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Économie

Des banques libanaises haussent leurs taux pour doper leurs dépôts en livres

Finance
P.H.B. | OLJ
18/11/2017

Plusieurs banques libanaises ont commencé hier, et pour une durée non déterminée, à appliquer des taux d'intérêt sur des dépôts à terme en livres nettement plus élevés que ceux habituellement pratiqués sur le marché, ont confirmé plusieurs sources bancaires à L'Orient-Le Jour.
Au moins quatre banques ont en effet commencé à proposer à leurs clients des taux d'intérêt annuels - dont le paiement est étalé sur l'échéance à un rythme mensuel - situés entre 7,5 % à 9 % pour de nouveaux dépôts à terme en livres pour des durées allant de trois, six et douze mois. Elles ont également offert des taux de 8,5 et 9 % pour toute conversion en livres de dépôts existants en dollars bloqués pour des durées allant de trois à six mois.

 

(Lire aussi : Démission de Hariri : la livre libanaise est stable, assure Salamé)

 

Pressions, mais pas de crise
Ces « offres » s'appliquent sur des dépôts d'au moins 250 millions de livres (166 000 dollars), tandis que les dépôts de plus de 3 milliards de livres (2 millions de dollars) doivent faire l'objet d'une autorisation préalable. Ces comptes à terme ne pourront enfin pas être débloqués avant échéance. L'Orient-Le Jour n'a toutefois pas été en mesure de confirmer l'identité des banques concernées.

Les taux d'intérêt sur les dépôts en livres oscillent habituellement autour de 6,5 % en moyenne – contre environ 4,5 % pour ceux en dollars –, avec des variantes d'une banque à l'autre, selon plusieurs sources bancaires souhaitant rester anonymes au regard de la sensibilité du sujet. Selon ces dernières, « certaines banques, à court de livres, cherchent à augmenter leurs réserves de livres en attirant des dépôts à des taux élevés, mais qui restent meilleur marché que ceux pratiqués sur le marché interbancaire ces derniers jours pour les achats à très court terme (d'une journée à l'autre) ». Une situation liée à « la pression sur les marchés depuis la démission le 4 novembre du Premier ministre Saad Hariri, mais qui n'est en aucun cas un signe de crise », s'accordent-elles. « Les banques libanaises ont investi une importante partie de leurs réserves de livres en bons du Trésor », rappelle l'une des sources précitées. Presque toutes écartent toutefois l'existence d'un lien direct entre ces décisions et celle du ministère des Finances annoncée cette semaine d'émettre 1,7 milliard de dollars d'eurobonds pour les échanger avec la BDL, pour un montant identique de bons du Trésor. La BDL n'a pas fait de commentaire, se contentant d'affirmer que la situation financière du pays et de la livre étaient stables.

 

Lire aussi

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