La Dernière

The King and I

Anniversaire - Quarante ans après, Elvis plein de grâce...
C.K. | OLJ
15/08/2017

J'ai toujours aimé Elvis, ses cheveux lisses gominés et sa mèche tombante, ses longs favoris un peu kitsch encadrant un baby face, son sourire narquois et ses petits yeux vert noisette, malicieux.
J'ai toujours aimé son déhanchement fou, fou, fou, qui avait fait tellement de vagues. Cette manière de mettre le rock à un autre niveau, bien plus haut. John Lennon lui-même disait qu'avant Elvis, « il n'y avait rien eu, ni en musique ni en look ».
J'ai toujours aimé Elvis. Son regard tendre teinté de tristesse. Et je me disais que, malgré ses nombreux amis qui l'entouraient, son manager, le général Parker qui le couvait (un peu trop), sa femme Priscilla qu'il adulait et son bébé Lisa Marie qu'il adorait, c'était un homme seul, très seul.
J'ai toujours aimé Elvis. Les femmes se laissent souvent séduire par les hommes qui montrent qu'ils ont besoin d'amour et de tendresse. Je me mettais à rêver qu'un jour je serai parmi ces groupies qui lui tendent un mouchoir lors de ses concerts afin qu'il y dépose quelques précieuses gouttes de transpiration.
J'ai toujours aimé Elvis. J'aurai voulu qu'il fasse des concerts hors du pays, mais on disait qu'il avait peur des avions et qu'il n'aimait pas quitter les États-Unis. Il aurait fallu que je grandisse pour aller aux States et assister à l'une de ses performances/spectacles endiablés.
J'ai toujours aimé Elvis, mais plus que tout, c'était sa voix que j'aimais. Cette voix unique qui me hantait, m'habitait constamment. D'ailleurs, je n'ai jamais compris pourquoi Frank Sinatra a été surnommé « The Voice », alors que pour moi, c'est à Elvis seul que revenait ce titre.
J'ai toujours aimé Elvis qui chantait, pleurait, hurlait, modulait sa voix et remplissait l'espace comme personne ne l'a jamais fait avant ou après lui.
Il me revient à la mémoire ce slow que j'avais dansé un soir, surThe Wonder of you. Le jeune homme qui m'enlaçait répétait après lui ces quelques phrases magiques : « When no one else can understand me [...] you touch my hand and I am king. » J'ai alors compris pourquoi j'aimais Elvis. Il est sans aucun contexte le roi de l'amour.

C.K.

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