Le président de la République, Michel Aoun, entouré d’une délégation de l’Université libanaise. Photo Dalati et Nohra
Le budget de l’Université libanaise sera amputé de 20 %, a confirmé le président de la République, Michel Aoun, malgré la demande du recteur de l’UL, Fouad Ayoub, d’exempter l’unique université publique du pays de cette mesure. M. Ayoub s’était rendu hier à Baabda à la tête d’une délégation de l’université, afin d’exposer au chef de l’État les différents projets de l’UL et de demander que l’université ne soit pas soumise à la réduction de 20 % prévue pour le budget de 2018 par la circulaire 3/2018.
Le chef de l’État a assuré que le Liban était en train de mettre en place un plan économique avant la conférence du Cèdre à Paris (en avril prochain), dédiée au financement d’un large programme de modernisation de ses infrastructures, la conférence de Bruxelles (prévue pour le printemps) sur la crise des réfugiés syriens, et la rencontre Rome II le 28 février, en soutien à l’armée libanaise. « Nous devons faire preuve de volonté afin de réduire le déficit budgétaire du pays. Nous sommes donc obligés de réduire de 20 % le budget de l’UL », a-t-il souligné. « La situation économique au Liban est délicate, et nous sommes tenus de réduire le déficit dans le budget pour l’intérêt national (…). Les prêts à l’étranger augmentent la valeur des intérêts, ainsi que celle du déficit », a encore dit M. Aoun.
M. Ayoub a par ailleurs présenté au président de la République les projets de l’UL qui nécessitent l’appui de Baabda. L’UL envisage ainsi de créer des campus dans les régions du Akkar, de Baalbeck-Hermel, du Kesrouan-Ftouh et de Jbeil. L’université prévoit également la construction de foyers estudiantins sur plusieurs de ses campus et la création d’un hôpital universitaire à Hadeth.


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11 h 49, le 03 février 2018