Réfugiés syriens

Trêve médiatique entre le palais Bustros et l’UNHCR

Le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil n’a pas réussi à convaincre le Haut-Commissaire aux réfugiés des Nations unies, Filippo Grandi, des souhaits du Liban en ce qui concerne le retour des déplacés syriens chez eux. 

Lors de son entretien avec le diplomate onusien, M. Bassil a estimé que les questions posées par les enquêteurs de l’UNHCR aux réfugiés qui veulent rentrer chez eux sont en train de les effrayer et de les pousser à réfléchir sur leur éventuel retour, les incitant indirectement à rester sur place dans les campements des déplacés.
M. Grandi s’est montré compréhensif et a promis de revoir les questions posées par les enquêteurs aux réfugiés pour voir si elles les effraient effectivement et les poussent à rester sur place.
Les deux responsables ont également convenu d’une « trêve médiatique » de deux semaines afin de trouver des solutions adéquates à ce dossier. Et c’est selon ces solutions que M. Bassil prendra des décisions relatives au gel ou non des visas et des permis de travail de diplomates et d’experts travaillant au sein de l’UNHCR. 

M. Bassil s’est aussi entretenu avec l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres en Syrie, Staffan de Mistura, du dossier des réfugiés syriens ainsi que de celui d’une éventuelle paix en Syrie.
Le dossier des réfugiés était également au cœur d’une rencontre entre le ministre des Affaires étrangères et son homologue suisse Ignazio Cassis, qui a souligné que Berne soutient le retour volontaire et non le retour sécurisé des réfugiés syriens dans leur pays.


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