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Liban

Réfugiés syriens au Liban : La polémique sur la conférence de Bruxelles se poursuit

Réfugiés
Pat. K. | OLJ
30/04/2018

Alors que le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a fait parvenir un message officiel au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et à la représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, soulignant que le Liban émettait de sérieuses réserves concernant « le retour volontaire des réfugiés », le ministre d’État aux Affaires des réfugiés, Mouïn Merhebi, a dénoncé « la polémique créée par le ministre des Affaires étrangères ». « Tout ce que Gebran Bassil raconte concernant la position de la communauté internationale à encourager les réfugiés syriens à rester au Liban est infondé. Il a induit le chef de l’État (Michel Aoun) et le président de la Chambre (Nabih Berry) en erreur. Nous sommes restés deux mois à préparer le texte conjoint entre le Liban et la communauté internationale qui a été adopté à Bruxelles, pourquoi n’est-il pas intervenu durant cette période pour rectifier ce qu’il juge contraire à la politique du Liban. C’est parce qu’il n’avait rien à dire en fait. Le communiqué est clair et net, et M. Bassil veut induire l’opinion publique en erreur », a-t-il dit, dans un entretien téléphonique avec L’Orient-Le Jour. M. Merhebi a appelé M. Bassil à « lire attentivement les deux documents de Bruxelles, l’un relatif au partenariat entre le Liban, l’Union européenne et les Nations unies, et l’autre portant les signatures de l’Europe et de l’UE ». « Le ministre des Affaires étrangères mène des batailles donquichottesques, lançant des accusations infondées, tout cela à des fins électorales », a-t-il martelé. 


(Lire aussi : A Bruxelles, les donateurs peinent à se mobiliser pour la Syrie)


Bassil occulte les points litigieux

Samedi, le ministre des Affaires étrangères avait adressé un message à Mme Mogherini et M. Guterres soulignant « le refus catégorique du Liban du principe de naturalisation et d’insertion dans le marché du travail des réfugiés syriens » et considérant que « le retour sécurisé et digne dans des zones sûres en Syrie est la seule solution à la crise des déplacés ». Il a également réaffirmé qu’il s’opposait au fait de « lier le retour des réfugiés syriens à une solution politique en Syrie, sachant que le conflit risque de se prolonger ». 

Dans ce message, M. Bassil critiquait également le document conjoint de Bruxelles, sans pour autant détailler les points litigieux. « Au lieu de discuter des moyens d’intégrer les réfugiés syriens au Liban pour leur donner ainsi un pays de substitution, il aurait mieux valu penser aux moyens de leur retour dans leur pays, surtout qu’au cours des derniers mois des changements positifs ont eu lieu sur le terrain en Syrie », soulignait le ministre des Affaires étrangères. 

L’intégralité des deux documents signés à Bruxelles par l’Union européenne, les Nations unies et le Liban sont publiés en anglais sur la page Facebook du ministère d’État pour les Affaires des réfugiés.


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