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Ceux par qui la laideur arrive

La qualité de vie a pour mesure la santé, la sécurité et le confort. À ces conditions de base s'ajoute une dimension d'ordre et de beauté qui favorise l'épanouissement et le développement personnel. Les peuples heureux ne se cherchent pas querelle. Ils veillent à sauvegarder l'équilibre auquel ils ont eu la chance de parvenir à force de raison, de justice et de discipline, et s'arrangent pour confier la gestion de leur pays à des hommes et des femmes qui partagent leurs valeurs et comprennent leurs aspirations. Il ne leur reste plus qu'à bâtir sur les acquis et regarder vers l'avenir. Ainsi se créent les cercles vertueux.

De plus en plus rares sont les pays qui peuvent cependant se targuer d'un tel succès. La population mondiale a doublé en cinquante ans et l'égoïsme de la nature humaine fait que les riches sont devenus plus riches et plus rares, et les pauvres plus pauvres et plus nombreux. Pour comprendre la vision des super-riches, il suffit d'écouter Donald Trump, leur caricatural archétype : la terre est obsolète, elle est laide, sale, saturée et inhospitalière, il est temps de changer de planète. Ils font donc fouiller l'espace en quête d'une planète B à exploiter et coloniser et en attendant, ils se créent sur le parterre des vaches de petits paradis isolés de la misère du monde. Chez eux l'eau est propre, l'énergie illimitée, les greens forcément verts, fût-ce au prix du réchauffement climatique dont ils ne souffriront pas. Le reste de l'humanité n'a qu'à se rouler dans sa propre fange. Qu'ils mangent de la brioche ! Les super-riches, eux, sont allergiques au gluten, ce truc de paysan. Preuve qu'ils n'appartiennent déjà plus à notre astre mort.

Il n'y a pas de raison pour que la cruelle logique du monde épargne le Liban en ce millénaire dont les récoltes sont accaparées par Monsanto, l'eau potable par Nestlé et la santé par l'industrie pharmaceutique. Aujourd'hui, le peuple libanais est un peuple en détresse. C'est un cri, il faut qu'il soit entendu, même en vain, pour l'histoire. Pour une fois qu'il n'est pas en guerre, il est pris en otage, étouffé, essoré par la classe politique qui le gouverne et dont les pratiques n'ont jamais été à ce point dangereuses et sournoises. Ils nous laissent suffoquer sans électricité, régresser sans internet, crever sous les déchets pour gagner sur la mer des propriétés indues. La dette publique est une manne pour les banques et les initiés. Nous dépendons à 80 % de l'importation. Le niveau d'instruction est à son plus bas, le Liban en était le phare. Rien ne justifie ce délabrement sinon l'intérêt qu'y trouvent les justement dénommés responsables.

Un adage inventé pendant la guerre disait qu'un tiers d'entre nous serait tué dans les combats, qu'un autre tiers prendrait le chemin de l'exil et que le tiers restant deviendrait fou. Si nous sommes là, c'est probablement que nous appartenons à cette dernière catégorie. L'agressivité monte, volontairement entretenue, faut-il le croire, avec le surpeuplement, le manque de tout et surtout de civisme, l'ignorance, la saleté, la destruction de l'environnement et la circulation anarchique de drogues et d'armes de poing. Dans la perspective d'éventuelles élections, souvenons-nous que nos enfants n'auront pas de pays B.

La qualité de vie a pour mesure la santé, la sécurité et le confort. À ces conditions de base s'ajoute une dimension d'ordre et de beauté qui favorise l'épanouissement et le développement personnel. Les peuples heureux ne se cherchent pas querelle. Ils veillent à sauvegarder l'équilibre auquel ils ont eu la chance de parvenir à force de raison, de justice et de discipline, et s'arrangent pour confier la gestion de leur pays à des hommes et des femmes qui partagent leurs valeurs et comprennent leurs aspirations. Il ne leur reste plus qu'à bâtir sur les acquis et regarder vers l'avenir. Ainsi se créent les cercles vertueux.
De plus en plus rares sont les pays qui peuvent cependant se targuer d'un tel succès. La population mondiale a doublé en cinquante ans et l'égoïsme de la nature humaine fait que les riches sont...
commentaires (3)

Lamentable! Un film d’horreur de série B non plutôt de serie Z...

Nadine Naccache

10 h 22, le 06 juillet 2017

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Commentaires (3)

  • Lamentable! Un film d’horreur de série B non plutôt de serie Z...

    Nadine Naccache

    10 h 22, le 06 juillet 2017

  • BRAVO MADAME FIFI... BRAVO ! DIEU FASSE QUE VOTRE VOIX TROUVE ECHO... CE QUE J,EN DOUTE FORT !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 36, le 06 juillet 2017

  • La sentence est tombée, terrible et sans appel, rideau.

    Avette

    08 h 02, le 06 juillet 2017

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