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Liban - Fête de l’Armée

Aoun : Nous ne reculerons pas devant le terrorisme

Pour la première fois depuis trois ans, la troupe célèbre son anniversaire.

Les officiers lançant leurs casquettes. Photo Dalati et Nohra

Pour la première fois, depuis trois ans, en raison de la vacance présidentielle qui s'est étalée du 25 mai 2014 au 31 octobre 2016, une cérémonie a été organisée hier à la caserne Chucri Ghanem, à Fayadiyé, pour fêter le soixante-douzième anniversaire de l'armée.

À cette occasion, le chef de l'État, Michel Aoun, qui avait reçu son épée en 1958 des mains du président Fouad Chéhab, a remis leurs épées aux 228 officiers de l'École militaire, dont la promotion a été baptisée du nom du lieutenant-colonel Sobhi Akouri, décédé lors des combats de Nahr el-Bared, en 2007.
La cérémonie s'est déroulée en présence notamment du président de la Chambre, Nabih Berry, du Premier ministre, Saad Hariri, du vice-président de la Chambre, Farid Makari, du vice-Premier ministre et ministre de la Santé, Ghassan Hasbani, des ministres de la Défense, Yaacoub Sarraf, de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, et des Finances, Ali Hassan Khalil, de l'ancien chef de gouvernement, Fouad Siniora, du commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, et du chef d'état-major, le général Hatem Malak.

Dans son discours, M. Aoun a déclaré : « Nous ne reculerons pas devant le terrorisme sous toutes ses facettes et ses organisations. L'armée est toujours prête à l'affronter. Il en va de même des institutions sécuritaires. Le Liban a été pionnier dans la guerre contre le terrorisme. L'armée a affronté le terrorisme sur plusieurs étapes et a réussi à renforcer la stabilité politique et sécuritaire dans le pays, comme installer la paix à la frontière sud, parce que le peuple s'est réuni autour d'elle et grâce à l'attachement du Liban à l'application des résolutions internationales. En tant que responsables politiques, nous devons investir dans cette stabilité et œuvrer en faveur de l'essor économique auquel aspirent les Libanais. »
« Moult dangers guettent le pays, à la frontière et sur la scène intérieure », a poursuivi M. Aoun, soulignant que l'expérience des années soixante-dix « nous a appris que la nation ne peut pas rester unifiée si son armée est paralysée ». « L'échec de l'armée est une paralysie du pays, de la sécurité, de la stabilité et de la dignité nationale », a-t-il insisté.

S'adressant aux officiers, M. Aoun a déclaré : « Vous clôturez aujourd'hui une phase de votre vie académique pour débuter votre vie professionnelle. Vous avez voulu qu'elle soit au cœur de l'institution militaire. Vous avez ainsi choisi d'être les protecteurs de la souveraineté et de l'indépendance du pays, et d'être les gardiens de sa sécurité et de la liberté et la tranquillité de son peuple. »
« À l'ombre des dissensions politiques et des divergences d'opinions, vous êtes le bouclier protecteur de votre pays et du peuple, a-t-il ajouté. Il n'y a pas de consensus plus fort que celui qui se forge autour des institutions militaire et sécuritaire. »

 

(Lire aussi : Le Futur exhorte le gouvernement à déployer l'armée à la frontière est)

 

« Un message et non un métier »
« Être soldat n'est pas un métier mais un message, a encore insisté M. Aoun. Lorsque le soldat est sur le front et qu'il affronte le danger, il ne le fait pas parce qu'il convoite un salaire ou un grade, mais parce qu'il croit en sa mission et en son rôle, et parce qu'il est conscient qu'il lui incombe la responsabilité de protéger son pays et ses concitoyens, même si cela lui coûte la vie. Toutefois, si le martyre est toujours présent dans notre esprit, il ne constitue pas une fin. Nous ne combattons pas pour être des martyrs, mais pour vivre en dignité et en sécurité, avec nos enfants et tout notre peuple. Si certains parmi nous tombent sur le champ d'honneur, nous leur promettons de poursuivre le chemin. »

Et le chef de l'État de reprendre : « Les circonstances ont voulu que vous terminiez votre formation, alors que les institutions militaire et sécuritaire doivent relever de nombreux défis pour faire face aux dangers du terrorisme et des attaques contre le Liban. Vous avez réussi à démanteler de nombreux réseaux et cellules terroristes, et réalisé des frappes préventives contre les terroristes et en arrêter des dizaines, a-t-il poursuivi. La dernière victoire au Liban a été la libération d'une région chère à la frontière orientale des organisations obscurantistes (...). Nos regards se dirigent vers nos forces qui sont en état d'alerte pour réaliser une nouvelle victoire. (...) Nous espérons que les développements pourront contribuer à connaître le sort de vos camarades kidnappés depuis trois ans et dont le sort reste inconnu. »
« Vous protégez le pays, et cela exige que vous soyez unis. Avec vos frères d'armes de toutes les forces de sécurité, vous travaillez ensemble dans le même but, celui de protéger la patrie, sa frontière et sa souveraineté. Notre confiance en vous n'a pas de limites », a conclu M. Aoun.

 

Couverture politique à l'armée
Plus tard dans la journée, Michel Aoun a déclaré que « l'armée bénéficie de la couverture politique de tous les responsables ». « N'hésitez pas à prendre des initiatives sur le terrain, d'autant que les frappes préventives ont prouvé leur efficacité dans la protection du Liban contre le terrorisme », a-t-il déclaré à Baabda devant une délégation du commandement de l'armée conduite par le général Joseph Aoun.
« Seul l'État est la solution, et seule l'armée libanaise est la partie responsable de la sécurité nationale », a écrit de son côté Saad Hariri sur son compte Twitter.

Par ailleurs, le « service d'information de guerre » du Hezbollah a fêté sur ses réseaux sociaux l'armée libanaise. Sur son compte Twitter, il a écrit : « Hommage à l'armée libanaise à l'occasion de sa fête », accompagnant ses félicitations d'une vidéo des troupes. Le même hommage a été rendu par le Hezbollah à l'armée syrienne qui a célébré aussi sa fête hier.

 

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Pour la première fois, depuis trois ans, en raison de la vacance présidentielle qui s'est étalée du 25 mai 2014 au 31 octobre 2016, une cérémonie a été organisée hier à la caserne Chucri Ghanem, à Fayadiyé, pour fêter le soixante-douzième anniversaire de l'armée.
À cette occasion, le chef de l'État, Michel Aoun, qui avait reçu son épée en 1958 des mains du président Fouad...
commentaires (3)

LOL! No comments.

Christine KHALIL

16 h 51, le 02 août 2017

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Commentaires (3)

  • LOL! No comments.

    Christine KHALIL

    16 h 51, le 02 août 2017

  • PITOYABLE CONFIRMATION QUAND LE JOB A ETE EXECUTE PAR LA MILICE ET NON PAR L,ARMEE... MERCI A LA MILICE CERTES DE NOUS AVOIR DEBARRASSE DES TARES... MAIS ATTENDONS VOIR LES RETOMBEES POLITIQUES AVANT DE NOUS PRONONCER EN PROFONDEUR...

    JE NE COMMENTE PAS. JE PARLE AU PEUPLE.

    10 h 19, le 02 août 2017

  • Le général Fouad Chéhab n'avait pas bloqué toutes les institutions de l'Etat durant deux ans et cinq mois, afin d'être "imposé" président de la République.

    Un Libanais

    10 h 03, le 02 août 2017

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