Spécial Orientation professionnelle / Édition 3

À l’Université libano-française, une approche personnalisée pour mieux encadrer l’étudiant

27/03/2018

L’Université libano-française dispose de quatre campus situés à Deddeh-Koura, Tripoli, Chtaura et Dick el-Mehdi (Metn), le campus principal étant situé à Tripoli. L’un des soucis majeurs affiché par la direction de cet établissement est d’offrir à ses étudiants un environnement agréable. Le campus principal abrite ainsi de nombreux espaces verts ainsi qu’une infrastructure adéquate pour des activités de loisirs, notamment un studio de danse, un gymnase, et des terrains couverts ou en plein air pour les compétitions ou exercices sportifs. Des conférences, des séminaires, des expositions artistiques et des spectacles divers sont en outre organisés tout au long de l’année, relève un responsable de l’administration.

Présentation générale
Fondée en 1996 en collaboration avec des professeurs français et libanais, l’Université libano-française est partie du rêve d’un homme, le professeur Mohamad Salhab : satisfaire les aspirations des étudiants quel que soit leur niveau social. Plus précisément, l’ouverture de cet établissement indépendant et laïc avait pour fondement deux constats majeurs : le premier est que les études de qualité au Liban coûtent cher ; le second est que l’éducation est un droit auquel chacun devrait avoir accès.
L’ULF possède dans ce cadre un Conseil stratégique composé de membres éminents des communautés libanaises, françaises et américaines. Ceux-ci sont pour la plupart des enseignants en philosophie des sciences. L’Université fait partie de l’Agence universitaire de la Francophonie mais propose autant de cours en français qu’en anglais.
Au stade actuel, l’ULF regroupe les facultés de génie (avec les principales branches d’ingénierie), des sciences et lettres (informatique, système de télécommunications, instrumentation biomédicale, mécanique et énergétique, sciences de l’environnement, sciences sociales, sociologie des sciences et des technologies, technologies avancées), de gestion (notamment, affaires internationales, hôtellerie, informatique industrielle, marketing, réseaux et télécommunications …), et des arts (décoration d’intérieur, design graphique, stylisme).

Des professionnels du terrain
Depuis plus de vingt ans, l’ULF se bat pour assurer aux jeunes une formation de qualité, guidée par la priorité de faire de ses étudiants des professionnels responsables, « mus par un fort sens de l’éthique et motivés par l’engagement citoyen ». Le Pr Mohammad Salhab définit cet objectif par cinq piliers majeurs :
- Offrir des formations de haut niveau académique, scientifique et technologique afin d’assurer de véritables débouchés professionnels dans les domaines de la recherche et de la formation.
- Garantir l’intégration de l’enseignement au niveau national et international.
- Préparer les étudiants à une professionnalisation de pointe en respectant la spécificité des disciplines et des diplômes.
- Porter une attention particulière à l’apprentissage des langues.
- Développer la collaboration avec les entreprises publiques et privées.
A l’ULF, « les enseignants ont choisi de placer l’étudiant au centre de leurs préoccupations », souligne un responsable administratif qui a requis l’anonymat. Tout en leur assurant un enseignement de qualité et un très large éventail de formations, l’établissement a choisi d’adopter une approche personnalisée avec chacun d’entre eux. En témoigne la récente création d’une salle d’orientation qui permet à chaque jeune de discuter de ses objectifs professionnels afin d’être guidé dans la voie qui lui correspond le mieux. « A l’ULF, nous formons des professionnels du terrain », affirme Sylvie Devigne, responsable de la direction générale. « Le but recherché est que nos étudiants fassent plus tard la différence sur le marché du travail grâce à leur esprit critique, créatif, mais surtout grâce à leur capacité à résoudre des problèmes de fond». Afin de les former au mieux, et ce malgré les difficultés économiques et sociales auxquelles est confronté le pays, l’Université met à la disposition de ses étudiants des outils et des technologies de pointe. L’ULF est d’ailleurs l’unique université au Liban à proposer une licence d’instrumentation biomédicale.
Toujours dans l’objectif de fournir aux étudiants des avantages à moindre coût, les responsables de l’établissement ont décidé de trouver une solution à l’augmentation des coûts du transport en fournissant un service de navette gratuit vers les autoroutes de Dbayé et Bickfaya.
Consciente de l’époque cosmopolite dans laquelle les jeunes diplômés se trouvent, l’ULF leur permet d’effectuer un à deux ans de leurs études dans une université partenaire. En France, l’ULF est ainsi partenaire de l’Université Claude Bernard-Lyon, de l’Université Saint-Etienne, de l’Université Paul Sabatier-Toulouse, de l’Université de Technologie de Belfort et de Montbéliard, de l’Institut national Polytechnique de Toulouse, de l’Institut supérieur des Technologies avancées de Saint-Étienne, et de l’Université d’Évry Val d’Essonne. Au Canada, elle est affiliée à l’Université d’administration publique du Québec.
Mais l’Université libano-française ne se contente pas de faire profiter ses étudiants de son réseau international. Les enseignants mettent un point d’honneur au succès de leurs étudiants, non seulement au cours de leurs études mais surtout dans les premiers pas de leur carrière professionnelle. Les stages ont ainsi une place majeure tout au long de leur parcours universitaire. Pour ce faire, l’établissement peut compter sur le réseau professionnel qu’il a su se constituer en vingt ans d’existence. L’objectif ? Plonger dès la première année les étudiants dans la réalité du monde du travail le plus tôt possible. Des entreprises telles que Proximity, Iloubnan ou encore Sketch font ainsi partie du réseau professionnel dont disposent les étudiants. « En conséquence, la majorité de nos étudiants ont un emploi avant même de finir leurs études ! », affirme Sylvie Devigne.
Sur le long terme, l’ULF espère pouvoir lancer de nouvelles facultés en plus des cinq déjà ouvertes. En attendant, l’Université a su prouver une chose : loin des clichés véhiculés, bénéficier d’une éducation de qualité peut être à la portée de chacun, et ce quel que soit son environnement social.

L’ULF collabore avec le monde industriel et les PME

Le président du Conseil scientifique et doyen de la faculté de génie de l’Université libano-française (ULF), Ahmad el-Rafhi, retrace succinctement l’historique et les perspectives de cet établissement. Il souligne notamment que la création de l’ULF a été au départ une initiative libano-française. « À l’époque, précise-t-il, une équipe pluridisciplinaire d’universitaires franco-libanais avait créé l’Association francophone pour le développement de l’enseignement supérieur. Le siège de cette association était situé à Lyon. Le Liban manquait alors de réelles formations technologiques au niveau universitaire. Or c’est un domaine dont les besoins se faisaient de plus en plus ressentir sur le marché du travail. En 1996, nous sommes donc passés à l’acte en créant un Centre universitaire de technologie à Tripoli. Le but était de permettre aux étudiants d’accéder à une formation qui suivait les mutations économiques et technologiques actuelles. Un an plus tard, en 1997, un campus a été ouvert à Deddé, puis dix ans plus tard, le centre est devenu l’Université de sciences et technologies appliquées libano-française. À l’heure actuelle, nous avons diversifié nos formations puisque nous avons cinq facultés contre trois en 2006. »
Quels sont dans ce cadre les principaux atouts de l’ULF ? « À mon sens, ils sont au nombre de trois, souligne le doyen. Le premier est que nous ne sommes pas là uniquement pour fournir un diplôme à nos étudiants. Ceux-ci viennent en premier lieu parce qu’ils ont soif de connaissance. Ensuite, nos frais d’inscription sont très abordables : notre but est de permettre à des étudiants brillants mais issus de milieux défavorisés de bénéficier d’un bon niveau de formation pour se lancer sur le marché du travail. Enfin, notre emplacement n’est pas à négliger. »
Quid des perspectives d’avenir de l’ULF? « Nous engageons de plus en plus nos étudiants dans le domaine de la recherche, en collaboration avec le monde industriel, notamment avec la Chambre de commerce et d’industrie de Tripoli, mais aussi avec des petites et grandes entreprises, indique M. Rafhi. Nous avons beaucoup de projets en cours : certains sont liés aux écosystèmes et aux énergies renouvelables en collaboration avec l’Université de Troie, d’autres en lien avec l’optimisation industrielle des handicapés, ou encore l’effet des ondes sur les vivants. »

Les procédures d’admission à l’ULF

Les admissions en licence se font uniquement sur obtention du baccalauréat. En revanche, les cursus de génie et les admissions en master nécessitent la consultation du dossier de l’étudiant ainsi qu’une série de tests en fonction du domaine demandé.
Les frais d’inscription varient entre 4 000 et 7 000 dollars.

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