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GB: Lubaina Himid remporte, à 63 ans, le prix Turner

AFP
06/12/2017

Lubaina Himid, 63 ans, originaire de Zanzibar, en Tanzanie, a remporté mardi le prix Turner, qui récompense une œuvre d'art contemporain, devenant la plus âgée des lauréates de ce prix prestigieux et controversé.

Le jury avait levé cette année toute restriction d'âge en arguant que les artistes peuvent atteindre leur apogée à tout âge. Le prix était réservé jusque-là aux artistes de moins de 50 ans qui résident, travaillent ou sont nés au Royaume-Uni.

Le jury a salué le travail de l'artiste depuis trois décennies pour "le sérieux des thèmes qu'elle a abordés", rendant hommage à "la vitalité actuelle du travail de Lubaina ainsi qu'à sa pertinence actuelle".
La lauréate a déclaré qu'elle recevait l'hommage "pour toutes les femmes noires qui ne l'ont jamais remporté, même si elles avaient été sélectionnées".

Née à Zanzibar, Lubaina Himid s'interroge dans son œuvre sur l'histoire culturelle, le colonialisme et la traite des esclaves avec ses installations utilisant des découpages sculptés et peints.
Le musicien Goldie --un DJ compositeur de musique électronique-- lui a remis le chèque de 25.000 livres (30.000 euros) lors de la cérémonie, tenue à Hull, dans le nord de l'Angleterre, "ville de la culture" cette année au Royaume Uni.

Le jury a fondé sa décision sur la triple exposition de l'artiste de ses peintures, gravures et installations à Oxford, Bristol et Nottingham, où l'on peut voir ses oeuvres en bois, des silhouettes en plâtre de Margaret Thatcher et Ronald Reagan ou un service de table en porcelaine orné d'images peintes d'esclaves noirs.
Les autres finalistes étaient Hurvin Anderson, Andrea Buettner et Rosalind Nashashibi.
Créé en 1984, le Turner Prize, nommé en hommage au peintre William Turner, est réputé pour son anticonformisme et familier des controverses.
L'édition 2017 était censée marquer un retour vers des formes d'art plus traditionnelles.

Le prix Turner compte parmi ses anciens lauréats Damien Hirst (1995), auteur en 1995 d'une tête de vache en décomposition, Anish Kapoor (1991), auteur d'une sculpture surnommée "le vagin de la reine", ou Chris Ofili (1998), qui avait intégré un étron d'éléphant à ses peintures.
Tracey Emin avait, elle, été nominée en 1999 pour "My Bed", une installation montrant son lit aux draps souillés de préservatifs usagés et de taches de sang.

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