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Rép. tchèque: le responsable kurde en Syrie Saleh Muslim remis en liberté

AFP
27/02/2018
Le tribunal municipal de Prague a remis en liberté mardi le responsable kurde de Syrie Saleh Muslim, refusant de le maintenir en détention après son interpellation de samedi, a annoncé à la presse son avocat, Miroslav Krutina.

Selon l'avocat, Saleh Muslim a promis de collaborer à toutes les démarches liées à la procédure d'extradition, demandée par la Turquie. Co-président jusqu'à l'an dernier du Parti de l'union démocratique (PYD), il avait été arrêté samedi à Prague, en vertu d'une demande d'Interpol émise par la Turquie le qualifiant de "chef d'un groupe terroriste".

Le juge, Jaroslav Pytloun, s'est refusé à commenter sa décision, vivement acclamée par plusieurs dizaines de Kurdes venus manifester leur solidarité à Saleh Muslim, devant le bâtiment du tribunal municipal, dans le centre de Prague.

Ankara avait "commencé les démarches en vue de l'extradition vers la Turquie" de Saleh Muslim, qui encourt 30 peines de prison à perpétuité s'il y est jugé, selon le ministère turc de la Justice.

M. Muslim fait l'objet depuis novembre 2016 d'un mandat d'arrêt émis par les autorités turques, en lien avec un attentat commis à Ankara en février 2016 (29 morts), dans lequel il a nié toute implication.

Le PYD est considéré par Ankara comme une extension du PKK, qui mène une guérilla en Turquie depuis trois décennies.

Ce mouvement politique kurde syrien est aussi le bras politique des Unités de protection du peuple (YPG), la principale milice kurde de Syrie, contre laquelle la Turquie a déclenché en janvier une offensive militaire dans l'enclave d'Afrine (nord-ouest de la Syrie).

Le ministre tchèque des Affaires étrangères Martin Stropnicky a nié lundi tout lien entre l'arrestation de M. Muslim et l'emprisonnement en Turquie de deux ressortissants tchèques accusés d'avoir combattu en Syrie aux côtés des YPG.

Miroslav Farkas et Marketa Vselichova avaient été condamnées l'an dernier à six ans et trois mois de prison. Certains médias avaient émis l'hypothèse qu'ils pourraient être libérés en échange de l'extradition de M. Muslim.

Le Premier ministre tchèque Andrej Babis s'est refusé mardi à commenter l'affaire: "C'est un tribunal tchèque qui en décide, je ne connais pas cette affaire", a-t-il dit au cours d'un point de presse à l'issue du conseil des ministres.

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