Rechercher
Rechercher

Économie - Royaume-Uni

L’économie britannique risque de souffrir des incertitudes post-électorales

Les milieux d’affaires britanniques appellent déjà le prochain gouvernement à tout faire pour soutenir les entreprises avant le Brexit. Hannah McKay/Reuters

La croissance britannique qui ralentit déjà pourrait souffrir des incertitudes générées par l'issue des élections, et les milieux d'affaires appellent déjà le prochain gouvernement à tout faire pour soutenir les entreprises avant le Brexit.

L'activité du pays a bien tenu le coup depuis la décision des Britanniques de quitter l'UE lors du référendum du 23 juin 2016, avec une progression de 1,8 % du produit intérieur brut en 2016, mais le maintien de ce rythme dynamique, déjà improbable, a pris un coup supplémentaire avec l'élection d'un Parlement sans majorité absolue. « La croissance a été soutenue par les dépenses et l'emprunt des consommateurs » ces douze derniers mois, explique à l'AFP Andy Baldwin, responsable du cabinet EY pour l'Europe, le Moyen-Orient, l'Inde et l'Afrique. Mais « elle faiblit à mesure que l'inflation augmente, tout comme les prix à l'importation, donc à l'avenir, il faudrait que la croissance soit soutenue par l'investissement et la confiance des entreprises », souligne-t-il. Or, « il faut bien dire que le résultat électoral va rendre l'environnement britannique plus incertain » pour les entreprises, et donc moins propice à l'investissement, d'autant plus que les conditions d'accès futures au marché unique – négociées dans le cadre du Brexit – sont encore des plus floues.

 

(Lire aussi : L'économie britannique devrait marquer le pas après les législatives et le Brexit)

 

Brexit plus doux ?
Le patronat appelle depuis un moment déjà les autorités à donner des gages de certitude de nature à encourager l'investissement, et le résultat électoral d'hier ne l'a pas vraiment rassuré. « Nous vivons un moment grave pour l'économie britannique », a mis solennellement en garde la patronne des patrons, Carolyn Fairbairn. « La priorité pour les politiciens doit être de remettre de l'ordre dans leur maison et de former un gouvernement qui fonctionne, de rassurer les marchés et de protéger notre économie qui a tenu le choc » jusqu'à présent, a souligné la directrice générale du CBI, la principale organisation patronale. Elle a pressé les autorités « de montrer au monde que le Royaume-Uni reste un endroit sûr pour faire des affaires », après une année 2016 au cours de laquelle le pays a été la destination numéro un des investissements directs étrangers en Europe.

 

(Lire aussi : L'envers social de la prospérité britannique)

 

Point positif toutefois du point de vue de la puissante communauté financière du pays, l'affaiblissement de Theresa May et le bon résultat des travaillistes de Jeremy Corbyn pourraient favoriser une approche plus conciliante vis-à-vis de Bruxelles dans les négociations du Brexit qui s'annoncent. « Lors des négociations avec l'UE, nous espérons que le nouveau gouvernement reconnaîtra l'importance de l'accès au marché unique dans les deux sens, d'un accord de transition et de la capacité de personnes qualifiées de toute l'Europe à avoir accès aux meilleurs emplois », a souligné dès hier Catherine McGuinness, une haute responsable de la puissante City de Londres impatiente de replacer ses pions sur l'échiquier bouleversé du Brexit.

 

Pour mémoire

Le ton se durcit entre Bruxelles et Londres sur la facture du Brexit

La croissance britannique qui ralentit déjà pourrait souffrir des incertitudes générées par l'issue des élections, et les milieux d'affaires appellent déjà le prochain gouvernement à tout faire pour soutenir les entreprises avant le Brexit.
L'activité du pays a bien tenu le coup depuis la décision des Britanniques de quitter l'UE lors du référendum du 23 juin 2016, avec une progression de 1,8 % du produit intérieur brut en 2016, mais le maintien de ce rythme dynamique, déjà improbable, a pris un coup supplémentaire avec l'élection d'un Parlement sans majorité absolue. « La croissance a été soutenue par les dépenses et l'emprunt des consommateurs » ces douze derniers mois, explique à l'AFP Andy Baldwin, responsable du cabinet EY pour l'Europe, le Moyen-Orient, l'Inde et l'Afrique. Mais « elle faiblit à...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut