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Société - Justice

Dentiste assassiné à Ablah : quatre ans plus tard, un psychiatre invoque un effet du Viagra

La prochaine audience du tribunal militaire consacrée à ce meurtre perpétré en 2022 est prévue le 20 mai.

Dentiste assassiné à Ablah : quatre ans plus tard, un psychiatre invoque un effet du Viagra

Élie Jasser, le dentiste trentenaire assassiné le 1er février 2022. Photo tirée de Facebook

L’affaire de l’assassinat d’un dentiste, Élie Jasser, poignardé à mort dans son cabinet à Ablah (caza de Zahlé) par un ancien militaire, S.F., le 1er février 2022, revient dans l’actualité judiciaire. Le tribunal militaire, présidé par Wassim Fayad, s’est réuni pour une audience au cours de laquelle un psychiatre mandaté par l’avocat du meurtrier présumé a pu présenter sa déposition. Celui-ci a attribué le meurtre à la prise par S.F. d’une pilule de Viagra, un médicament prévenant les dysfonctionnements érectiles, alors qu’il se rendait chez le dentiste.

Avant de parvenir à l’instance actuelle présidée par le général Fayad, l’affaire avait été examinée par le parquet et le juge d’instruction, puis par ce même tribunal présidé alors par Khalil Jaber, parti à la retraite il y a moins de deux ans. Le retard de la procédure est en partie imputable au nombre de demandes formulées par l’avocat du prévenu, indique une source judiciaire à L’Orient-Le Jour.

Versions contradictoires

La même source indique par ailleurs que les mobiles du crime restent flous à ce jour. Plusieurs versions contradictoires circulent : la colère du meurtrier présumé qui accusait le dentiste d’avoir mal soigné sa fiancée, une ressortissante philippine ; un retard d’une heure pour un rendez-vous pris par le prévenu lui-même ; l’insistance de ce dernier pour obtenir une consultation le jour du crime, alors qu’il avait déjà été examiné par le dentiste deux semaines plus tôt ; ou encore l’influence possible de jeux vidéo violents.

Lors des audiences précédentes, S.F. aurait lui-même allégué avoir agi sous l’effet d’une pilule de Viagra qu’il aurait prise avant de se rendre au cabinet. Dans sa déposition, vendredi, le psychiatre aurait conforté cette allégation, déclarant que ce médicament a rendu le prévenu inconscient au moment de commettre le crime. Celui-ci aurait été sujet à des « hallucinations », percevant le praticien comme un « monstre », ce qui l’aurait poussé à l’attaquer. Le psychiatre a ajouté que S.F. était devenu amnésique à la suite du drame, avant de retrouver la mémoire par la suite. Selon les éléments recueillis, l’assassin présumé aurait, en outre, tenté de poignarder également la secrétaire du dentiste, laquelle a néanmoins réussi à s’échapper.

Cette version autour du Viagra semble peu crédible, indique à L’OLJ une source proche du dossier, précisant qu’elle n’avait jamais été invoquée au cours des diverses étapes de l’enquête.

La prochaine audience est prévue le 20 mai. Le président du tribunal militaire n’a pas voulu accorder un délai plus long, estimant qu’il est temps de rendre justice rapidement à la victime et à ses proches, indique une source judiciaire. La séance sera notamment consacrée aux demandes éventuelles de l’avocat du prévenu, avant ce qui devrait probablement être la dernière séance, consacrée aux plaidoiries, en amont du verdict.


Le meurtre du trentenaire, diplômé de la faculté dentaire de l’Université Saint-Joseph, avait choqué l’opinion publique et avait été aussitôt condamné par l’ordre des dentistes, qui avait réclamé aux autorités compétentes l’application « des peines les plus sévères ». La famille de l’accusé avait elle-même publié un communiqué dans lequel elle indiquait être proche d’Élie Jasser, réclamant justice pour lui et affirmant « désavouer » le coupable.



L’affaire de l’assassinat d’un dentiste, Élie Jasser, poignardé à mort dans son cabinet à Ablah (caza de Zahlé) par un ancien militaire, S.F., le 1er février 2022, revient dans l’actualité judiciaire. Le tribunal militaire, présidé par Wassim Fayad, s’est réuni pour une audience au cours de laquelle un psychiatre mandaté par l’avocat du meurtrier présumé a pu présenter sa déposition. Celui-ci a attribué le meurtre à la prise par S.F. d’une pilule de Viagra, un médicament prévenant les dysfonctionnements érectiles, alors qu’il se rendait chez le dentiste. Avant de parvenir à l’instance actuelle présidée par le général Fayad, l’affaire avait été examinée par le parquet et le juge d’instruction, puis par ce même tribunal présidé alors par Khalil Jaber, parti à la retraite il y a moins de...
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