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Dernières Infos - Liban

Trump suggère que la Syrie « s'occupe » du Hezbollah à la place d'Israël


Le président américain Donald Trump s'entretient avec le président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, lors d'un déjeuner de travail réunissant les dirigeants du G7 et du Moyen-Orient, en marge du sommet du G7 à Évian-les-Bains, en France, le 16 juin 2026. Photo Christian Hartmann/Reuters

Donald Trump a dit mardi avoir « suggéré à Israël de laisser la Syrie s'occuper du Hezbollah » au Liban, en critiquant la stratégie du Premier ministre israélien contre le mouvement pro-iranien libanais. Israël « se bat contre le Hezbollah depuis trop longtemps » et « trop de gens sont tués », a critiqué le président américain, dont la relation avec Benjamin Netanyahu s'est tendue récemment.

« Vous n'avez pas besoin de détruire tout un immeuble à chaque fois que vous cherchez quelqu'un parce qu'il y a beaucoup de gens dans ces immeubles », a poursuivi Donald Trump, qui s'exprimait en marge du sommet du G7 à Evian, en France.

Le président américain a au contraire vanté les mérites du dirigeant syrien Ahmad el-Chareh, qu'il apprécie particulièrement, en déclarant : « Ce n'est pas un boy scout mais il a fait un boulot incroyable » en Syrie. « Il est très bon concernant le Hezbollah », a encore dit le président américain à propos de son homologue syrien, qui a figuré sur une liste de jihadistes recherchés par les Etats-Unis. « Si Israël ne peut pas faire le boulot sans tuer tout le monde, il le fera », a-t-il estimé.

Ahmad el-Chareh a déclaré récemment à des visiteurs que Damas n'avait aucune intention d'intervenir au Liban, avaient indiqué à l'AFP deux personnes ayant assisté à l'entretien.

Donald Trump a répété qu'il n'avait « pas aimé du tout » qu'Israël conduise une attaque à Beyrouth « deux heures avant » que les Etats-Unis ne concluent un accord avec l'Iran, ce qui aurait pu nuire aux discussions entre Washington et Téhéran.

« Sans moi, il n'y aurait pas d'Israël » a affirmé le dirigeant républicain, ajoutant: « J'ai eu une excellente relation avec Bibi (ndlr: le surnom du dirigeant israélien) mais maintenant, Bibi doit être plus responsable en ce qui concerne le Liban ». Le président syrien assure vouloir ouvrir une nouvelle page avec le Liban.

Lorsque la Syrie était dirigée par Hafez al-Assad, elle était intervenue en pleine guerre civile en 1976. Et les troupes syriennes ne s'étaient définitivement retirées que près de 30 ans plus tard. Donald Trump avait déjà évoqué début juin une possible action de la Syrie contre le Hezbollah pro-iranien dans le pays voisin, avec lequel elle partage une longue frontière terrestre. La Syrie est dirigée depuis fin 2024 par des autorités islamistes hostiles au mouvement libanais, qui était l'allié du président renversé Bachar al-Assad.

Donald Trump a dit mardi avoir « suggéré à Israël de laisser la Syrie s'occuper du Hezbollah » au Liban, en critiquant la stratégie du Premier ministre israélien contre le mouvement pro-iranien libanais. Israël « se bat contre le Hezbollah depuis trop longtemps » et « trop de gens sont tués », a critiqué le président américain, dont la relation avec Benjamin Netanyahu s'est tendue récemment.« Vous n'avez pas besoin de détruire tout un immeuble à chaque fois que vous cherchez quelqu'un parce qu'il y a beaucoup de gens dans ces immeubles », a poursuivi Donald Trump, qui s'exprimait en marge du sommet du G7 à Evian, en France.Le président américain a au contraire vanté les mérites du dirigeant syrien Ahmad el-Chareh, qu'il apprécie particulièrement, en déclarant : « Ce n'est pas...