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Un journalier tente de se suicider lors d'une manifestation devant le siège d'EDL

Liban

"Nous avons été surpris par cette caserne militaire présente au siège d'EDL, nous sommes des citoyens, pas des terroristes, a dénoncé le président de la CGTL en référence aux forces de l'ordre qui ont renforcé leurs mesures de sécurité.  

OLJ
19/02/2018

Un journalier a tenté de se suicider lundi lors d'une manifestation sous haute tension de ses collègues devant le siège d’Électricité du Liban (EDL) à Beyrouth. Il aurait essayé se tailler les veines avant d'en être empêché par ses confrères. Ces derniers réclament leur titularisation auprès d’EDL, alors que l’avenir de leur emploi est incertain au sein des sociétés prestataires de services qui les emploient. Ils réclament également le paiement de leurs salaires, non versés depuis plusieurs mois. 

Une échauffourée a ensuite eu lieu entre les forces de l’ordre et les journaliers, faisant un blessé dans les rangs de ces derniers. Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), les forces de l'ordre, qui ont renforcé leurs mesures de sécurité, ont empêché les journaliers d'entrer dans la salle réservée aux clients.

Ce regain de tension intervient après la diffusion d'une vidéo montrant un officier des Forces de sécurité intérieure en train de gifler un journalier d’EDL. Les images ont fait le tour des réseaux sociaux le week-end dernier et créé une vaste polémique

"Les forces de sécurité doivent se tenir avec nous pour que les journaliers obtiennent leurs droits" , a déclaré le président de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), Béchara Asmar, présent sur les lieux.  

Il a également salué les journaliers et leur "persévérance au cours de six ans de lutte", affirmant qu'ils continueront à réclamer leurs droits. "Nous avons été surpris par cette caserne militaire présente au siège d'EDL, nous sommes des citoyens, pas des terroristes", a ajouté le président de la CGTL en référence aux forces de l'ordre.  "Ces journaliers sont morts ou ont été blessés sur des poteaux électriques et nous, en tant que CGTL, nous ne permettrons pas cette farce", a conclu M. Asmar. 

Dans un communiqué, le comité des travailleurs journaliers a de son côté affirmé que "ce qui s'est passé enfreint les lignes rouges et porte atteinte aux libertés publiques". "Nous n'abandonnerons pas nos droits et invitons les personnes concernées à intervenir rapidement afin de trouver une solution radicale à cette affaire", a ajouté le comité.

Un peu plus tard, les journaliers ont brièvement bloqué l'autoroute en face du siège d'EDL dans les deux directions avant qu'elle ne soit rouverte par les forces de l'ordre. Des journaliers ont également manifesté devant le siège de la compagnie à Baalbeck, dans la Békaa. 

Refusant de céder, malgré les mesures de sécurité renforcées, les journaliers ont en fin de matinée installé des tentes devant le siège d'EDL à Beyrouth, alors que Béchara Asmar menait ses contacts pour parvenir à une solution à ce dossier.  "La mobilisation de cette journée a atteint ses objectifs", a affirmé ce dernier en début d'après-midi, annonçant un nouveau rassemblement des journaliers mercredi au siège de la CGTL ainsi qu'une réunion afin de décider des mesures à prendre.


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