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Fateh et Hamas: une décennie de tensions

Palestine

Rappel des relations entre les deux grands mouvements rivaux palestiniens.

OLJ/AFP
01/12/2017

Rappel des relations entre les deux grands mouvements rivaux palestiniens, le Fateh du président de l'Autorité Mahmoud Abbas et le mouvement islamiste Hamas.

 

Victoire politique du Hamas
Le 25 janvier 2006, le Hamas, qui participe pour la première fois aux législatives, remporte ce scrutin, après dix ans d'hégémonie du Fateh, le parti du chef historique Yasser Arafat, décédé une année auparavant.

Le Conseil législatif palestinien (CLP, Parlement) sortant avait été élu en 1996, deux ans après la création de l'Autorité palestinienne.

Le 28 mars, le gouvernement d'Ismaïl Haniyeh (Hamas) est investi. Les postes-clés sont confiés à des dirigeants du mouvement.

 

Le Hamas contrôle Gaza
En janvier-février 2007, puis en mai, des affrontements meurtriers opposent partisans du Fateh et du Hamas.

Le 14 juin, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, limoge le gouvernement Haniyeh, après une semaine de violences meurtrières, et proclame l'état d'urgence à Gaza.

Le lendemain, le Hamas met en déroute les forces fidèles au Fateh dans l'enclave. Mahmoud Abbas dénonce un "coup d'Etat" militaire.

 

Trois accords avortés
Le 27 avril 2011, un accord prévoyant un gouvernement transitoire chargé d'organiser des élections est signé par le Fateh et le Hamas, puis paraphé début mai par l'ensemble des mouvements palestiniens. Mais les échéances sont constamment repoussées.

En février 2012, les deux mouvements s'entendent pour confier à M. Abbas la direction du gouvernement transitoire, mais cette décision contestée au sein du Hamas reste inappliquée.

Le 23 avril 2014, l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), dominée par le Fateh, signent un accord de réconciliation avec le Hamas. En juin, un gouvernement d'unité est constitué, composé de technocrates soutenus par les deux partis. Mais le gouvernement est incapable d'exercer son autorité à Gaza. M. Abbas accuse le Hamas de maintenir un "gouvernement parallèle" dans l'enclave. Le gouvernement d'union nationale échoue quelques mois plus tard.

 

(Lire aussi : La réconciliation palestinienne dans le doute, accès de fièvre autour de Gaza)

 

Pragmatisme
Le 1er mai 2017, le Hamas annonce un assouplissement de sa charte fondatrice. Il précise mener un combat "politique" et non "religieux" contre Israël. Il semble accepter au moins provisoirement l'idée d'un futur Etat palestinien limité à la Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza.

Le 6 mai, Ismaïl Haniyeh, tenant d'une ligne pragmatique au sein du Hamas vis-à-vis d'Israël, est élu à la tête du bureau politique du parti.

 

Pressions
En mars 2017, le Hamas crée un "comité administratif", perçu par le Fateh comme un gouvernement parallèle. En représailles, l'Autorité palestinienne réduit les paiements destinés à la fourniture d'électricité des habitants ainsi qu'aux salaires des fonctionnaires à Gaza.

Le 17 septembre, le Hamas annonce la dissolution du comité controversé et appelle le Fateh à engager de nouvelles discussions de réconciliation.

Le gouvernement de l'Autorité palestinienne de Rami Hamdallah se rend début octobre à Gaza, où il tient sa première réunion en trois ans.

 

Accord, mais crispations
Le 12 octobre, le Hamas et le Fateh signent au Caire un nouvel accord de réconciliation. L'Autorité doit assumer d'ici au 1er décembre "toutes les responsabilités" à Gaza.

Le 1er novembre, le Hamas remet à l'Autorité le contrôle, côté palestinien, des postes-frontières avec Israël et l'Egypte.

Mais des crispations apparaissent, notamment sur les questions de sécurité et le sort des fonctionnaires de l'enclave. Le 27, le Hamas réitère son refus de rendre les armes.

Le 29, le Fateh accuse le Hamas de ne pas respecter l'accord. En soirée, les deux mouvements annoncent avoir demandé au médiateur égyptien un report du transfert du pouvoir, désormais fixé au 10 décembre.

 

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gaby sioufi

aucune lecon apprise depuis 70 ans et plus. AUCUNE. par aucune partie arabe .
unite jamais atteinte , divisions , allegeances imbeciles aux autres jamais a la cause elle meme.
d'ou un jeu facile offert gracieusement au wali al fakih et a netanyahu

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L,UNITE CHEZ LES PALESTINIENS... UN SOUHAIT ! UN REVE !

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