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Les Républicains lancent deux enquêtes visant Clinton

Etats-Unis

L'une des investigations doit déterminer pourquoi l'ancien directeur du FBI a décidé de rendre publique l'enquête de ses services sur les courriels d'Hillary Clinton et de ne pas dévoiler les investigations sur des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump.

OLJ/Reuters
25/10/2017

Deux enquêtes parlementaires ont été lancées mardi aux Etats-Unis par les républicains pour examiner plusieurs dossiers liés à Hillary Clinton et sur lesquels Donald Trump réclame depuis longtemps des éclaircissements.

Les démocrates ont aussitôt dénoncé une volonté de détourner l'attention des investigations visant les soupçons d'ingérence de la Russie lors de la campagne présidentielle de 2016 et de collusion entre Moscou et des proches du futur président, qui plombent depuis des mois l'administration Trump.

La première enquête a été ouverte à l'initiative des commissions de la Chambre des représentants, celle de la justice et celle du suivi de l'action gouvernementale, présidées respectivement par les républicains Bob Goodlatte et Trey Gowdy. Elle doit déterminer pourquoi l'ancien directeur du FBI James Comey a décidé de rendre publique en 2016 l'enquête de ses services sur les courriels d'Hillary Clinton et de ne pas dévoiler les investigations sur des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump.

L'autre enquête, ouverte par les commissions du suivi de l'action gouvernementale et du renseignement, doit éclaircir les conditions de la vente, pendant la présidence de Barack Obama, d'une société canadienne (Uranium One) possédant environ un cinquième des ressources en uranium des Etats-Unis à l'entreprise russe Rosatom.

"Ces investigations sont partisanes et n'apporteront aucune lumière sur l'ingérence russe pendant l'élection de 2016 mais elles ne cherchent pas à le faire", a déclaré le démocrate Adam Schiff, de la commission du renseignement. "Elles sont au contraire destinées à détourner l'attention et à poursuivre l'objectif préféré du président, à savoir attaquer Clinton et Obama."

 

(Lire aussi : USA : des Etats clés de l'élection 2016 visés par des pirates russes)

 

"La vraie histoire russe"
Hillary Clinton, rivale de Donald Trump dans la course à la Maison blanche l'an dernier, a dû affronter pendant la campagne de nombreuses questions du camp républicain sur son utilisation d'une messagerie privée lorsqu'elle était secrétaire d'Etat sous la présidence d'Obama, entre 2009 et 2013.

Sur Twitter la semaine dernière, Donald Trump a accusé James Comey, qu'il a limogé en mai dernier, d'avoir innocenté Hillary Clinton dans cette affaire avant même d'avoir clos l'enquête. Après avoir une première fois exonéré Clinton, James Comey avait pourtant annoncé, onze jours avant l'élection présidentielle, la réouverture de son enquête après la découverte de nouveaux emails. Il avait par la suite à nouveau recommandé le classement du dossier mais Hillary Clinton estime que cet épisode a favorisé la victoire dans les urnes de Donald Trump.

Concernant la vente d'Uranium One en 2013, les élus républicains disent vouloir vérifier si le FBI et d'autres agences de sécurité ont pleinement enquêté sur les modalités de la transaction avant que celle-ci soit validée par le comité qui supervise les ventes d'actifs stratégiques américains à l'étranger. Certains d'entre eux déclarent que le département d'Etat alors dirigé par Hillary Clinton a approuvé la vente après que la fondation de son époux eut reçu un don de 145 millions de dollars. Mais le département d'Etat n'a qu'un siège au comité sur les actifs stratégiques et le New York Times assure qu'Hillary Clinton n'a pas pris part à cette décision.

En ouvrant ces enquêtes, les républicains satisfont une demande de longue date de Donald Trump, qui s'est encore plaint la semaine dernière du fait que les médias ignoraient cette vente d'Uranium One. "Voilà la vraie histoire russe", a affirmé le président. "Pas une histoire où on parle de collusion et où il n'y a rien."

 

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