X

Économie

L’ESA lance un master en partenariat avec HEC Paris

Formation

De passage à Beyrouth, le président d'HEC Paris et vice-président de la Chambre de commerce d'Île-de-France, Jean-Paul Vermès, répond aux questions de « L'Orient-Le Jour ».

25/10/2017

Conçu en partenariat avec HEC Paris, un nouveau master Entrepreneuriat de l'École supérieure des affaires (ESA) a été lancé hier au Grand Sérail, en présence du Premier ministre Saad Hariri et de l'ambassadeur de France au Liban, Bruno Foucher. Pour ce dernier, ce master « constitue une nouvelle étape pour conforter le rôle de Beyrouth comme capitale de la formation entrepreneuriale dans la région ».

Vous êtes au Liban pour annoncer le lancement, en septembre 2018, de ce nouveau master. En quoi consiste le partenariat noué entre HEC et l'ESA ?
Il s'agit d'un accord signé entre la Chambre de commerce de Paris-Île-de-France et la Chambre de commerce de Beyrouth et du Mont-Liban. Il consiste en un partenariat entre l'ESA et HEC Paris. Nous allons créer un master Entrepreneuriat, qui correspond à un des masters d'HEC, afin de donner aux Libanais, ici, au sein de l'ESA, la capacité d'acquérir toutes les compétences pour devenir entrepreneurs. Un des axes essentiels pour le développement d'un pays, du Liban et de la France en tout cas, est l'entrepreneuriat. Et on ne devient pas entrepreneur par magie, on le devient par envie, par souhait, par ambition, mais aussi en acquérant quelques technicités, et ces technicités s'enseignent.

Que va apporter concrètement HEC à ce master ?
Des professeurs d'HEC se déplaceront à Beyrouth pour créer ce master, qui sera placé sous la responsabilité scientifique d'HEC. Le corps professoral combinera les professeurs d'HEC et des professeurs locaux. Le diplôme de ce master sera délivré par l'ESA Business School, avec la mention « en partenariat avec HEC Paris ». Il ne s'agit donc pas d'un double diplôme.

 

(Lire aussi : L'ESA et l'Université libanaise renouvellent leur partenariat)

 

Pourquoi HEC Paris a-t-elle choisi de développer ce partenariat académique au Liban ?
La force du partenariat entre le Liban et la France a encore été illustrée récemment avec les visites du Premier ministre Saad Hariri et du président de la République Michel Aoun à Paris. Cette dernière était d'ailleurs la première visite d'État en France d'un chef d'État étranger depuis le début du mandat d'Emmanuel Macron. Le Liban est un pays ami et francophone, et il semblait intéressant de prolonger la coopération entre la Chambre de Paris et l'ESA en créant ce partenariat exceptionnel avec HEC.

Ce partenariat pourra-t-il évoluer à moyen terme ?
Ceci est la première pierre de l'édifice. 19 écoles sont rattachées au réseau de la Chambre de commerce de Paris. Nous sommes déjà en train de préparer un partenariat entre l'école française de cuisine Ferrandi et un institut libanais.

La majorité des entreprises au Liban sont des entreprises familiales. Ce master a-t-il vocation à former les nouvelles générations à développer les affaires familiales ?
Une entreprise, et notamment une entreprise familiale, qui ne continue pas à entreprendre est une entreprise qui décline. Les nouvelles générations seront forcément obligées d'entreprendre dans d'autres secteurs, d'innover, de créer. Par ailleurs, au-delà des entreprises familiales qui existent, il faut en créer d'autres. Ce serait bon pour le Liban et pour son expansion économique.

Lors de votre dernier séjour au Liban, vous avez appelé le Liban à voter la loi sur les partenariats public-privé (PPP). C'est désormais chose faite. Pensez-vous que cela contribuera à attirer davantage d'investisseurs français au Liban ?
Oui. Le PPP est important. À un moment donné, le secteur public doit aider le privé à s'épanouir. Le PPP ne peut pas se faire au détriment des finances publiques, mais les finances publiques doivent aider ce partenariat. Nous avons même constaté que lorsque ce partenariat fonctionne, les finances publiques en bénéficient, puisque les remboursements se font à terme. Il est aussi évident que dans des secteurs particuliers, il faut créer des PPP pour lancer des opérations qui ne pourraient pas aboutir sans.

 

 

Lire aussi

Les partenariats public-privé en pleine expansion au Moyen-Orient

Pourquoi les PPP ne font-ils pas l'unanimité ?

À la une

Retour à la page "Économie"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants