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Leila Saadé, présidente du RESUFF, honorée à Paris

DISTINCTION
28/04/2018

C’est à la prestigieuse salle Opéra de l’hôtel Intercontinental Le Grand à Paris, en présence du ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil et de l’ambassadeur du Liban en France Rami Adwan, que le Cercle des dames franco-libanaises (CDFL) a honoré, le 6 avril, lors de son troisième dîner de gala, Leila Saadé, présidente du Réseau francophone des femmes responsables dans l’enseignement supérieur et la recherche (RESUFF), en reconnaissance de ses contributions en faveur de la justice, de l’égalité et des droits de l’homme et surtout pour les actions qu’elle mène dans le cadre du RESUFF. Créé à l’initiative de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) en 2015, le RESUFF a pour mission de promouvoir l’accès des femmes aux postes de responsabilité au sein des institutions d’enseignement supérieur et de recherches. Il regroupe des femmes dirigeantes – présidentes, rectrices, vice-présidentes, vice-rectrices et doyennes – des institutions membres de l’AUF, issues d’Afrique subsaharienne, du Maghreb, du Moyen-Orient, d’Europe centrale et orientale, d’Europe de l’Ouest, d’Asie-Pacifique et du continent américain.
 « Ce soir, nous sommes tous réunis pour fêter la femme libanaise et surtout pour rendre hommage à une grande dame : le Dr Leila Saadé Farah », a annoncé Randa Lteif Stéphan, fondatrice et présidente du CDFL, devant plus de 200 personnes en provenance du Liban, de toute la France et d’Europe – des ambassadeurs, des doyens d’université, des hommes et des femmes d’affaires, des membres et des partenaires du CDFL ainsi que des proches et des amis de Mme Saadé.

Une femme de tête et de convictions
Dans un film d’une dizaine de minutes réalisé pour l’occasion, des collègues et des proches de Leila Saadé, français et libanais, se sont succédé pour rendre hommage à la présidente du RESUFF qui est également présidente de l’École doctorale de droit du Moyen-Orient, fondatrice et directrice pendant 15 ans de la filière francophone de droit de l’Université libanaise, docteur honoris causa de l’Université libre de Bruxelles et chevalier dans l’ordre des Palmes académiques (France). Une « femme exceptionnelle », une « brillante juriste », « intelligente », « courageuse », « engagée », qui porte le flambeau de la « francophonie » et des « valeurs » humaines, une « femme de tête et de convictions », mais également « une amie solaire, positive et généreuse », « une mère meilleure amie au monde », une « personne qui a pris toutes ses souffrances et qui en a fait une force ».
Prenant la parole après la projection du film, le professeur Rostane Mehdi, directeur de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, a quant à lui présenté Leila Saadé comme « le produit d’un milieu où l’on cultive avec un égal bonheur le sens des devoirs publics, l’appétence pour le combat politique dans ce qu’il a de plus digne et le goût des arts, du beau et de la culture ». Soulignant sa double appartenance, il l’a décrite comme alliant « l’amour viscéral du Liban et l’adhésion réfléchie aux Lumières. La chair et la raison ».
Dans un mot fort, éloquent, percutant et émouvant qu’elle a prononcé sans notes ni aucun autre support de mémoire, Leila Saadé est revenue sur les moments-clés de son enfance et de sa jeunesse entre le pays du Cèdre et la France, la création de la filière francophone de droit à l’Université libanaise, les valeurs qui lui tiennent à cœur, le RESUFF. « Ce soir, mon sang, mon pouls, mon cœur ne sont que reconnaissance… » a-t-elle commencé, avant de remercier le Cercle des dames franco-libanaises, sa présidente, Randa Lteif Stéphan, son conseil d’administration et ses membres pour cet honneur.
 « La vie n’a de couleur que si elle se conjugue avec passion. Et ce soir, je peux affirmer que ma vie s’est construite autour de deux grandes passions : la jeunesse, porteuse du flambeau de l’avenir, et les femmes, porteuses du flambeau de la vie dans toutes ses dimensions », a-t-elle confié, émue, devant un public conquis.


Pour mémoire

Leila Saadé élue à la tête du Réseau francophone des femmes responsables dans l’enseignement supérieur et la recherche

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