Son Excellence le Président de la République libanaise, le général Michel Aoun
Monsieur le Président,
Je vous écris de nouveau, suite aux lettres que je vous ai adressées le 16 novembre 2016 et le 11 avril 2017.
Je me demande si vos services vous les ont remises.
Monsieur le Président, vous êtes l'ultime défenseur des droits de chaque citoyen sur base de ce que mentionne la Constitution. Je souhaite que vous réagissiez pour que justice soit faite illico.
Des biens-fonds à Beyrouth ont été répertoriés et classifiés A-B-C-D et E, en référence à leurs caractères traditionnels. Le gouvernement a officiellement déclaré ceux classés D et E entièrement libérés.
Certains propriétaires (D et E) souhaitent conserver et garder leur propriété en l'état ; c'est leur droit absolu.
Par contre, d'autres propriétaires (D et E), souvent à court de liquidités, souhaitent céder leur bien, mais sont confrontés au fait que la municipalité de Beyrouth et le ministère de la Culture bloquent illégalement la transaction en déclinant l'octroi du permis de démolition, ce qui décourage et désintéresse les acquéreurs potentiels de ces biens-fonds au détriment des vendeurs.
L'État n'est nullement supposé spolier le droit du citoyen sans contrepartie équitable, lui portant préjudice et faisant fi d'une notification officielle émise dans le passé par le gouvernement et le ministre de tutelle, Ghassan Salamé – réputé pour son intégrité –, confirmant que ces biens-fonds sont bel et bien libérés. La Constitution libanaise, à laquelle vous-même êtes particulièrement attaché, stipule dans son introduction que « le régime économique est libéral et garantit l'initiative individuelle et la propriété privée ».
Lors d'une récente session plénière au Parlement, le Premier ministre, Saad Hariri, a reconnu que l'État n'a pas d'argent. Par contre, la municipalité de Beyrouth dispose de gros moyens liquides dans ses caisses; qu'elle procède donc, de suite, à l'estimation équitable de la valeur de ces propriétés (D et E), qu'elle détermine à qui elle souhaite les céder et qu'elle se les approprie en payant comptant leur prix.
Dans beaucoup de cas, des propriétés sont détenues par plusieurs copropriétaires ; certains, d'un âge avancé, ne souhaitent pas léguer à leurs progénitures des problèmes avec l'État, ce qui leur coûterait, un jour, très cher.
Je suis très proche de vos idées, et comme tant d'autres enseignants universitaires, j'ai ouvertement applaudi et continue à applaudir à bon nombre de vos prises de position. Connaissant votre témérité, votre objectivité et votre ténacité, je vous conjure, Monsieur le Président, de considérer ce dossier comme une priorité et d'agir dans le sens des droits des citoyens. Au nom de tant de propriétaires dans mon cas, nous souhaitons que vous donniez vos instructions, sans tarder, au ministère de la Culture, l'enjoignant de respecter l'ordre du gouvernement et la note du ministre Salamé, et de l'appliquer à la lettre, sans tergiverser.
L'État n'a que deux options : soit qu'il achète ferme, soit qu'il lève la main de suite et permette aux Libanais de jouir à fond, et de leur vivant, de leur droit.
Sachez, Monsieur le Président, qu'en cédant leurs biens à d'éventuels investisseurs, de nouveaux projets verront le jour, créeront de l'emploi et généreront des millions de dollars de taxes à l'État.
Souhaitant vivement apprendre que vous avez donné vos instructions aux services concernés, je vous présente tous mes respects.
Antoine Albert NAGGEAR
Enseignant universitaire-Beyrouth
Monsieur le Président,Je vous écris de nouveau, suite aux lettres que je vous ai adressées le 16 novembre 2016 et le 11 avril 2017.Je me demande si vos services vous les ont remises.Monsieur le Président, vous êtes l'ultime défenseur des droits de chaque citoyen sur base de ce que mentionne la Constitution. Je souhaite que vous réagissiez pour que justice soit faite illico.Des biens-fonds à Beyrouth ont été répertoriés et classifiés A-B-C-D et E, en référence à leurs caractères traditionnels. Le gouvernement a officiellement déclaré ceux classés D et E entièrement libérés.Certains propriétaires (D et E) souhaitent conserver et garder leur propriété en l'état ; c'est leur droit absolu.Par contre, d'autres propriétaires (D et E),...


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