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Liban - Liban

Scandale du trafic de traitements anticancer : Hasbani presse la justice d’accomplir son travail

Ghassan Hasbani, hier, au cours de sa conférence de presse. Photo Dalati et Nohra

Le ministre de la Santé Ghassan Hasbani a assuré, hier, lors d'une conférence de presse, que le dossier Mona Baalbaki a été transféré au parquet général.
Accusée d'avoir vendu frauduleusement une grande quantité de traitements pour le cancer dispensés par le ministère de la Santé, la pharmacienne « a perdu sa licence et a été radiée du registre des pharmaciens moins de 24h après la décision du Conseil supérieur de discipline », a affirmé le ministre. Mais elle n'a toujours pas été jugée au pénal.

« Personne n'échappera à la loi, même si cela peut prendre du temps », a martelé le ministre. M. Hasbani a dans ce cadre souhaité que la justice « fasse son travail de sorte que tous ceux qui ont causé du tort à des patients souffrant du cancer soient jugés ». En sus d'avoir détourné des traitements contre le cancer, Mme Baalbaki avait remplacé ceux-ci par des produits périmés ou contrefaits qui ont été administrés aux malades.
Hier, M. Hasbani a ajouté que le ministère œuvre à élaborer un projet de loi pour une meilleure organisation des secteurs médical et pharmaceutique dans le pays. Le ministre a par ailleurs cité les nouvelles normes que les hôpitaux seraient obligés de respecter pour un meilleur fonctionnement des secteurs en question.
Ghassan Hasbani a en outre dénoncé le retard judiciaire dans l'affaire, qui remonte à 2009. Un retard qui, selon lui, « ne devrait plus se reproduire », puisque les activités de surveillance seront plus strictes désormais. « Nous avons pris des mesures pour prévenir les incidents qui risquent de provoquer des décès », a conclu le ministre.

 

(Lire aussi : Tumeurs trop malignes... L'édito de Issa GORAIEB)

 

Dans ce cadre, le secrétaire général de la CGTL, Saadeddine Hamidi Sakr, a également pressé les organes judiciaires et de supervision de poursuivre en justice les personnes impliquées dans ce scandale, indépendamment de leur position ou de leurs éventuels soutiens politiques. Il a ensuite exprimé l'espoir que la gravité de ce scandale pousserait à une lutte plus forte contre la corruption dans tout le pays.
L'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, où Mona Baalbaki occupait avant son renvoi le poste de chef du département de pharmacie, a également publié hier un communiqué dans lequel il a déclaré avoir découvert, en 2009, des irrégularités financières et administratives dans le département de pharmacie causées par l'ancienne chef du département. « Une enquête interne a alors été ouverte et le dossier a été transféré à l'Inspection centrale », ajoute le communiqué, précisant que Mona Baalbaki a été relevée de ses fonctions dès 2009. La direction générale de l'hôpital assure, en outre, être prête à coopérer avec la justice libanaise. « L'équipe médicale prend les mesures nécessaires afin d'offrir aux patients tous les soins appropriés », ajoute le communiqué, précisant que les médicaments administrés au sein de l'hôpital sont agréés par le ministère de la Santé.

Selon le site web al-Nashra, le ministère saoudien de l'Éducation aurait réclamé la mise sur pied d'un comité ad hoc pour enquêter sur d'éventuels méfaits que la pharmacienne pourrait avoir commis à partir de son poste et qui auraient touché Riyad.

 

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Le ministre de la Santé Ghassan Hasbani a assuré, hier, lors d'une conférence de presse, que le dossier Mona Baalbaki a été transféré au parquet général.Accusée d'avoir vendu frauduleusement une grande quantité de traitements pour le cancer dispensés par le ministère de la Santé, la pharmacienne « a perdu sa licence et a été radiée du registre des pharmaciens moins de 24h après la décision du Conseil supérieur de discipline », a affirmé le ministre. Mais elle n'a toujours pas été jugée au pénal.
« Personne n'échappera à la loi, même si cela peut prendre du temps », a martelé le ministre. M. Hasbani a dans ce cadre souhaité que la justice « fasse son travail de sorte que tous ceux qui ont causé du tort à des patients souffrant du cancer soient jugés ». En sus d'avoir détourné des traitements...
commentaires (4)

Prison a vie sans possibilite de remise de peine a cette criminelle et tous ceux qui l'ont aidee directement ou pas, politiciens, praticiens, et toute la chienlit qui gravite autour d'eux! On peut rever, non ?

Remy Martin

11 h 10, le 05 août 2017

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Commentaires (4)

  • Prison a vie sans possibilite de remise de peine a cette criminelle et tous ceux qui l'ont aidee directement ou pas, politiciens, praticiens, et toute la chienlit qui gravite autour d'eux! On peut rever, non ?

    Remy Martin

    11 h 10, le 05 août 2017

  • CES MEFAITS SONT DES CRIMES D,ASSASSINATS PREMEDITES CONTRE LES PATIENTS... IL N,Y A PAS D,AUTRE EXPLICATION... EN SUS DU TRAFIC ILLEGAL ET DES SOMMES VOLEES... ELLE DEVRAIT ETRE EN PRISON DEPUIS 2009 !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 36, le 05 août 2017

  • Eh oui... ici, dans notre beau pays, l'on doit "presser la justice d'accomplir son travail..." pour une affaire criminelle qui remonte à 2009 et qui a mis en danger, si ce n'est provoqué la mort de beaucoup de malades !!! Nous pouvons vraiment être fiers de notre pays et de ses autorités ! Irène Saïd

    Irene Said

    10 h 21, le 05 août 2017

  • Mais pourquoi la criminelle Mona Baalbaki se trouve-t-elle à Riyad? Pourquoi ne croupit-elle pas avec ses complices haut placés dans une prison au Liban? Pourquoi? Bien des choses nous sont cachées dans cette affaire!

    Dounia Mansour Abdelnour

    01 h 22, le 05 août 2017

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