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Politique - Éclairage

Après l'accord américano-iranien, des efforts régionaux pour « le jour d'après » au Liban

Le commandant de l'armée, Rodolphe Haykal, devrait évoquer le modèle irlandais pour le désarmement du Hezbollah lors d'une prochaine visite à Londres.

Après l'accord américano-iranien, des efforts régionaux pour « le jour d'après » au Liban

Un drapeau du Hezbollah flotte sur le toit d'un véhicule qui se dirige vers le sud du Liban, devant un panneau d'affichage arborant un portrait du président libanais Joseph Aoun et sur lequel on peut lire « la diplomatie est la voie pour mettre fin à la guerre au Liban », dans la ville côtière de Saïda, au sud de Beyrouth, le 15 juin 2026. Photo AFP

De nombreux chapitres du mémorandum d'entente irano-américain seront révélés au fil du temps, qui se chargera d'en éclairer les répercussions. L'essentiel réside dans le processus de négociation, qui se poursuivra pendant soixante jours en vue d'aboutir à un accord sur le dossier nucléaire. Mais, dans une première lecture de ce qui s'est passé, Donald Trump n'a obtenu que l'ouverture du détroit d'Ormuz, alors qu'il réclamait initialement des conditions bien plus ambitieuses, allant jusqu'à renverser le régime des mollahs, mettre fin à l'enrichissement sur le sol iranien, confisquer l'uranium déjà hautement enrichi et contraindre Téhéran à abandonner son programme balistique. Rien de tout cela n'a pu être arraché par le président américain. Israël, qui a perdu la bataille consistant à...
De nombreux chapitres du mémorandum d'entente irano-américain seront révélés au fil du temps, qui se chargera d'en éclairer les répercussions. L'essentiel réside dans le processus de négociation, qui se poursuivra pendant soixante jours en vue d'aboutir à un accord sur le dossier nucléaire. Mais, dans une première lecture de ce qui s'est passé, Donald Trump n'a obtenu que l'ouverture du détroit d'Ormuz, alors qu'il réclamait initialement des conditions bien plus ambitieuses, allant jusqu'à renverser le régime des mollahs, mettre fin à l'enrichissement sur le sol iranien, confisquer l'uranium déjà hautement enrichi et contraindre Téhéran à abandonner son programme balistique. Rien de tout cela n'a pu être arraché par le président américain. Israël, qui a perdu...
commentaires (10)

Si Israël est le grand perdant de cet accord, le Liban aussi. Il se trouve, à nouveau et d'une manière plus dure, occupé, et face à un Hezbollah renforcé (même si affaibli, militairement), D'autant plus qu'il va profiter de la manne financière qui va pleuvoir sur l'Iran; déblocage de fonds, levée des sanctions, vente de pétrole, et, probablement, droits de passage sur le détroit. Cela, bien sûr, les autorités libanaises peuvent facilement l'empêcher, mais le feront-elles?

Yves Prevost

05 h 41, le 17 juin 2026

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Commentaires (10)

  • Si Israël est le grand perdant de cet accord, le Liban aussi. Il se trouve, à nouveau et d'une manière plus dure, occupé, et face à un Hezbollah renforcé (même si affaibli, militairement), D'autant plus qu'il va profiter de la manne financière qui va pleuvoir sur l'Iran; déblocage de fonds, levée des sanctions, vente de pétrole, et, probablement, droits de passage sur le détroit. Cela, bien sûr, les autorités libanaises peuvent facilement l'empêcher, mais le feront-elles?

    Yves Prevost

    05 h 41, le 17 juin 2026

  • Les irlandais eux, ne dépendaient d’aucun pays étranger en recevant des armes et des moyens de destructions pour anéantir leur pays dans le but de le soumettre à un pays qui n’a aucune bonne intention envers le nôtre. D’un commun accord ils ont décidé d’arriver une solution pacifique entre les deux belligérants alors que le HB lui, n’a aucune autonomie pour décider dès son sort ni de celui de son pays qu’il a entraîné dans une guerre sans aucune raison pour simplement dominer par la terreur. Il ne cesse de répéter vouloir une guerre, civile cette fois ci,pour nous soumettre à ses exigences.

    Sissi zayyat

    11 h 28, le 16 juin 2026

  • Autant dire que c'est fichu, le Liban vendu à l'Iran, nous resterons soumis pour longtemps aux soubresauts des conflits régionaux car les accords du passé n'ont jamais été appliqué ce ne sont que des replâtrages de façades qui se lézardes jusqu'à s'effondrer face à de nouvelles guerres. La montagne a accouché d'une souris semble t-il mais l'histoire n'est pas encore écrite, par contre ce qui est certain c'est que nos souffrances ne font que commencer.

    Zeidan

    09 h 29, le 16 juin 2026

  • "...obtenir le retrait israélien en échange du désarmement du Hezbollah". On en revient toujours là. Le pouvoir a besoin, face au Hezbollah triomphant, d'obtenir des gains dans les négociations, et Israël ne lui en concédera aucun tant qu'il n'aura pas fait la preuve de sa détermination à désarmer la milice iranienne. La comparaison avec l'IRA n'est pas très pertinente. On semble, en effet, oublier qu'il ne s'agit pas, ici, d'une opposition INTERNE, mais d'une milice ETRANGERE, sur le sol libanais

    Yves Prevost

    08 h 13, le 16 juin 2026

  • Autrement dit et en attendant Godot, le Liban a été bel et bien kidnappé par les Persés.

    Remy Martin

    08 h 00, le 16 juin 2026

  • "Netanyahu pourrait s'engager dans un processus d'escalade progressive après la signature de l'accord (...), et il liera par ailleurs le retrait du Sud au démantèlement des armes du Hezbollah". C'est le scénario le plus probable. Tout d'abord, juste quelques opérations, pour montrer qu'il ne se sent pas tenu par l'accord, mais limitées pour ne pas provoquer un nouveau clash avec Trump. Ensuite, petit à petit, il reprendra sa totale liberté d'action.

    Yves Prevost

    07 h 58, le 16 juin 2026

  • Il faut rappeler que l'IRA a été demantelée après la chute de l'URSS et donc de son principal sponsor et parce que il y avait un gouvernement anglais fort .... Dans le contexte libanais, l'Iran semble sortir encore solide et le gouvernement libanais est très faible...juste le rappeler à Haykal

    Nad

    07 h 02, le 16 juin 2026

  • « Le commandant de l'armée, Rodolphe Haykal, devrait évoquer le modèle irlandais pour le désarmement du Hezbollah lors d'une prochaine visite à Londres. » Pfff. Du grand n’importe quoi. Aucune puissance étrangère n’avait imposé à l’Irlande du Nord le maintien des armes de l’IRA AU TERME d’une « guerre civile ». Le seul modèle qui vaille c’est le modèle jordanien de septembre noir. Mais d’abord une révolution populaire qui extirpe l’état profond imposé par la même puissance étrangère. Et ensuite une nouvelle armée d’un nouveau régime, qui seule sera en mesure d’appliquer le modèle jordanien.

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    06 h 26, le 16 juin 2026

  • Bonne analyse, et au moment de publier l’accord, on saura peut-être qui a gagné quoi. S’il est vrai que l’Iran gardera ses pions régionaux, on sera toujours à la même place. Le hezbollah boiteux criera victoire, et on ne sera plus que deux à vouloir le désarmer, nous et le voisin. Comme quoi même avec ton pire ennemi tu peux avoir des points communs.

    NG

    06 h 19, le 16 juin 2026

  • La référence au modèle irlandais par le général Haykal aurait de quoi susciter l’hilarité si la situation n’était pas aussi dramatique. En effet cette référence soulève deux interrogations : soit le commandant en chef de l’armée est d’une naïveté qui le rend inapte à exercer ses fonctions, soit il tente de berner ses interlocuteurs en pratiquant la dissimulation. S’il a tant besoin d’un modèle il serait utile de se référer aux programmes de dénazification mis en place par les Alliés après la seconde guerre mondiale.

    Prinzatour

    03 h 32, le 16 juin 2026

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