Sari Abou Rahhal, 31 ans, se trouve toujours dans un état critique après avoir été victime d'une tentative de meurtre pour motif de jalousie, le 25 février à l'aube. Photo tirée de la page Facebook de Sari Abou Rahhal
Le hashtag (mot-dièse) "Justice_for_Sari" se répandait mardi comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux au Liban pour réclamer la traduction en justice d'un jeune homme ayant attaqué pour motif de jalousie un habitant de Zouk Mosbeh, Sari Abou Rahhal, 31 ans, qui se trouve toujours dans un état critique à l'hôpital.
Dimanche à l'aube, R. A. N avait fait irruption devant la maison de Sari, fonçant délibérément au volant de son véhicule tout-terrain contre Sari Abou Rahal pour tenter de le tuer, selon les médias locaux, au motif que le jeune homme avait envoyé un message à sa petite amie dont il avait fait connaissance pendant la soirée. A bord de la voiture se trouvait également la jeune fille, à laquelle la victime avait envoyé un message via son compte Instagram après la soirée, message qui a provoqué la jalousie de R.A.N., comme le rapportent des journaux libanais.
Sari Abou Rahhal est tombé dans une canalisation, ce qui lui a sauvé la vie selon les médias locaux. Mardi, son état était toujours critique selon l'hôpital Notre-Dame du Liban, contacté par l'OLJ. R. A. N a, lui, fui le pays, selon les médias locaux.
Depuis l'incident, des Libanais se sont mobilisés sur les réseaux sociaux, réclamant que justice soit faite.
"A cause d'un message sur Instagram, Sari finit à l'hôpital. Ce n'est pas juste et nous réclamons #Justice_pour_Sari", a écrit cette internaute.
"Le Liban devient +stupide+. Quelle honte", a réagi cette utilisatrice de Twitter, avec le mot-dièse #Justice_pour_Sari.
Pour cet internaute, "ce n'est pas Daech (acronyme arabe de l'Etat islamique) le plus dangereux". Sur Twitter, il dénonce les meurtres "pour une place de parking", ceux causés par les armes illégales et "maintenant, les terroristes qui écrasent les autres avec leur voiture pour un message envoyé sur Instagram". "Où va-t-on ? Le manque de morale et d'éducation nous conduisent en enfer", conclut-il.
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ET AVANT LE MESSAGE ? L,ACTE EST CRIMINEL QUELLES QU,EN SOIENT LES CAUSES !
20 h 27, le 27 février 2018