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À La Une - Liban

Rifi se déchaîne contre Hariri : Il est "revenu à la prison du Hezbollah"

L'ex-ministre libanais de la Justice a défendu son garde du corps au centre d'une polémique.

L'ex-ministre libanais de la Justice Achraf Rifi, lors d'une conférence de presse, le 15 janvier 2018. Photo Twitter/@Ashraf_Rifi

L'ex-ministre libanais de la Justice Achraf Rifi qui se pose en rival du Courant du Futur à Tripoli, au Liban-Nord, a violemment critiqué lundi le Premier ministre Saad Hariri, lors d'une conférence de presse durant laquelle il a défendu son garde du corps, qui a fait selon lui l'objet d'une tentative d'agression.

S'adressant à ses rivaux politiques sans les citer, notamment Saad Hariri et le ministre de l'Intérieur Nohad Machnouk, deux figures sunnites, Achraf Rifi a lancé : "Nous sommes en désaccord avec vous au sujet de la reddition à la tutelle iranienne (...). Les élections approchent, et la décision revient au peuple". Les législatives sont censées se tenir en mai prochain.

En réponse aux questions des journalistes, Achraf Rifi a affirmé que "c'est le Premier ministre lui-même qui avait présenté sa démission" depuis Riyad. L'ancien ministre a toutefois violemment critiqué M. Hariri en l'accusant d'être aujourd'hui "revenu à la prison du Hezbollah". Selon certaines sources, le chef du gouvernement avait été retenu en Arabie saoudite en novembre dernier et avait été forcé à présenter sa démission.

L'ancien patron des Forces de sécurité intérieure a par ailleurs critiqué les FSI dans l'affaire de son garde du corps Omar el-Baher, et a démenti les informations selon lesquelles son garde du corps était passé aux aveux en détention. "Ces aveux ont été montés de toute pièce et sont mensongers" a affirmé Achrafi Rifi, après avoir assuré que Omar el-Baher avait été "torturé".

Plusieurs médias locaux ont rapporté samedi que Omar el-Baher avait été arrêté et avait avoué avoir menti au sujet de la tentative d'agression dont il a prétendu être victime.

Le bureau de presse du leader sunnite de Tripoli avait publié le 10 janvier un communiqué dans lequel il dénonçait une tentative d'agression contre Omar el-Baher. Selon ce communiqué, le chef du département du Liban-Nord des services de renseignements des FSI, le colonel Mohammad Arab, aurait appelé au téléphone un cousin de M. Rifi, le menaçant de "tirer une balle dans la tête de Omar el-Baher dès qu'il le croiserait". "Une heure plus tard, la voiture de M. Baher avait reçu une balle à Tripoli", poursuivait le communiqué.

Le bureau de presse des FSI n'avait pas tardé à répondre à M. Rifi, affirmant que les caméras de surveillance n'avaient montré aucune preuve qui puisse confirmer les accusations faites par M. Baher. Les FSI avaient également exprimé leur "étonnement" du fait que M. Rifi, qui dirigeait par le passé l'institution, "puisse s'impliquer dans cette affaire et prendre une position hâtive à ce sujet".



"Faire dévier les FSI de leur mission principale"
"Une source au sein des Forces de sécurité intérieure a répondu à cette affaire en publiant un communiqué politisé et tronqué. Si cette source se souciait de l'institution, elle aurait mené une enquête sérieuse. Mais cette source a préféré profiter de sa position pour régler des comptes politiques. La conscience nationale n'a aucune considération pour ceux qui veulent intimider leur public pour être dans les bonnes grâces du Hezbollah", a dit M. Rifi, lors de cette conférence de presse.

 "Au lieu de s'atteler à enquêter sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri (tué dans un attentat à la bombe en 2005), à démanteler (le groupe jihadiste) Fateh el-Islam et les cellules israéliennes et à mettre en échec le complot de Michel Samaha (l'ex-ministre qui a été condamné en 2016 à 13 ans de travaux forcés par le tribunal militaire pour avoir planifié des attentats à la bombe au Liban), les FSI sont emmenés dans les dédales de la malveillance", a-t-il encore dit.

M. Rifi a en outre maintenu sa version dans laquelle il accuse le colonel Arab d'avoir menacé Omar el-Bahr de mort. "Nous appelons le ministre de l'Intérieur à ne pas entraver l'enquête", a insisté Achraf Rifi, tout en assurant qu'il s'en remettait à la justice et qu'il respecterait ses décisions.


 

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L'ex-ministre libanais de la Justice Achraf Rifi qui se pose en rival du Courant du Futur à Tripoli, au Liban-Nord, a violemment critiqué lundi le Premier ministre Saad Hariri, lors d'une conférence de presse durant laquelle il a défendu son garde du corps, qui a fait selon lui l'objet d'une tentative d'agression.
S'adressant à ses rivaux politiques sans les citer, notamment Saad Hariri et...

commentaires (5)

Ce ne sont ni Israël, ni les USA, ni la Syrie etc. qui vont détruire le Liban, Messieurs, mais vos haines réciproques, vos jalousies et vos rivalités sans fin, ainsi que votre incapacité à oeuvrer en premier pour le bien du pays ! Vous vous prétendez "responsables politiques" de ce pays, mais vous ne savez manifestement pas ce que cela signifie ! Irène Saïd

Irene Said

17 h 47, le 15 janvier 2018

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Commentaires (5)

  • Ce ne sont ni Israël, ni les USA, ni la Syrie etc. qui vont détruire le Liban, Messieurs, mais vos haines réciproques, vos jalousies et vos rivalités sans fin, ainsi que votre incapacité à oeuvrer en premier pour le bien du pays ! Vous vous prétendez "responsables politiques" de ce pays, mais vous ne savez manifestement pas ce que cela signifie ! Irène Saïd

    Irene Said

    17 h 47, le 15 janvier 2018

  • Entre messieurs Hariri et Rifi un divorce politique total pour que l'un deux gagne les sièges de Tripoli . Normal .

    Antoine Sabbagha

    16 h 27, le 15 janvier 2018

  • Rifi a parfaitement raison. Hariri n'a aucun pouvoir et il est très surveillé par HN

    FAKHOURI

    15 h 16, le 15 janvier 2018

  • BON... LE BAFOUEMENT DE LA PRETENDUE DISTANCIATION MONTRE QUE RIFI A BIEN RAISON !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    15 h 16, le 15 janvier 2018

  • Ce qui reviendrait à dire que la "prison" du hezb libanais de résistance est plus clémente et fréquentable que celle ( la prison ) de la bensaoudie où il n'a passé pourtant que 10 jours de détention , oh mon Dieu !!!! rifi n'st qu'un second couteau , sans jeu de mot .

    FRIK-A-FRAK

    14 h 38, le 15 janvier 2018

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