Le mufti jaafarite Ahmad Kabalan, proche du Hezbollah. Photo Ani
Le mufti jaafarite Ahmad Kabalan, réputé proche du Hezbollah, a déclaré lundi qu’à la suite de l’accord entre les États-Unis et l’Iran, qu’il a considéré comme une « victoire iranienne », le président Joseph Aoun devait « changer le gouvernement et former un partenariat fort avec le tandem chiite s'il veut gouverner ».
Les États-Unis et l’Iran sont parvenus lundi à un accord visant à mettre immédiatement fin à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris au Liban, avec une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève.
« Étant donné que les facteurs qui ont porté le camp pro-Washington au pouvoir n'existent plus après la fin de la cette guerre, le gouvernement actuel doit être changé calmement et dans le cadre des équilibres nationaux », a déclaré le mufti Kabalan, selon un communiqué relayé par l’Agence nationale d’information (officielle). « Si le président Joseph Aoun veut gouverner, il doit changer le gouvernement et former un partenariat fort avec le tandem de la résistance, qui a mené cette guerre contre Israël et l’a remportée. Il doit également se retirer des négociations directes avec Israël, qui a perdu la guerre du siècle », a-t-il ajouté.
Les pourparlers directs libano-israéliennes, qui se déroulent à Washington, ont été à plusieurs reprises critiqués par le Hezbollah et le mouvement Amal. « Avec l’accord historique Washington-Téhéran, nous faisons désormais face à un Moyen-Orient façonné par les conditions iraniennes », a ajouté Ahmad Kabalan.
Le dignitaire a également estimé que la notion selon laquelle « personne ne négocie au nom du Liban » s’est effondrée à la suite de cet accord. Le Premier ministre Nawaf Salam avait reconnu l’impact sur le Liban des négociations menées à Islamabad, tout en réaffirmant la détermination du pays à négocier en tant qu’État indépendant que « personne ne représente à sa place ». Malgré son appel à changer le gouvernement, le mufti a affirmé que le « centre de gravité de la résistance est aujourd’hui la paix civile, la famille libanaise, le partenariat national, le renforcement du rôle souverain de l’État et la revitalisation de la vie politique ». Il a aussi déclaré que tout retard israélien concernant le calendrier de son retrait du Liban serait « réglé rapidement par la résistance et les missiles iraniens ».
Plus tôt lundi, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré qu’« Israël ne se retirera pas des territoires qu’il a saisis au Liban et que si l’Iran attaque Israël en raison des événements au Liban, Israël ripostera ».



Il se prend pour le guide la république libanaise?!
15 h 16, le 15 juin 2026