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Économie

Plus d’un tiers des ménages libanais dans la pauvreté en 2015

Rapport

C’est la Békaa qui a compté le pourcentage le plus élevé de familles défavorisées, selon une étude réalisée par le Centre consultatif d’études et de documentation.

02/03/2018

Plus d’un tiers des ménages libanais (36,3 %) vivaient dans la pauvreté en 2015 et étaient incapables de subvenir à leurs besoins vitaux, tandis que la moitié des familles (50,5 %) éprouvaient des difficultés pour y parvenir. Enfin, moins d’un sixième de la population du pays du Cèdre (13,2 %) était satisfait de son niveau de vie.

C’est ce constat, cinglant, qui a été mis en avant dans une étude statistique intitulée « Les conditions de vie des ménages au Liban en 2015 : résultats et indicateurs généraux et régionaux », réalisée par le Centre consultatif d’études et de documentation. Fondé en 1988, ce centre de recherches privé est spécialisé notamment dans les questions socio-économiques, précise son site internet. Le centre affirme de plus accorder une « attention particulière » à l’évolution de la politique des États-Unis ou encore des relations entre les mondes arabe et musulman et l’Occident, en « mettant l’accent sur les questions liées à la Palestine et la résistance ».

Les résultats de l’étude – qui avaient déjà été en partie dévoilés par le quotidien al-Akhbar, proche du Hezbollah – ont été officiellement présentés hier après-midi lors d’une conférence organisée au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), à Beyrouth, selon un communiqué.


(Lire aussi : Les réfugiés syriens de plus en plus endettés malgré la hausse des aides)



Échantillon de 6 000 familles
Les conclusions de l’étude se basent sur les résultats d’une enquête de terrain réalisée entre 2014 et 2015 sur un échantillon de 6 000 familles libanaises dans toutes les régions du pays. Les enquêteurs ont articulé leurs entretiens autour de 24 indicateurs répartis entre cinq composantes : l’éducation, le logement, l’accès aux services de logement, l’état de santé ainsi que les conditions économiques des ménages. Les chercheurs ont, en outre, précisé qu’ils n’avaient pas tenu compte des familles de réfugiés syriens ou palestiniens.

Les auteurs de l’étude soulignent que les disparités entre les ménages ont été accentuées par une baisse générale de leur niveau de vie entre 2004 et 2015. Ils notent par exemple que le pourcentage de ménages ayant une satisfaction élevée est passé de près de 26,6 % à 13,2 %, et ceux ayant un faible niveau de satisfaction de 29,7 % à 36,3 %, entre autres résultats. En termes de répartition, c’est la Békaa qui a compté le pourcentage le plus élevé de familles défavorisées en 2015, avec environ 53,8 % du total, à l’inverse de Beyrouth, où seulement 27,4 % du nombre total de ménages vivent dans la pauvreté. Cette proportion est de 50,9 % à Nabatiyé, de 46,6 % dans le Liban-Nord, de 33,1 % au Liban-Sud et enfin de 31,8 % dans le Mont-Liban.

Le rapport indique enfin que les disparités les plus importantes ont été relevées au niveau des indicateurs se rapportant aux conditions économiques des ménages, leur état de santé et la disponibilité des services de logement, notamment en dehors de Beyrouth. Enfin l’étude souligne que la bonne moyenne relative enregistrée au Liban-Sud est étroitement liée à l’effort de reconstruction entamé après la guerre de juillet 2006 entre le Hezbollah et Israël.
Il n’existe pas de statistiques centralisées au Liban mesurant le niveau de pauvreté. Le Liban s’est de plus classé au 76e rang sur 188 pays du monde au classement sur le développement humain de 2016, publié en mars dernier par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), avec un indice de développement humain (IDH) de 0,763 (sur 1), situé au-dessus des moyennes régionale (0,687) et mondiale (0,746). L’IDH mesure depuis 1990 les réalisations d’un pays en fonction de trois aspects fondamentaux du développement humain qui sont la santé, l’éducation et les revenus.


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