé, ou encore des bottes moulantes mi-longues. Un mélange extrême de genres et d’époques que seule Miuccia Prada, avec sa solide culture en histoire, particulièrement en histoire de l’art, a toujours osé avec bonheur.

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