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Liban

La Fondation Renaissance Liban offre aux jeunes l’opportunité de connaître la sensibilité de « l’autre »

Initiative

Pour la quatrième année consécutive, des cadres de partis politiques ont participé à des conférences portant sur des sujets d'actualité.

Yara ABI AKL | OLJ
05/10/2017

À l'heure où la polarisation politique atteint des niveaux exemplaires au vu, notamment, des positions contradictoires des formations politiques quant à des sujets essentiels et existentiels, il devient de plus en plus important de former les jeunes générations pour les sensibiliser aux dossiers épineux et leur permettre de mieux les comprendre et formuler leurs propres points de vue, voire même critiques.
C'est dans ce cadre que s'inscrit le programme « Leadership pour les jeunes » de la Fondation Renaissance Liban (LRF), destiné à de jeunes cadres de toutes les formations politiques.

Ainsi, près de 20 cadres de tous les partis politiques ont participé, pendant quatre mois, à une série de conférences portant sur des sujets aussi variés qu'importants, tels que l'histoire moderne du Liban, le leadership, le budget de l'État, la citoyenneté, l'agriculture, le radicalisme dans les religions, pour ne citer que quelques exemples. Ces conférences ont été données par nombre d'experts dont notamment l'ancien député Salah Honein, les anciens ministres de la Culture Tarek Mitri et du Travail Charbel Nahas, Fadia Kiwan, directrice honoraire de l'Institut des sciences politiques de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ), notre confrère Nabil Bou Mounsef, rédacteur en chef adjoint du quotidien an-Nahar, et l'expert politique Mouaffac Harb.

La cérémonie de clôture de la quatrième édition du programme s'est tenue au siège de la fondation à Achrafieh. Étaient présents le président de l'ONG fondée en 2007 à Washington, Charles Hajj, ainsi que plusieurs membres du conseil d'administration de l'association, aux côtés des participants au programme.
Dans son allocution, Fady Bustros, responsable de la communication au sein de LRF, a insisté sur « l'importance de l'approche critique », mettant l'accent sur la nécessité de préserver les valeurs qui devraient guider toute action politique.

 

Découvrir l'autre...
Que disent les jeunes ayant pris part à cette quatrième édition du programme ?

Interrogé par L'Orient-Le Jour en marge de la cérémonie, Roy Nassar (20 ans), étudiant en audiovisuel et membre du parti Kataëb, souligne que ses parents étaient des partisans des Forces libanaises et du Courant patriotique libre. « Au début, j'étais impressionné par les FL, mais par la suite, c'est surtout la méthode de travail des Kataëb qui m'a attiré et m'a poussé à intégrer les rangs de la formation, confie-t-il. À travers cette session de formation, j'ai eu l'opportunité d'obtenir des informations claires, nettes et neutres concernant des sujets importants », indique M. Nassar, qui ajoute : « J'ai compris que le député Samy Gemayel et les Kataëb ont raison sur plusieurs plans, surtout qu'ils ne sont pas populistes, mais visent l'intérêt du peuple. »

Christina Karkouh, étudiante en droit et responsable au département des universités libanaises au sein du parti dirigé par Samy Gemayel, dont elle fait partie depuis cinq ans, va dans le même sens. Se disant fière de l'action de son parti sur la scène politique, elle explique à L'OLJ : « J'ai profité du programme pour pouvoir me faire une idée des points de vue des autres partis politiques, d'autant que j'estime que les Kataëb agissent correctement dans tous les domaines. »

De son côté, Rony Nakhlé, cadre des FL et diplômé en résolution des conflits, se félicite d'avoir découvert « des points communs qui le lient à ses collègues appartenant à d'autres formations », faisant état de son optimisme quant à la possibilité d'édifier un État (dans le plein sens du terme) au Liban.

Hassan el-Moubacher, cadre du courant du Futur qui a intégré les rangs de ce parti parce qu'il est convaincu de son projet pour le Liban, souligne, lui, que « tous les partis politiques sont partenaires au processus d'édification de l'État, en dépit de leurs désaccords autour de la vision politique ». Sa basant sur cette constatation, M. Moubacher relève avec satisfaction que dans le cadre du programme proposé par la LRF, il a pris connaissance « des divers points de vue ».

Enfin, Brunella Medawar et Jamil Akiki, cadres du CPL, qui estiment que le chef de l'État, Michel Aoun, est la seule personne qui possède une vision claire pour redresser le pays, se félicitent, dans un entretien avec L'OLJ, d'avoir pu « interagir avec l'autre en dépit de toutes les divergences ».

 

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