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Liban - Université

À la faculté des sciences de l’UL à Tripoli, le semestre démarre dans la pénurie de professeurs

Les étudiants ont observé hier un sit-in.

Des étudiants protestent devant l’immeuble de la faculté des sciences de l’Université libanaise à Tripoli. Photo ANI

Les étudiants de la faculté des sciences de l’Université libanaise à Tripoli ont observé hier un sit-in pour dénoncer le manque de cadres académiques à l’UL et pour réclamer la désignation de professeurs censés leur enseigner les matières du second semestre.

Moins d’une semaine après la reprise des cours, les étudiants se sont rendu compte que l’université n’avait pas fait appel à suffisamment de professeurs pour assurer tous les cours prévus. « Cette crise a surgi il y a trois ans, mais elle s’est aggravée à l’automne dernier. On a donc dû reporter quelques cours du premier semestre au second, le temps que l’université trouve une solution. Mais nous avons été surpris de découvrir que le problème persiste », a déclaré hier Rim Halawani, porte-parole des étudiants. « Il est honteux que l’université nationale souffre d’une telle carence au niveau de ses cadres académiques, non pas par manque de professeurs compétents, mais pour des raisons jusqu’à présent inconnues », a ajouté l’étudiante.

De son côté, le professeur Mohammad Tabcha, qui participait avec quelques-uns de ses collègues au sit-in, a exprimé sa solidarité avec les étudiants : « Nous appelons le recteur de l’université, Fouad Ayoub, à intervenir immédiatement pour résoudre cette crise et élaborer un plan d’urgence. »

Interrogé par L’Orient-Le Jour, un responsable au sein de la faculté a rappelé que la crise remonte à plus de deux ans. « Le nombre d’étudiants de la faculté des sciences a considérablement augmenté (3 200 actuellement), à l’heure où de plus en plus de professeurs partent à la retraite », explique-t-il, avant de poursuivre : « Depuis 2015, entre cinq et sept professeurs partent à la retraite annuellement. » « En 2016, l’UL a embauché 49 nouveaux professeurs pour la faculté des sciences dans ses différentes branches. Seuls deux d’entre eux ont été désignés à Tripoli », a-t-il encore déploré. « Nous comptons sur le recteur pour trouver une solution à court terme pour sauver le semestre et pour éviter de mettre en péril l’avenir des étudiants, notamment ceux qui projettent d’obtenir leur licence cette année. Mais nous le prions également d’élaborer un plan à long terme pour remédier à la crise, d’autant qu’en 2019, 21 professeurs de la faculté des sciences de Tripoli partiront à la retraite en l’espace de quatre ans seulement », a-t-il conclu.



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