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Économie

Vote du budget 2018 : ouverture d’une session extraordinaire au Parlement

Finances publiques
OLJ
14/03/2018

Le président de la République, Michel Aoun, a signé hier un décret prévoyant l’ouverture d’une session extraordinaire du Parlement, afin de permettre le vote du projet de budget prévisionnel pour l’exercice 2018 en session plénière. Cette session prendra fin le 19 mars. Lundi, le président Aoun avait signé le décret permettant la transmission du projet de budget au Parlement, quelques heures seulement après son adoption en Conseil des ministres. Il devra être examiné par la commission parlementaire des Finances et du Budget avant d’être soumis au vote en session plénière.

 Des réunions « matin et soir »
Le président de la commission des Finances et du Budget, le député Ibrahim Kanaan, a déclaré de son côté que la commission allait se réunir quotidiennement, « matin et soir, afin de pouvoir finaliser les débats essentiels concernant le budget 2018 et le transférer à la Chambre ». « Nous sommes prêts à étudier et approuver le budget malgré des circonstances économiques et politiques difficiles ainsi que l’approche des élections législatives et la fin du mandat des parlementaires », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, avait annoncé lundi que le « déficit public prévu dans le projet de budget de 2018 s’élève à 7 267 milliards de livres (4,8 milliards de dollars), ce qui représenterait 9 % du PIB ». Il a estimé que cela constituerait une « baisse de 220 milliards de livres (145 millions de dollars) du déficit par rapport à celui enregistré en 2017. Ce dernier n’a pas encore été publié par le ministère des Finances, qui a néanmoins publié hier les flux de trésorerie des onze premiers mois de l’année 2017. Le déficit public a atteint 3,4 milliards de dollars sur les onze premiers mois de 2017, en hausse de 4,9 % par rapport à la même période en 2016, toujours selon le ministère des Finances. Le déficit représente 24,76 % des dépenses publiques totales, contre 26,8 % un an plus tôt. Les dépenses publiques ont augmenté de 12,4 % en glissement annuel à 13,6 milliards de dollars fin novembre.
Les revenus de l’État ont, eux, totalisé environ 10,2 milliards de dollars, en hausse de 15,9 % en glissement annuel. Les recettes fiscales ont atteint 7,7 milliards de dollars (+20,3 %), tandis que les recettes non fiscales se sont élevées à 1,8 milliard de dollars (-10 %). Le solde primaire – c’est-à-dire hors service de la dette, lequel s’élevait à 4,8 milliards de dollars fin novembre – atteint un surplus de 1,44 milliard de dollars, en baisse de 21,3 % par rapport à la même période en 2016.

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