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Campus

Une formation artistique sous le signe de la mode et de la haute couture

UNIVERSITÉ ANTONINE
23/06/2018

Le Centre de formation permanente de l’Université Antonine a organisé sa 8e formation artistique, du 11 au 13 juin, au Smallville Hotel, sous le signe de la mode et de la haute couture. Une formation présentée par Catherine Ormen, historienne de la mode et conservatrice du patrimoine.
La formation a attiré un public essentiellement féminin composé d’étudiants, d’amateurs, de femmes au foyer, ou de professionnels du métier de la mode. « L’Université Antonine, (UA) est la seule université au Liban à donner ce genre de formation, qui s’adresse à un public assez varié, intéressé par un domaine particulier, avec des intervenants étrangers, des visites d’ateliers et des ateliers avec des partenaires locaux », tient à préciser Jenny Mouchantaf, directrice du Centre de formation permanente à l’UA. « L’idée de cette formation était de contextualiser l’histoire de la mode ainsi que l’évolution de la silhouette de la femme et des usages vestimentaires, depuis l’époque de Louis XIV jusqu’à nos jours », ajoute Sandy Saad, consultante artistique du Centre de formation permanente de l’UA. À travers des conférences présentées par Mme Ormen, et un focus sur les grands couturiers qui ont marqué l’histoire – Chanel, Dior, Saint Laurent –, en passant par l’état actuel du marché contemporain et de ses nouvelles tendances : vintage, fast-fashion, active wear et urban sport, les étudiants ont pu mieux comprendre le concept et le monde artistique de la mode, et les critères exigés pour obtenir le label de la haute couture. Et pour joindre la théorie à la pratique, les étudiants ont visité les salons haute couture de la maison Élie Saab, et ont rencontré également Jean-Paul Cornut, responsable haute couture pour la région Europe.

Arrêter le gaspillage !
« Cet atelier consiste à créer chacun son propre modèle, en respectant le protocole de la haute couture, depuis la conception de l’idée, en passant par la réalisation du produit, son cheminement à travers diverses étapes, jusqu’à son lancement sur le marché », explique Mme Ormen. Le 3e jour, les participants ont visité les ateliers de la créatrice libanaise Sandra Mansour, où ils ont découvert les coulisses de la maison, en l’occurrence l’atelier de conception et d’exécution. « À travers cette formation, j’ai voulu attiser la curiosité des participants en leur donnant l’envie d’aller plus loin. J’ai voulu surtout leur donner des clefs de lecture sur la mode autre que celles qu’ils sont habitués à voir dans les blogs et les magazines, leur expliquer que la mode s’ouvre sur l’anthropologie, la sexualité, la manière de consommer, et que c’est un tout lié ensemble », souligne Mme Ormen.
Abordant la question de la mode libanaise, elle avoue « que les créateurs libanais sont porteurs d’une culture et qu’ils ont une identité qu’ils veulent manifester ». Et pour elle, le vêtement est le premier moyen d’exprimer cette identité. Évoquant la frénésie de consommation qui caractérise la société aujourd’hui, l’historienne admet que la mode a pu répondre à ce besoin de consommation. « Mais aujourd’hui, il faut que ça change, estime-t-elle. Ce gaspillage ne peut plus continuer comme cela. La confection d’un jeans, c’est 1,5 kg de coton et 1 500 litres d’eau qui sont perdus. C’est un gaspillage écologique énorme. D’ailleurs, aujourd’hui les gens ont envie de vêtements mieux faits, qui correspondent à leurs désirs et leur procurent des émotions, et surtout qui sont faits dans une perspective de durabilité pour économiser », conclut-elle, appelant à favoriser le recyclage.


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